Changement de caisse maladie pour la LAMal : la FRC ficelle un dossier complet

Les informatrices de la Fédération Romande des Consommateurs (FRC) sont formées continûment par leur responsable sur tous les sujets liés à la consommation. Le dernier colloque en date traitait du thème de saison de l'assurance obligatoire des soins (AOS) et du changement de caisse maladie correspondant.

Un dossier mirobolant extrêmement complet a été monté pour cette occasion : Modèles alternatifs, anges ou démons ?

Modèles alternatifs de l'assurance obligatoire des soins

J'aurais peu de choses à rajouter à ce dossier tant il est bien fait. Je pense qu'il sera très utile à tous pour changer de caisse et choisir le bon modèle alternatif si vous pouvez vous le permettre.

Certes, ces variantes de l'AOS coûtent moins cher, mais viennent avec leur lot de restrictions et contraintes (passer par son médecin de famille avant toute autre démarche, n'aller que dans certaines pharmacies-partenaires, téléphoner à un médecin-conseil avant de se rendre chez son docteur etc.). Ces dernières sont propres à chaque caisse maladie et à chaque modèle, et il vous faut doubler de vigilance dans la lecture des Conditions Générales d'Assurance qui les accompagnent. Les Condi...quoi ? Les CGA : ces espèces de longs textes que personne ne lit avant de signer un contrat quelconque.

Eh bien, soyez ébaubis : la FRC les a toutes lues pour vous, et en a fait des fiches-résumés qui vous permettent de voir en un clin d'oeil les dangers et souplesses du modèle alternatif qui vous intéresse. Ce travail titanesque est grâcieusement mis à disposition de toutes et tous, alors profitez !

Comparateurs de primes

Quand j'étais jeune et naïve, j'utilisais comparis.ch ou bonus.ch, persuadée qu'ils nous voulaient du bien en offrant un outil convivial pour choisir la caisse la meilleure marché pour nous. C'était avant d'entendre des rumeurs avérées de "chasse aux bons risques" (bon risque = une jeune personne faisant le choix d'une franchise maximale, et en généralement en bonne santé : en gros, vous payez vos primes et ne réclamez jamais rien comme remboursement), ou de "fuite du mauvais risque" (une vieille personne faisant le choix d'une franchise minimale, et croulant sous les maladies chroniques).

Comment cela fonctionne-t-il ? Si vous êtes un bon risque et que vous cherchez sur comparis la caisse la moins chère du marché, ce n'est pas forcément elle qui va apparaître en premier dans le classement : encore faut-il qu'elle ait payé comparis pour y figurer. Il existe donc une caisse moins chère, mais elle ne vous sera pas accessible par comparis. A l'inverse, si vous êtes un mauvais risque et que vous faites une recherche sur comparis, alors celle qui vous sera la plus avantageuse risque d'être invisible car elle aura payé comparis pour NE PAS apparaître dans le classement.

J'aime beaucoup l'explication officielle : "Les assurances ont certes un devoir d’admission, mais pas de devoir d’offre, a expliqué Richard Eisler, le fondateur de Comparis [...]".

Des comparateurs aussi biaisés et non exhaustifs, mieux vaut les fuir. Heureusement pour nous, des comparateurs indépendants et intègres existent, comme priminfo.ch, et je suis surprise que comparis.ch ose porter plainte contre priminfo.ch pour concurrence déloyale.

Notre système de santé : perfectible !

Selon l'ATS, seuls 12-15% des assurés changent de caisse chaque année. Personnellement, je suis un de ces fameux "bons" risques après lesquels les caisses maladies courent et elles peuvent encore courir longtemps : je ne suis jamais restée fidèle à une caisse plus d'une année je crois. Eh oui, je suis POUR la concurrence.

Et je suis POUR la caisse publique. C'est contradictoire ça ? Ben non. Quand on connaît les irrégularités que certains contrats de modèles alternatifs comportent (des clauses ayant des répercussions sur les assurances complémentaires prises dans la même caisse par ex. chez la CSS), ou quand il est notoire que M. Couchepin* - ex-conseiller fédéral - est un proche des dirigeants du Groupe Mutuel, ou encore quand _étrangement_ lors d'une année où le peuple est appelé à voter sur une initiative de caisse unique les primes n'augmentent pas autant que prévu... on peut légitimement se dire que l'anguille a bouffé la roche.

