Elections fédérales 2011 : comment faire pour bien voter ?

Voter pour les élections fédérales 2011
Voter pour les élections fédérales 2011

A une semaine des élections fédérales qui se déroulent chaque 4 ans, je deviens fébrile : pour quel parti voter et qui élire ? (mais qui sont ces sinistres inconnus qui n'arrêtent pas de me montrer le résultat de leur récent détartrage dentaire en format A0 aux abords des routes suisses ?)

Déjà de une : il faut aller voter et inciter les gens à voter ! Moins de la moitié des citoyens suisses vont voter. Je comprends le désarroi de l'électeur moyen (moi par ex.) devant la pléthore de candidats dont la plupart des noms ne me disent rien (22 listes et généralement 18 candidats par liste = plus de 300 noms vaudois ; je n'ose même pas imaginer le calvaire des Zürichois qui doivent en avoir le double).

Smartvote

Le coeur vaillant, je me rassure en me disant que smartvoter me sauvera de ce problème épineux, car bien choisir, je le veux. De plus, j'adore les psycho-tests. Et finalement, smartvote, c'est comme un gros psycho-test mais avec des questions un peu moins croustillantes que celles élaborées pour savoir si votre couple va durer ou si votre compagnon est un bon coup au lit.

Le coeur un peu moins vaillant, je découvre que le questionnaire complet comporte 75 questions. Pis : au lieu du petit quart d'heure que je pensais consacrer à smartvote, je me résigne à lire toutes les descriptions détaillées pour ne pas me tromper dans les réponses. Le coup de grâce m'est donné par l'option permettant de pondérer la réponse pour chacune des 75 questions. En gros, pour bien faire, il faut compter au moins trois quarts d'heure.

François Cherix
François Cherix, photo tirée du blog du Forum des 100

Alors ? Qui est mon alter ego politique, mon jumeau cosmique partisan ? Smartvote, ô mon beau smartvote, dis-moi qui est mon élu ? Vu que je me soupçonnais de gauche (fille de prolétaires, ça ne se commande pas), je me voyais déjà très Rorger Nordmann, brillant et terriblement sexy, ou Géraldine Savary, compétente et classy.

Mais noooon, rien de tout ça ! Mon élu est François Cherix. Son patronyme a beau être attendrissant (à moins que cela ne se prononce "cheuri" ?), Karen Sheryl lui a peut-être dédié une chanson, j'en suis malgré tout extrêmement déçue (sa photo ci-contre illustrera sans commentaire mon désappointement).

Je pensais être très futée en prenant les 18 propositions de candidats crachées par smartvote et en les renotant bien proprement sur la liste blanche dédiée à aucun parti. Le résultat de smartvote confirme mon intuition en m'indiquant que ma position n'est pas très profilée. Toutefois, je ne suis pas très satisfaite du résultat, et pas très rassurée de ne me fier qu'à un programme, aussi sophistiqué soit-il.

Smartvote n'est pas la panacée en raison des défauts suivants :

  • Tous les candidats n'ont pas participé à smartvote. Les absents ont toujours tort, mais quand même...
  • Les questions sont choisies de manière à pouvoir positionner les réponses sur les axes : libéral - conservateur et gauche - droite. Une quantification est aussi mesurée selon les thèmes visibles sur le smartspider à savoir : ouverture vers l'étranger, politique économique libérale, politique des finances restrictive, ordre et sécurité, politique des migrations restrictive, forte protection de l'environnement, état social fort, société libérale.
  • Last but not least : je smartvote comme François Cherix.

Mais où sont les femmes ?

La Suisse compte plus de femmes que d'hommes. Mais étrangement, dans les postes à responsabilités, celles-ci sont très très minoritaires (voir le tableau en p. 6 de l'étude sur les femmes leaders), et cela n'est pas propre à la Suisse. Je ne voudrais pas lancer un débat sur ce sujet. J'en ai animé un récemment dont quelques conclusions peu dégrossies sont : tant que le système est biaisé, il faut introduire des femmes grâce aux quotas ou à d'autres moyens "artificiels".