Mathieu Fleury, secrétaire général de la FRC, exprime bien mieux que moi ma propre opinion. J'ai pu l'entendre sur le sujet à la RSR récemment (Forum du 17.10.2011 "Système de santé suisse: bon mais peut mieux faire" vers 5'22'' ), et avec Monsieur21 nous sommes restés émerveillés par son éloquence.

A mon avis, la concurrence ne marche pas, certaines caisses trichent en mélangeant allègrement les conditions de l'assurance de base et complémentaires (voir notamment le Vigousse du 28.10.2011 "De clause à effet"), le lobby des assureurs est très influent... et comme le dit si bien M. Fleury, l'initiative de la caisse publique ne veut pas chambouler tout le système de santé suisse, mais juste la partie qui s'occupe de la perception des primes et du remboursement pour les prestations liées à l'AOS. Alors si vous ne l'avez pas encore fait : signez ! Et si vous avez oublié si vous l'avez déjà fait ou non : signez aussi !

Si vous n'êtes pas d'accord avec cette initiative, je serai curieuse de lire votre opinion.

* Nom connu de la rédaction

Démarche pour changer de caisse

  1. Comparer les primes sur priminfo.ch
  2. Choisir son modèle d'assurance, et si c'est un modèle alternatif, zieuter sa fiche
  3. Demander une offre, la remplir, la signer, l'envoyer
  4. Résilier son assurance actuelle avant le 30.11.2011 tout de suite par recommandé (en fait, depuis que la LAMal existe, je n'ai jamais envoyé de résilisation en recommandé, mais comme je le faisais assez tôt - genre fin octobre - j'avais amplement le temps de réagir si je ne recevais pas la confirmation de ma résiliation avant fin novembre).

Chez certaines caisses, il est possible de s'affilier en ligne et leur système génère automatiquement une lettre de résiliation qu'il suffit ensuite d'imprimer et signer avant d'envoyer. Vous pouvez aussi trouver un modèle de résilisation sur frc.ch.

Si vous êtes largué, vous pouvez simplement passer aux portes ouvertes organisées par la FRC pour accomplir ces opérations. Et c'est gratuit, même pour les non-membres !

  • FR : 2.11 de 14h à 15h30 et 11.11 de 9h à 11h au bureau conseil
  • NE: 1.11 de 13h-17h30 au bureau conseil
  • VD: 4 et 11.11 de 9h à 12h30 à la permanence
  • JU: 5.11 de 9h à 13h au bureau conseil
  • VS: 3 et 10.11 de 14h à 17h et 8.11 de 9h à 11h au bureau conseil
  • GE: 25.10 et 3, 8, 17.11 de 10h30 à 19h30, à la maison de famille, rue Goetz-Monin 10

Les emballages plastiques pour l’alimentaire

Dans mon futur restaurant durable, je pensais proposer aux clients des emballages :

  1. jetables mais en matériau "écolo" (biodégradable par ex.) ;
  2. réutilisables en consigne (des tupperwares par ex.) ;
  3. apportés par le client ou la cliente (pots, boîtes et tout autre contenant qu'on pourra remplir avec de bons petits plats).

Au niveau écologique, tout comme pour les sacs à commission, j'ai l'intuition que ce sont les 2 dernières options (voire la toute dernière car on utiliserait l'existant et non du neuf) qui ont le meilleur écobilan, mais, à ma connaissance, il n'existe pas d'étude qui pourrait venir m'appuyer.

Madame21 en conseillère tupperware

Logo tupperware
Logo tupperware

Pour réaliser la deuxième option, je me suis lancée dans le périple de devenir "conseillère" tupperware. Je suis d'avis que les produits de cette marque sont de meilleure qualité que leurs plagiats en magasins ; pour une utilisation "industrielle" comme je l'envisage, il me semble donc plus rentable d'investir dans du matériel qui peut durer longtemps, mais ceci est une musique d'avenir...