Application concrète de ce principe : les 6 premiers candidats seront mes premiers candidats smartvote, et les 12 derniers seront des femmes ou des gens que je connais personnellement (vivi, j'ai bien voté pour toi Y.R.).

A 30% de femmes pour le Conseil National et 20% pour le Conseil des Etats (c'est la ptite brochure aux épices que nous avons reçue de la Chancellerie Fédérale qui le dit), nous sommes loin de la parité alors que le suffrage féminin suisse fête son 40e anniversaire cette année. Même si c'est Madame qui porte le pantalon à la maison, c'est pas elle qui va appuyer sur le petit bouton de vote au Palais Fédéral au final. Donc : y a du boulot pour que cela change, et cela est encore possible par un simple vote avant dimanche prochain.

Pour aller plus loin

Voilà, voilà. Je ne prétends pas avoir la recette toute faite pour bien voter, s'il y a des meilleures méthodes pas trop chronophages, je suis preneuse de vos avis.

Au delà des élections qui se profilent, la plongée dans les notions de libéralisme, conservatisme ou politique gauche droite est passionnante pour la béotienne que je suis et j'invite vivement celles et ceux qui le peuvent à  étudier la question pour s'instruire et se former une opinion politique d'abord, mais surtout pour se poser la question primordiale : quelle est ma vision pour la société d'aujourd'hui et de demain ?

Du Montessori à la maison

Boîtes à sons montessoriennes faites maison
Boîtes à sons montessoriennes faites maison avec des boîtes à pellicule de photo

Suite à la discussion initiée sur le billet précédent traitant de l'école, je vous livre mes impressions sur la pédagogie Montessori et les différentes approches que nous avons faites. Comme tout bobo-bio qui se respecte, j'ai forcément entendu parler du Dr. Maria Montessori qui n'a rien à voir avec M. Rudolf Steiner et les écoles à son nom sauf que Monsieur21 les confond toujours (mais pour sa défense, il affirme qu'ils se ressemblent beaucoup sur leurs photos respectives en noir et blanc).

Tout d'abord sur les principes, nous sommes à 200% sur la même longueur d'onde que feue Mme Montessori. J'étais tellement enthousiaste à la découverte de sa pédagogie qu'il me tardait de tester certains exercices classiques (transvasement de graines ou de farine) avec Gamin21 alors qu'il n'était pas encore en âge de les faire (oui, j'ai dû beaucoup balayer autour du plateau d'exercice...).

Les livres

J'ai acheté plusieurs livres sur le sujet, recherchant une référence pour des exercices à proposer au quotidien. Comme il en existe beaucoup, vaguement inspiré de... ou pur et dur Montessori, j'ai posé la question sur des forums ou contacté des

Eveiller, épanouir, encourager son enfant
Eveiller, épanouir, encourager son enfant de Tim Seldin

auteurs d'ouvrages sur cette pédagogie. Et voici mes impressions :

  • Le quotidien avec mon enfant de Jeanette Toulemonde : un peu basique pour des bobo-bio, mais il recèle quelques bons conseils et est sympa à lire ; j'ai été surtout étonné de la marche à suivre pour construire une chaise haute "ergonomique", l'auteure ne connaît pas la Tripp Trapp ou ses équivalents visiblement.
  • Eveiller, épanouir, encourager son enfant de Tim Seldin : Gamin21 l'a adoré, et on le lisait plusieurs fois par jour pendant longtemps car il fourmille de photos d'autres enfants occupés à toutes sortes d'activités
  • La pédagogie Montessori illustrée de Murielle Lefebvre : à fuir, si vous avez quelques notions de la pédagogie Montessori (et que vous ne voulez pas payer plus du double du livre de Tim Seldin). Il n'y a aucun exercice pratique décrit. J'ai été terriblement déçue par cet achat. Par contre, l'auteure offre une introduction assez complète avec plein d'idées d'exercices.