Pour entrer dans la famille tupperware, il m'a fallu faire 3 réunions et un chiffre d'affaires minimal de 1800 CHF. Bien sûr, j'ai tourné de l'oeil en entendant ce chiffre, et je me suis dit que dans mon cercle de connaissances à tendance si ce n'est décroissante, c'est du moins pragmatique, les gens n'avaient pas tellement besoin de boîtes en plastique même si elles sont dans toutes les couleurs et toutes les formes...

C'était donc un réel défi (que j'ai relevé grâce à un élan de solidarité et d'amitié réelles et non en plastoc) car je n'ai vraiment pas la fibre commerciale et j'ai peu de connaissances sur l'assortiment de cette marque malgré mon utilisation quotidienne de leurs produits. J'étais donc dans mes petits souliers lors d'une de mes ventes, quand une Amie21 me pose la question : est-ce que ces boîtes relarguent des phtalates dans les aliments ?

Moi : des ... patates (ouh, je vais essayer de faire bonne figure dans mon ignorance), euh, bien sûr qu'on peut y mettre des patates...

Amie21 : Non, des phtalates ! c'est dangereux pour la santé !

Moi : Euh (sueurs froides), ben, je sais pas, je vais demander...

Les phtalates

J'ai donc posé la question à Frère21 (chimiste de son état) qui m'a en gros répondu : les phtalates, y en a partout, ils servent à ramollir l'effet dur des polymères.

Sur quoi, je lui ai retorqué en fronçant des sourcils : eh, oh, tu me causes meilleur, toi ! (car vous l'aurez deviné, je suis pas chimiste de formation et que dans mes moments d'émotions, je ne parle pas bien la france).

Logo "OK pour contact alimentaire"
Logo "OK pour contact alimentaire"

Il a complété en disant que le sigle du verre et de la fourchette qui se trouve sur tous mes tupperwares signifie que je peux les mettre en contact avec les denrées alimentaires. Mais pour ce qui est de la migration des phtalates dans nos aliments, il faudrait faire des tests plus poussés en laboratoire en simulant des conditions d'utilisation courante.

Les effets nocifs des phtalates sont encore controversés (comme pour tout produit pratique et lucratif, les impacts négatifs tardent toujours à être prouvés, et peinent encore plus à être reconnus et combattus), mais quand notre Office Fédérale de la Santé Publique nous met en garde contre la stérilité et les différents malformations que votre progéniture peut encourir par l'absorption de ces produits chimiques, y a de quoi se méfier sérieusement.

Les emballages alimentaires, ça nuit à notre santé

Frère21 m'indique à ce sujet un reportage d'ARTE hyper intéressant (mais pas toujours disponible, si c'est le cas, revenez plus tard...) sur le danger des emballages plastiques sur notre santé :

Le plastique, c'est fantastique

Il ne faut pas abuser des bonnes choses, et c'est apparemment le cas du plastique des emballages alimentaires. Chez la Famille21, on essaie de faire au mieux en :

  • faisant nos courses chez les professionnels du métier (en achetant le fromage chez le fromager, la viande chez le boucher, les légumes directement chez le paysan etc.) ;
  • en allant au marché ;

  • en réservant un minimum d'aliments à se procurer au supermarché (dans certains grands supermarchés, vous pouvez trouver un stand de boucherie, poissonnerie, ou fromagerie pour la vente à la coupe) ;
  • en cuisinant à partir de matières premières achetés selon les points précédents et en fuyant au maximum les plats préparés (mais faut pas nous prendre pour des saints non plus, avec PetitBébé21 qui a 1 mois et Gamin21 qui a 2 ans, c'est drôlement pratique d'avoir de temps en temps des menus qu'il suffit de réchauffer) ;
  • en évitant les produits en plastique pour les enfants (vu qu'ils mettent tout à la bouche un jour ou l'autre).
Emballages de mon frigo
Quelques emballages de mon frigo : PS=Polystyrène, PP=Polypropylène, et PET (comme les bouteilles PET)

Nous avons la chance de vivre en périphérie et d'avoir à proximité de chez nous un lieu de vente directe du producteur (fruits et légumes bio ou bio-mais-pas-certifiés). Pour les citadins purs et durs, il existe de plus en plus de possibilités d'abonnement aux paniers de légumes produits par des agriculteurs de la région : ça s'appelle l'agriculture contractuelle, et de plus en plus de projets existent en Romandie.

Se fournir directement chez un artisan, c'est court-cicuiter la chaîne de distribution standard : nous avons la satisfaction soit de payer moins cher, soit de payer autant mais la marge va directement dans la poche du professionnel qui vous sert.

Si on ne peut éviter d'avoir des emballages en plastique, il faut privilégier le PP (polypropylène) muni du sigle de recyclage no 5 qui a l'air d'être le moins nocif de tous, voire le PS (polystyrène). Dans tous les cas, il vaut mieux éviter de chauffer votre nourriture dans les emballages provenant du commerce. Vous pouvez jeter un oeil à la liste des 7 catégories de plastiques sur Ekopedia pour avoir les détails.

Pour en savoir plus

L’ail des ours, le retour

Ail des ours
Ail des ours

Plus efficace que le spray au poivre, plus discret que le taser (c'est un pistolet électrique) qu'Yvan Perrin a testé, il existe une arme redoutable pour éloigner toute personne indésirable dans un rayon de 5 à 10 mètres minimum : j'ai nommé l'ail des ours ! En plus c'est vert, c'est "bio", un sujet idéal pour un blog à prétention ... euh, en fait non, nous n'avons aucune prétention particulière.

Cet article marque le retour du printemps (et donc de l'ail des ours) ainsi que le mien dans la blogosphère. Ou plutôt le retour à mon blog tout court, car c'est vraiment pas sûr que j'aie manqué à la blogosphère (tant que je n'ai pas de club de fans histériques qui s'arrachent les habits en me suppliant de continuer à bloguer, je ne pécherai pas d'orgueil).

Idées de recettes

Avec le retour des beaux jours arrive l'éclosion de cette plante un peu plus populaire en Suisse allemande que sous nos latitudes romandes et qui peut s'apprêter de manières variées : en soupe onctueuse (délicieuse, la Famille21 l'a récemment testée), en salade (mélangée avec du rampon par ex. c'est succulent, même Bébé21 - pourtant méfiant envers tout ce qui est vert - en redemande), en "épinards" à la crème, en pesto (remplacer dans la recette originale le basilic et les gousses d'ail par des feuilles d'ail des ours), en chips (hiii, je vais tester ça demain) ou encore comme légume sauté, et j'en passe, car le choix de mets ne manque pas comme les nombreuses recettes sur internet en témoignent.

Avantages

Qu'a-t-elle de si extraordinaire cette herbe sauvage ? Outre ses vertus médicinales et nutritionnelles dont j'ignorais l'existence jusqu'à la rédaction de ces quelques lignes, il y a :

  • son côté résolument bobo-urbain car on la trouve presque au centre ville de Lausanne par ex. : il suffit qu'il y ait un peu de sous-bois et un frêle ruisseau pour qu'elle se répande généreusement (ma cueillette de la semaine passée s'est d'ailleurs faite pile en face de l'arrêt Unil-Sorge du M1) ;
  • sa récolte ludique et gratuite ;
  • sa présence abondante et accessible ;
  • son goût marqué (oui, bon, faut aimer l'ail, mais cuite, elle ne sent presque plus rien).

Donc l'ail des ours cumule de nombreux avantages et un seul gros inconvénient : quand c'est consommé cru, même l'amoureuse à haute tolérance olfactive que je suis ne peut supporter l'haleine de Monsieur21 tellement ça fouette. D'un autre point de vue, cela peut s'ajouter à la liste de bienfaits de cette plante étonnante : quand un membre de la famille en mange, tout le monde en prend pour "neutraliser" son odeur pestilentielle ; l'ail des ours, source insoupçonnée de cohésion familiale...

Attention danger

Un petit avertissement toutefois : il paraît qu'elle peut être confondue avec le muguet de mai ou le colchique d'automne, mais bon, faut vraiment être distrait pour se tromper, parce que l'ail des ours, je ne sais pas si j'ai été assez explicite ou pas, mais comme son nom l'indique très pudiquement, ça empeste l'ail une fois coupé ou frotté (les doigts s'imprègnent de cette odeur quand on en cueille), je dirais même que ça schlingue à tuer des mouches une fois mâché... mais moi, j'aime bien (le goût, pas l'odeur).