Le matériel et les écoles

Par la suite, j'ai découvert le monde du matériel et de l'enseignement Montessori.

Le matériel a l'air dément, mais concrètement, je ne me voyais pas investir autant d'argent et de temps pour enseigner moi-même du Montessori.

Très logiquement, je me renseigne sur l'existence et les tarifs des écoles Montessori dans la région.

Outre la difficulté que connaît tout parent actif pour concilier le travail et le transport des enfants à une école distante, l'obstacle majeur d'une scolarité Montessori, c'est son prix exhorbitant. Des chiffres à 4 zéros qui s'alignent pour un écolage, et j'envisage déjà de vendre un de mes reins pour offrir une année à Gamin21. Et pour traiter équitablement PetitBébé21, il me faudrait vendre ma mère...

Plus sérieusement, et c'est le bémol que relève Monsieur21 : n'y a-t-il que des gosses de riches ou de martyres-sacrifiant-tout qui peuvent aller dans une école Montessori ?

Pour confirmer cette hypothèse, j'ai entendu dire que Philip Morris (où les employés gagnent facilement 10-20% de plus qu'un salarié du même domaine sur le marché) a tenté de mettre en place une garderie Montessori. Comme quoi, des gens qui fabriquent des consommables létaux se soucient également d'une bonne éducation pour leurs enfants.

Donc la question de fond garde son importance : seuls les nantis peuvent-ils s'offrir une école privée (montessori, steiner ou autre) comme seule l'aristocratie avait accès à l'enseignement tout court ? C'est presque un comble pour une pédagogie qui est née par et pour les enfants intellectuellement ou socialement défavorisés.

Attention aux parents qui se lancent dans la recherche d'une école, car il existe des écoles "inspirées de Montessori" et des écoles "réellement Montessori" : il faudrait aller les visiter pour le vérifier...

Quelques petites choses "montessoriennes"

Concrètement, j'ai testé avec succès :

  • mettre le lit par terre dès qu'il sait faire ses premiers pas pour qu'il puisse en sortir tout seul le matin (vers 1.25 an)
  • mettre des crochets à sa hauteur dans la garde-robe pour qu'il puisse ranger sa veste seul au retour d'une balade (vers 1.5 an)
  • accrocher une ceinture à la poignée pour qu'il puisse ouvrir sa porte tout seul (vers 1 an)
  • transvaser des haricots secs, du millet, de la farine (vers 1.5 an)
  • célébrer son anniversaire Montessori (3 ans)
  • se faire son lait chocolaté tout seul (3 ans)
  • se verser de l'eau depuis un pichet à son verre (3 ans)

Bien sûr, je n'ai pas tout exploré, loin de là. Mais avec la fin de l'été et des loisirs à l'extérieur, je vais peut-être réussir à me motiver pour introduire quelques exercices montessoriens pour occuper ma marmaille.

Pour aller plus loin

Portes ouvertes de la station d’épuration de la région morgienne (ERM)

En ces jours fériés ou dominicaux pluvieux de septembre, nous nous rappatrions penauds vers des parcs de jeux intérieurs dans la région (45 minutes de voiture pour atteindre le LauraPark à Payerne, hum, ce n'est pas exactement la porte d'à côté, avouons-le). Y a des week-ends comme ça, où on se creuse la cervelle à ne pas savoir que faire de deux bambins débordants d'énergie qui ont déjà passé 1h à jouer dans le bain, une autre à faire de la pâte à modeler, des dessins, des legos, des parcours de petits trains, ou pire : à regarder pour la millième fois l'unique DVD de Barbapapa. Et pis y en a d'autres où miracle ! Il fait assez maussade pour se rappeler qu'on est en Suisse, mais assez clément pour oser sortir la marmaille, et surtout : des gens, quelque part pas loin d'ici, ont eu la merveilleuse idée d'organiser des événements éducatifs et divertissants.

wc
Petite discussion autour des WC et de la destinée du caca

Le 24 septembre tout prochain est une de ces dates magiques. Non seulement météosuisse nous prévoit un temps "bien ensoleillé", mais la station d'épuration (STEP) de Morges prévoit une journée portes ouvertes avec visite guidée, voyage en petit train, et collation offerte (comment résister à un tel programme ?).