Jouets pour bébés et enfants : quelques astuces

A l'approche de Noël, d'un anniversaire, d'une communion ou de n'importe quelle occcasion où un cadeau à votre (petit-)enfant, filleul(e), neveu ou nièce sera apprécié, vous avez l'embarras du choix dans les commerces pour trouver un jouet approprié. Mais Madame21 elle ne veut pas faire simple là où on peut faire compliqué. Avec des conditions comme :

  • fabriqué en Suisse ou en Europe
  • composé de matières "naturelles" (bois massif, carton, métal)
  • à un prix abordable

eh bien je me retrouve souvent avec au plus 1-2 articles pour la tranche d'âge qui m'intéresse... Ca, c'est quand j'ai de la chance ou que je suis persévérante.

Logo de la campagne Cest pas du jeu
Logo de la campagne C'est pas du jeu !

Made in China, Fabriqué en Chine

Il y a les fois où, la mort dans l'âme et me jurant qu'on ne m'y reprendrait plus, j'achète quand même le jouet en plastique fabriqué en Chine, car il est omniprésent, léger, et pas cher comparé à son équivalent en bois... Sur le moment même, je fais l'autruche et maintenant que je me renseigne pour la rédaction de cet article, je me jure qu'on ne m'y reprendra plus...

Pourquoi ? Parce que le cadre de travail dans les industries chinoises est tout sauf rassurant : nombreuses heures supplémentaires, travail des enfants, mauvaises conditions d'hygiène et de sécurité. Une campagne C'est pas du jeu ! pour améliorer la situation a été lancée, des explications simples sur la provenance des jouets sont données, des chiffres effarants sur le travail des enfants en Asie sont estimées, mais plus que des mots, voici une chanson qui vous résumera bien la chose.

Pour le premier anniversaire de Bébé21, nous avions demandé aux invités de ne pas acheter de cadeau, et si vraiment, alors qu'ils évitent les jouets de Chine. Quand j'ai noté ceci sur la carte d'invitation, je ne me doutais pas que cela était une vraie gageure... C'est en découvrant cette carte du monde de l'exportation des jouets, et en voulant moi-même trouver un cadeau pour un petit copain de Bébé21 que je me suis rendue compte de la difficulté de l'exercice ! Malgré ces embûches, je ne me vois pas dire au destinataire de mon jouet Made in China : tiens, amuse-toi bien avec, c'est une petite fille à peine plus âgée que toi qui l'a fabriqué, et elle est peut-être morte d'épuisement au travail à l'heure qu'il est.

Comme le conseille l'article Pour un Noël responsable, la bonne méthode n'est pas de boycotter, mais d'avoir un comportement de consommation qui privilégie les détaillants et fabricants soucieux des conditions de travail de leurs employés, qu'ils soient de Chine ou d'ailleurs.

A Lausanne, le petit magasin Marelle tient cette politique-là, comme me l'a expliqué son propriétaire lors de la dernière assemblée générale vaudoise de l'Economie Sociale et Solidaire.

Train en bois dont les peintures sont testées par PetitFrère21
Train en bois dont les peintures sont testées par PetitFrère21

Acheter oui, mais sans toxicité !

Le Service de la consommation et des affaires vétérinaires de l'Etat de Genève où travaille PetitFrère21 fait de temps en temps des campagnes de tests de toxicité sur divers objets du commerce dont les jouets pour enfants. Nous avons la chance de pouvoir récupérer les cobayes "sains" rescapés de ces analyses. Ces actions inopinées sont très honorables, mais il leur est bien sûr impossible de couvrir toute l'offre du marché qui se renouvelle constamment...

Avant de devenir mère, je n'étais même pas consciente que certains jouets pouvaient être nocifs pour les enfants. En voyant Bébé21 mettre tous ses jouets à la bouche, je me suis bien dit que je serais plus rassurée si la peinture/le plastique/le tissu qu'il tète goulûment n'a pas d'effet nuisible. Avant de faire la connaissance de Susana de la Revue Durable, je ne me doutais même pas qu'il existait des associations qui se préoccupent de la question et testent régulièrement les jouets.

Healthytoys.org

Avant de se procurer un jouet, il est possible de voir s'il contient des substances chimiques indésirables (plomb, arsenic, cadmium, mercure etc. miam!) sur le site américain HealthyStuff.org où des centaines de jouets sont testés chaque année. La plupart des grandes marques y sont, et on peut même faire des propositions de jouets à tester. Pour un peu que d'autres internautes appuient cette proposition, le jouet sera évalué par cette organisation dans les semaines qui suivent.

WECF et les ateliers Nesting

Plus près de chez nous, le site de Nesting vous prodigue conseils et astuces sur la mise en place d'un environnement sain pour votre progéniture :

Acheter non ! Mieux vaut louer !

L'inconvénient avec un jouet que l'enfant possède, c'est qu'il s'en lasse au bout d'un certain temps. Cela peut être 5 mois comme 5 minutes, et si c'est le second cas, vous vous retrouvez avec un objet sur les bras que vous rangez à la cave (en vue du prochain bébé), vendez (pour rentabiliser votre dépense), ou donnez (pour que cela fasse au moins un heureux, et tant pis si c'est pas le vôtre qui en profite).

Nos voisins Français ont la chance d'avoir des entreprises (euh, une seule en fait) sur leur sol proposant la location de jouets : il s'agit de dimdom.fr (merci à ciboulette pour son article à ce sujet). Cerise sur le gâteau, cette jeune boîte s'engage à nous louer des jouets sûrs et sains, et pour un prix encore assez raisonnable je trouve. Dimdom propose même de rendre votre blog neutre en CO2 en plantant 5 arbres pour chaque référencement (c'est Monsieur21 qui me l'a fait remarquer, candide comme je suis, je parle d'eux sans aucune prétention en retour...). Vivement qu'une telle entreprise arrive en Suisse !

Mais que fait la Suisse ?

Nous n'avons pas d'association JouetsSains.ch, pas d'atelier Nesting helvétique, pas de service de location de jouets "sains" romands... Comme quoi, retraité(e)s, mère ou père au foyer, bénévoles et entrepreneurs suisses de tout bord : il y a de quoi faire pour occuper nos journées de grisaille hivernale ! Allez hop, y à qu'à... 🙂

Ce que nous avons chez nous, ce sont les ludothèques, par ex. celles de Lausanne. Il en existe un peu partout en Romandie. Pour 1 à 5.-, on peut louer un jouet pour 3 semaines. Le seul désavantage des ludothèques que je vois, c'est que nous n'avons aucune garantie que le jouet est chimiquement sain. A quand une ludothèque saine et durable ? Allez, yaka...

Couches lavables et couches biodégradables

Couche lavable Bamboozle
Culotte de protection et couche lavable Bamboozle

Une famille écolo qui se respecte tente au moins une fois d'utiliser des couches lavables. Vu que moultes mamans l'ont déjà fait longuement avant moi, je ne vais pas faire l'apologie de ces petites choses qui n'ont plus rien à voir avec le carré de tissu que ma maman épinglait autour de mon popotin et que mon papa décrassait à la main en pestant. Les témoignages honnêtes (le caca, ça pue, ça colle, et ça tache) sont un peu plus rares, et je me dois d'y contribuer par cet article.

Historique

Paquet d'essai à la naissance

(2 Tiochou coton&chanvre, 1 Easyfix, 2 Bamboozles, 1 culotte en laine, 1 culotte en plastique)

Toutes les couches sont trop grandes (j'en avais choisies des différentes pour tester) et font des fuites pas tristes pour un bébé entièrement allaité.

Paquet d'essai vers 2-3 mois

(2 bamboozles, 1 ptit bambou, 1 Ptit-en-1, 1 Easyfix, 1 culotte en laine pression, 1 culotte en plastique)

Les couches en bambou sont bien, toutefois, j'avais une série de critiques qui m'ont poussée à attendre encore un peu avant de retenter les couches lavables.