Alors que Gamin21 nous demandait sans cesse où allait son caca quand on le jetait dans la cuvette des toilettes, et qu'on lui montrait en balade le bâtiment de la STEP tout fier : tu vois, c'est là dedans qu'il va ton caca, il est attrapé pour que l'eau soit nettoyée puis jetée au lac. Et forcément, lorsque, tout intéressé il nous demande : et cette tour-là, c'est quoi, y a quoi dedans ? Et ben, on lui répond, c'est pas compliqué fils, je vais tout t'expliquer.

"C'est le p'tit zinzin qui passe par ici

Et qui va toucher le p'tit machin

Et le p'tit machin qui repasse par là

Et qui fait marcher le p'tit zinzin"

(Merci merci Henri Dès d'exister, beaucoup de parents vous doivent tout !).

J'ai eu grand peine à trouver les détails de l'événement sur les sites officiels de Morges, mais voilà t'y pas que Vufflens-le-Château donne toutes les informations que je cherchais sur son site.

En résumé :

  • visite démarrant toutes les xxh30 dès 9h30 jusqu'à 16h30
  • boissons et petite restauration offerte
  • voyage en Petit train offert

Bon, et pour ceux qui ont plutôt envie d'un lieu avec des activités uniquement ludiques pour leurs demi-portions, il faut voir ce que propose Echichens avec sa Fête des enfants. Le Clown Auguste, il est très bien pour les petits.

Bon week-end ! (et pis dimanche alors ?!? Ben, s'il fait moche : pâte à modeler ? dessins ? legos ?)

Les emballages plastiques pour l’alimentaire

Dans mon futur restaurant durable, je pensais proposer aux clients des emballages :

  1. jetables mais en matériau "écolo" (biodégradable par ex.) ;
  2. réutilisables en consigne (des tupperwares par ex.) ;
  3. apportés par le client ou la cliente (pots, boîtes et tout autre contenant qu'on pourra remplir avec de bons petits plats).

Au niveau écologique, tout comme pour les sacs à commission, j'ai l'intuition que ce sont les 2 dernières options (voire la toute dernière car on utiliserait l'existant et non du neuf) qui ont le meilleur écobilan, mais, à ma connaissance, il n'existe pas d'étude qui pourrait venir m'appuyer.

Madame21 en conseillère tupperware

Logo tupperware
Logo tupperware

Pour réaliser la deuxième option, je me suis lancée dans le périple de devenir "conseillère" tupperware. Je suis d'avis que les produits de cette marque sont de meilleure qualité que leurs plagiats en magasins ; pour une utilisation "industrielle" comme je l'envisage, il me semble donc plus rentable d'investir dans du matériel qui peut durer longtemps, mais ceci est une musique d'avenir...

Pour entrer dans la famille tupperware, il m'a fallu faire 3 réunions et un chiffre d'affaires minimal de 1800 CHF. Bien sûr, j'ai tourné de l'oeil en entendant ce chiffre, et je me suis dit que dans mon cercle de connaissances à tendance si ce n'est décroissante, c'est du moins pragmatique, les gens n'avaient pas tellement besoin de boîtes en plastique même si elles sont dans toutes les couleurs et toutes les formes...

C'était donc un réel défi (que j'ai relevé grâce à un élan de solidarité et d'amitié réelles et non en plastoc) car je n'ai vraiment pas la fibre commerciale et j'ai peu de connaissances sur l'assortiment de cette marque malgré mon utilisation quotidienne de leurs produits. J'étais donc dans mes petits souliers lors d'une de mes ventes, quand une Amie21 me pose la question : est-ce que ces boîtes relarguent des phtalates dans les aliments ?

Moi : des ... patates (ouh, je vais essayer de faire bonne figure dans mon ignorance), euh, bien sûr qu'on peut y mettre des patates...

Amie21 : Non, des phtalates ! c'est dangereux pour la santé !

Moi : Euh (sueurs froides), ben, je sais pas, je vais demander...

Les phtalates

J'ai donc posé la question à Frère21 (chimiste de son état) qui m'a en gros répondu : les phtalates, y en a partout, ils servent à ramollir l'effet dur des polymères.

Sur quoi, je lui ai retorqué en fronçant des sourcils : eh, oh, tu me causes meilleur, toi ! (car vous l'aurez deviné, je suis pas chimiste de formation et que dans mes moments d'émotions, je ne parle pas bien la france).

Logo "OK pour contact alimentaire"
Logo "OK pour contact alimentaire"

Il a complété en disant que le sigle du verre et de la fourchette qui se trouve sur tous mes tupperwares signifie que je peux les mettre en contact avec les denrées alimentaires. Mais pour ce qui est de la migration des phtalates dans nos aliments, il faudrait faire des tests plus poussés en laboratoire en simulant des conditions d'utilisation courante.

Les effets nocifs des phtalates sont encore controversés (comme pour tout produit pratique et lucratif, les impacts négatifs tardent toujours à être prouvés, et peinent encore plus à être reconnus et combattus), mais quand notre Office Fédérale de la Santé Publique nous met en garde contre la stérilité et les différents malformations que votre progéniture peut encourir par l'absorption de ces produits chimiques, y a de quoi se méfier sérieusement.

Les emballages alimentaires, ça nuit à notre santé

Frère21 m'indique à ce sujet un reportage d'ARTE hyper intéressant (mais pas toujours disponible, si c'est le cas, revenez plus tard...) sur le danger des emballages plastiques sur notre santé :

Le plastique, c'est fantastique

Il ne faut pas abuser des bonnes choses, et c'est apparemment le cas du plastique des emballages alimentaires. Chez la Famille21, on essaie de faire au mieux en :

  • faisant nos courses chez les professionnels du métier (en achetant le fromage chez le fromager, la viande chez le boucher, les légumes directement chez le paysan etc.) ;
  • en allant au marché ;

  • en réservant un minimum d'aliments à se procurer au supermarché (dans certains grands supermarchés, vous pouvez trouver un stand de boucherie, poissonnerie, ou fromagerie pour la vente à la coupe) ;
  • en cuisinant à partir de matières premières achetés selon les points précédents et en fuyant au maximum les plats préparés (mais faut pas nous prendre pour des saints non plus, avec PetitBébé21 qui a 1 mois et Gamin21 qui a 2 ans, c'est drôlement pratique d'avoir de temps en temps des menus qu'il suffit de réchauffer) ;
  • en évitant les produits en plastique pour les enfants (vu qu'ils mettent tout à la bouche un jour ou l'autre).
Emballages de mon frigo
Quelques emballages de mon frigo : PS=Polystyrène, PP=Polypropylène, et PET (comme les bouteilles PET)

Nous avons la chance de vivre en périphérie et d'avoir à proximité de chez nous un lieu de vente directe du producteur (fruits et légumes bio ou bio-mais-pas-certifiés). Pour les citadins purs et durs, il existe de plus en plus de possibilités d'abonnement aux paniers de légumes produits par des agriculteurs de la région : ça s'appelle l'agriculture contractuelle, et de plus en plus de projets existent en Romandie.

Se fournir directement chez un artisan, c'est court-cicuiter la chaîne de distribution standard : nous avons la satisfaction soit de payer moins cher, soit de payer autant mais la marge va directement dans la poche du professionnel qui vous sert.

Si on ne peut éviter d'avoir des emballages en plastique, il faut privilégier le PP (polypropylène) muni du sigle de recyclage no 5 qui a l'air d'être le moins nocif de tous, voire le PS (polystyrène). Dans tous les cas, il vaut mieux éviter de chauffer votre nourriture dans les emballages provenant du commerce. Vous pouvez jeter un oeil à la liste des 7 catégories de plastiques sur Ekopedia pour avoir les détails.