Paquet de location pour 1 mois vers 5 mois

Bébé21 fait 6kg, les bamboozles taille 1 lui vont nickel, et tout fonctionne plus ou moins bien ; mais avec 15 couches, je fais une lessive tous les 2 jours (car il en consomme 8-9 par jour), avec le temps hivernal et humide, je suis obligée de faire tourner le sèche-linge.

Bref, je n'en ressors pas convaincue, surtout pour un prix d'investissement initial autour de 500.- pour le pack que j'essayais et le fait que malgré tout, à l'usage, le bambou devient rêche si on n'utilise pas le sèche-linge pour l'adoucir... c'est peut-être un détail, mais imaginez-vous porter une culotte ou un boxer en papier de verre ? ben, une couche rêche sur la peau douce d'un bébé, j'ai eu l'impression que ça faisait le même effet.

Paquet de bamboozles acheté chez le fabricant vers 8 mois et 7.5kg

C'est pas sympa pour le commerce local, mais je me dis que j'ai pas mal consommé local déjà, et cela me coûte 350CHF frais de douane compris.

C'est ce que j'utilise actuellement, en alternance avec des couches jetables biodégradables Swilet (EDIT janv. 2011 : Delora, malheureusement les Swilet ne sont plus en vente, mais le fournisseur me dit qu'à part le nom, ce sont les mêmes couches) : 3 jours les lavables et 3-4 jours les jetables biodégradables.

Les inconvénients

  • La taille totale couche + culotte de protection me paraît disproportionnée par rapport au nouveau-né : on est obligé de mettre des habits d'une ou de 2 tailles de plus si on met des pantalons.
  • La position de bébé (vers 2-3 mois) me semble inconfortable : quand il est couché sur le dos, son derrière est 1-2 cm plus haut que le haut de son dos, et j'ai l'impression que cela restreint beaucoup sa liberté de mouvement à cet âge.
  • Le séchage prend trop de temps : si on n'utilise pas le sèche-linge, avec la météo automnale-hivernale (voire printanière en Suisse), ça met au moins 5 jours à sécher sur le balcon.
  • Le nombre de couches à avoir si on veut ne faire qu'avec ça : cela dépend du temps de séchage justement, et si on compte large 8-10 couches par jour pour prévoir le pire des cas, 30 couches ne suffiraient pas pour ne faire que 2 lessives par semaine par ex. Heureusement, aujourd'hui on arrive à tourner avec 6-7 couches par jour.
  • L'investissement financier est conséquent avec le changement de taille du bébé : mais là, il y a la possibilité d'opter pour des couches flexibles utilisables de la naissance à la propreté, elles coûtent plus cher que les couches en plusieurs tailles, et surtout elles sont très volumineuses pour pouvoir être dépliées au fur et à mesure que Bébé21 passe de 3 à 15kg.
  • Le côté pratique lors de la mise en place : je mets systématiquement un protège-lange, du coup, il faut donc mettre en place les 3 couches (protège-lange, couche lavable, culotte de protection), même avec de la pratique, c'est un peu plus fastidieux que les couches jetables.
  • Le côté Beeeeuuurk lors d'un beau cadeau dans la couche : Monsieur21 a essayé mais il m'avait prévenue qu'il ne participerait pas si son petit déjeuner devait lui remonter à la gorge lorsqu'il devait mettre ses doigts dans le caca-purée pour changer Bébé21.

    Du coup, je me retrouve à gérer les couches seule.

    Mais, c'était sans compter mon esprit astucieux qui a penser déléguer une partie de ce travail aux éducatrices de la garderie, héhé. OK, elles n'en avaient jamais vu, OK elles ont paniqué lors d'un débordement de pipi sur le body pendant la sieste au point de convoquer une réunion extraordinaire avec la directrice parce que le bien-être du petit était en jeu (mauvaise mère ! ai-je pu lire dans les yeux de l'éducatrice toute mortifiée). Mais au finish, ils nous laissent le choix de continuer avec. Ouf.

  • Les rougeurs aux fesses : Bébé21 a des irritations qui disparaissent avec les jetables.

Mes motivations

Alors avec tous ces points négatifs, mais pourquoi est-ce que je m'obstine ? Un peu maso la Madame21, non ?! Monsieur21 me l'a demandé une fois, et moi, je me pose la question à chaque fois que je dois les passer au lavage, ces couches.