Pour en savoir plus

Portage en écharpe de bébé

Nous voilà devant le fait accompli : Bébé21 a bien grandi, c'est devenu un petit gars tout fringant, et son petit frère a débarqué sur la planète il y a peu, bouleversant le train de vie de la Famille21 qui n'avait déjà rien de régulier. Nous sommes donc acculés à trouver les termes appropriés pour tout ce beau monde. Après d'interminables tergiversations, Monsieur21 et moi-même sommes arrivés au consensus suivant : Bébé21 a maintenant 2 ans et se nommera dorénavant Gamin21, et son petit frère qui est encore mouillé derrière les oreilles s'identifiera sous la dénomination de PetitBébé21.

PetitBébé21 en portage croisé simple
PetitBébé21 en portage croisé simple

Pour inaugurer le premier article avec PetitBébé21, je vais aborder un sujet que j'aurais pu déjà écrire à l'époque de Bébé21 et qui est résolument bobo-bio : le portage en écharpe des bébés.

Pendant ce temps euphorique de l'attente du premier chérubin, j'ai parcouru une littérature abondante sur le portage : les différents types d'écharpe, les innombrables noeuds possibles, les divers tissages des tissus, les variantes plus sophistiquées genre sling, les bienfaits avérés ou prétendus du portage etc.

Dans ce domaine, les choses évoluent vite apparemment. Je constate que de nouveaux produits sont arrivés sur le marché, mais finalement nous avons porté Gamin21 jusqu'à sa première année (il avait donc alors autour des 10 kilos) avec une unique écharpe en tissu, alors non, non, non, je ne vais pas me laisser tenter (pas facile facile d'être décroissante tous les jours).

Les cours et les noeuds

Tout d'abord, nous avions pris un cours de portage donné à Crassier. Il existe maintenant des cours meilleurs marchés sur Lausanne, mais nous ne les avons pas testés. Une fois aguerris par la pratique des noeuds enseignés, j'ai simplement visionné des vidéos de démonstration de nouveaux noeuds sur internet et je m'y suis lancée.

Le croisé simple toujours mais sous un autre angle
Le croisé simple toujours mais sous un autre angle

Nous avons appris le noeud Croisé simple qui nous a permis de porter Gamin21 de ses premiers jours de vie jusqu'à ses 4-5 mois. J'ai fait une balade avec PetitBébé21 aujourd'hui et il apprécie également ce noeud, mais comme il était bien plus curieux que son grand frère, je le portais en Hamac (ou berceau) les jours précédents.

Puis, lorsque Gamin21 est devenu trop lourd pour moi (vers 5-6 mois), j'ai investigué sur les noeuds qui permettaient de porter bébé sur le dos et j'ai découvert cette vidéo d'un noeud "sac à dos" que j'ai dû visionner une bonne dizaine de fois (surtout pour m'imprégner du "il ne faut pas avoir peur") avant de tenter le coup en m'assurant que Monsieur21 était à portée de bras pour rattraper tout corps infantile qui pourrait tomber de mes manipulations... Comme j'ai commencé avant que Gamin21 ne sache encore s'asseoir, j'ai finalement inventé une version à moi où je posais le bébé couché sur le dos au milieu de l'écharpe sur un lit, et assise en crapaud dos contre ses genoux, je le "treuillais" en tirant sur les deux pans de l'écharpe jusqu'à ce qu'il se retrouve sur mon dos.

Que ce soit devant ou derrière, après avoir mis le bébé dans l'écharpe, il est nécessaire de resserrer le noeud pour qu'il soit bien attaché et que lors de la marche, il soit solidaire à nos mouvements.

Les écharpes

De toutes mes lectures, je suis arrivée à la conclusion que je préférais investir dans une écharpe de qualité et que les trois premières marques citées dans cet article sur les écharpes s'arrogeaient les meilleures critiques. Le hic : le prix exhorbitant d'une écharpe neuve (dès 150 CHF, et le prix dépend de la longueur).

PetiteCousine21 en sac à dos sur sa maman
PetiteCousine21 en sac à dos sur sa maman

Heureusement pour moi, je baragouine un peu la langue des adorateurs de bratwurst (j'ai donc su que "tragetuch" voulait dire écharpe de portage) ; et les sites de petites annonces et de ventes aux enchères étant mes amis, j'ai dégoté des écharpes Lana pour un prix tout à fait abordables sur ricardo.ch (autour de 40.- pour une 4m et 80.- pour une de 5.8m que j'ai revendue car on arrivait à tout faire avec la petite écharpe).

Premier constat : on trouve des écharpes de qualité en occasion, il n'est donc pas nécessaire de vider ses fonds de tiroir pour se payer une écharpe de portage.

Deuxième constat : pour le prix d'une occasion, mieux vaut viser une écharpe de marque pour éviter de se retrouver avec une écharpe cousue par une inconnue et qui peut s'avérer trop ou pas assez élastique ou dans un tissu inapproprié.

Troisième constat : il n'est pas nécessaire de prendre une longue écharpe. Une écharpe de 4m convient à Monsieur21 même s'il fait 1m84 et pour le Croisé simple (mais avec le noeud de fixation dans le dos) et le Sac à dos.

Les avantages

PetiteCousine21 toujours en sac à dos vue de dos
PetiteCousine21 toujours en sac à dos vue de dos

Je ne pourrais pas témoigner sur les bienfaits thérapeutiques (le bébé est dans une position "saine" pour lui, qui respecte sa morphologie, etc.) ou psychologiques (épanouissement des parents, renforcement du lien parent-enfant) des écharpes. Les associations promouvant le portage en écharpe s'épanchant déjà bien assez sur tous ces points positifs, je vais donc plutôt exposer les avantages pratiques que j'y vois.

  • Le contact : porter avec une écharpe permet d'avoir le bébé tout contre soi, c'est super agréable.
  • Le poids et la taille : une écharpe ne pèse que quelques centaines de grammes et ne prend pas beaucoup de place dans la valise, contrairement à une poussette.
  • Les mains libres : porter bébé permet d'avoir encore ses deux mains de libre pour faire autre chose.
  • L'indépendance : prendre les transports publics en portant bébé est bien plus pratique qu'avec une poussette, et on n'a besoin de personne pour monter et descendre du véhicule.

Les inconvénients

  • Le poids (du bébé) : une fois que le bébé a atteint 7-8 kilos, il pèse sur les épaules et les longues balades ne sont donc plus très agréables à la fin. Et non, je ne me suis pas musclée assez malgré un portage fréquent.
  • L'épaisseur : les écharpes Lana sont assez épaisses, elles tiennent vraiment chaud en été. Il vaut donc mieux éviter les couleurs sombres.
  • Le temps et l'espace pour nouer : avec l'expérience, cela prend de moins en moins de temps pour mettre le bébé dans l'écharpe, mais au début, il faut prévoir facilement quelques minutes pour être sûr d'avoir bien noué le petiot et que tout le monde soit à l'aise. De plus, pour les trajets en train par ex. il vaut mieux "libérer" le bébé puis le remettre pour descendre du wagon, mais allez faire un noeud dans un train bondé aux heures de pointe...
  • L'hygiène : il faut trouver des astuces pour nouer le bébé sans laisser traîner les pans de l'écharpe par terre quand on ne se trouve pas chez soi (dans un parc, dans un train, dans un parking à la sortie de la voiture etc.), ce n'est pas toujours évident.
  • Le poids des affaires de bébé : contrairement à la poussette qui trimbale sans rochonner les nombreux sacs et paquets accompagnant toute jeune maman super prévenante qui se respecte, la maman porteuse devra se restreindre au minimum pour éviter de se transformer en sherpa.
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