Le côté écologique

Le comparatif de l'écobilan détaillé sur ce site de service location/nettoyage de couches lavables/jetables me paraît convaincant (en 2013, ce service de location/nettoyage existe maintenant à Genève), et la réponse donnée aussi : "Même en tenant compte des consommations en eau et énergie nécessaires au lavage, l'écobilan des couches lavables est plus favorable que celui des jetables. En effet le coût écologique de fabrication et de destruction des jetables est très élevé."

Le côté économique

Une couche jetable biodégradable =~ 0.5 CHF, j'amortis donc mon paquet acheté 350.- CHF en 700 fois = 15 couches * ~47 lavages (ou semaines vu que je ne lave qu'une fois par semaine) =~ 11 mois. En plus, ça me fait moins mal au coeur de changer souvent la couche en cas de surproduction de Bébé21.

Le côté santé

Je me sens plus rassurée de savoir ce que contient une couche lavable (ben, du tissu) qui se frotte aux bijoux de famille de mon petit 24/24 et 7/7. Comme nous n'avons pas encore le recul nécessaire pour connaître les effets à long terme des couches jetables classiques contenant diverses substances de synthèse (Frère21 a été élevé aux pampers, mais comme il n'a pas encore de projet de paternité, difficile de savoir si tout fonctionne bien de ce côté-là), je préfère appliquer le principe de précaution : polypropylène, polyacrylate de sodium, ... la liste n'est pas joyeuse quand elle a le mérite d'apparaître sur le paquet de couches (les couches Coop sont détaillées, pas les Pampers par contre).

L'entretien

Je n'ai pas encore trouvé le processus et les produits miracles qui me permettent de laver les couches de manière pratique (à comprendre : sans grimacer à chaque fois que je les manipule) et efficace (avoir le meilleur rapport propreté / temps investi).

Le caca, ça part pas !

J'ai eu beau chercher sur les forums de mamans laveuses ; j'ai testé le blanchissant Ecover (percarbonate), le savon au fiel de boeuf trouvé chez Coop avec beaucoup d'huile de coude, les bains de soleil, le détachant Ecover, le vinaigre blanc, le blanchissant Eau Ecarlate, le trempage avec des cristaux de soude, le trempage avec du savon vaisselle, rien n'y fait : les taches persistent et signent 🙁

Puis, je suis tombée sur ce sondage et c'est là que j'ai compris : il n'y a pas de recette miracle, cela dépend du matériel et de la composition de ce que Bébé21 rejette.

J'utilise des protège-langes jetables, mais je pense passer de suite au micropolaire suite à la vision d'une vidéo montrant un caca (si, si, je vous assure) sur ce tissu. Je lis sur cet article de mamans musulmanes les bons résultats du détachant Ulrich et du détachant au fiel de boeuf. Comme quoi, j'ai encore quelques pistes à suivre...

Ma méthode de paresseuse (faut pas trop demander non plus hein)

Je stocke les couches à sec dans un filet de lessive (trouvé à la Migros) dans un bac de rangement avec un couvercle (trouvé chez Ikea) et je gicle abondamment de l'huile essentielle d'arbre à thé pour camoufler leur odeur - après 2 jours, je dois l'avouer, j'ouvre le bac en apnée.

Quand je me décide à les laver, je leur fais subir un trempage à vide puis un essorage en machine, histoire d'extraire le "jus" dans lequel elles ont été imbibées, puis je fais un cycle complet à 40 ou 60° selon la gravité des taches avec une dose de poudre à lessive Arbre Vert (trouvé chez Sun Store) après avoir lu qu'il vaut mieux éviter la glycérine qui imperméabilise le tissu, et une giclée d'huile essentielle de lavande et d'arbre à thé dans le compartiment d'adoucissant.

Une fois lavées, les couches sont suspendues au balcon, les taches le plus exposé possible pour leur bain de soleil détachant.

Tous les 2 mois, je fais un trempage plus long en machine (je le faisais dans la Shantala avant) avec des cristaux de soude pour le décrassage, et je les passe au sèche-linge, histoire de les rendre plus doux pour 2-3 fois.

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