Poêles écologiques sans revêtement

Il y a 2 petites années, j'avais besoin de nouvelles poêles à frire. Le test des meilleures poêles disponibles de la FRC tombait pile-poêle, et je me suis procuré les 2-3 meilleures du test, dont une en céramique. Moins de deux ans plus tard, je déchante : le revêtement est abîmé malgré une utilisation sans ustensils en métal ou abrasifs, et l'anti-adhérence laisse grandement à désirer. Deux ans de vie pour des poêles, cela me paraît dérisoire par rapport aux casseroles qui me suivent de déménagement en déménagement.

Poêle en fer
Ma poêle à frire en fer

Je me promets que les prochaines dureront plusieurs générations. Croix de bois, croix de fer... ah ? Mais tiens, n'existe-il pas des poêles en fer justement dont la longévité concurrence celle des casseroles en inox ?

L'achat d'une poêle écologique sans revêtement

Je découvre sur internet le monde merveilleux des poêles sans revêtement qui sont garanties 25 ans voire à vie... Le site Consommer durable nous apprend qu'une poêle simple en fer est plus écologique (lors de sa fabrication, mais également en raison de sa longue durée de vie) qu'une poêle en téflon.

Il ne me reste que l'embarras du choix :

  • en fer ou en fonte ?
  • de marque (le français de Buyer par ex.) ou total inconnu ?

Après avoir relevé les différences entre le fer et la fonte pour les poêles, je me décide pour une poêle à frire en fer (léger, chauffe rapidement, 30EUR) et une sauteuse en fonte (lourde, et nécessite 3-4 minutes de pré-chauffage, 120EUR). Je jette mon dévolu sur Scandi-vie.com, qui affiche un logo Avis vérifiés me donnant confiance. Après quelques mails échangés afin d'obtenir quelques informations complémentaires sur le poids des poêles notamment, mais également dans le but de tester leur service clientèle, je passe commande. Je reçois le paquet quelques jours plus tard, et je pleure... le manche de la poêle en fer est aussi long que mon bras (pas très pratique pour ranger) et la poêle en fonte de près de 3 kg (à vide !) arracherait quelques larmes même à M. Univers.

Poêle en fonte
Ma poêle en fonte

Il paraît que les mariages de raison durent aussi longtemps voire plus que les mariages d'amour : je me fais donc une raison et apprends à apprivoiser ces poêles nouvelles.

Le culottage et la cuisson

Si les poêles antiadhésives ont connu un tel succès auprès des ménages, cela aurait dû me mettre la puce à l'oreille pour ce qui est des propriétés adhésives des poêles sans revêtement, non ?! Ma naïveté me surprend moi-même et je repleure un bon coup quand je constate que les aliments cuits dans la poêle en fer accrochent terriblement, malgré le premier culottage que j'ai réalisé doctement. Le culottage est une technique (impliquant du gras) pour rendre les poêles sans revêtement aussi antiadhésives que les autres. Tous les connaisseurs le clament : plus une poêle en fonte ou en fer est utilisée, et plus elle deviendra antiadhésive grâce au culottage "naturel". Par naturel, je traduis : avec un entretien manuel vigilant.

Les poêles sans revêtement sont antiadhésives à température moyenne sans culottage. J'ai pu le tester avec des oeufs au plat ou des crêpes qui se détachent sans problème même avec peu de matière grasse.

L'entretien et la rouille

La poêle sans revêtement rouille si elle n'est pas séchée avec un torchon rapidement après le lavage. J'ai suivi la méthode pour nettoyer une poêle en fonte rouillée pour réparer cette bévue.

Maintenant, après chaque utilisation, je lave immédiatement, je sèche immédiatement et je graisse avec un pinceau et de l'huile avant de la ranger en mettant dessus une feuille de papier sulfurisé (pour empiler les poêles). Pas très pratique au premier abord, mais c'est un coup à prendre.

Donc, j'en viens à mes conseils pour ces poêles sans revêtement :

  1. Jamais une poêle sécher toute seule, tu laisseras
  2. Si tu veux te faire des biscottos à la Schwarzie, une poêle en fonte tu achèteras
  3. A feu moyen seulement, tu cuisineras
  4. Un bol d'huile avec un pinceau à disposition permanente, tu prépareras

Les avantages

Bon, c'est sûr, au prix où je les ai payées, je vais les utiliser toute ma vie ces poêles sans revêtement.

C'est aussi agréable de pouvoir utiliser des ustensils qui peuvent rayer car elles ne craignent rien (à part la rouille). De plus la poêle en fonte garde longtemps la chaleur, ce qui permet d'avoir des aliments qui restent chaud toute la durée du repas.

Et surtout, je vais pouvoir refiler une poêle bien culottée à chacune de mes futures belles-filles dans 20 ans, et m'en racheter d'autres qui demandent moins de boulot, hé hé hé.

Autres liens sur le sujet

350 à Lausanne : la photo, les entretiens et le pot aux fraises

350 à Lausanne, le 24 oct. 2009 à la Place de l'Europe
350 à Lausanne, le 24 oct. 2009 à la Place de l'Europe. Cliquez pour voir la photo en taille originale et trouver les membres de la Famille21, nous y sommes tous 🙂

Vu les prévisions maussades annoncées pour ce samedi 24 octobre 2009, j'avais demandé aux co-organisatrices de l'action lausannoise de 350.org de brûler des pattes de lapins ou de faire une danse du ventre torride pour conjurer cette poisse qui était censée nous tomber dessus, pour rappel, à la Place de l'Europe en plein coeur de Lausanne.

Et miracle, le soleil a été au rendez-vous en cette journée internationale d'action pour le climat. Je ne sais pas à quel rituel elles se sont adonnées, mais si vous avez besoin de beau temps pour une manifestation importante, j'ai l'adresse mail de ces co-organisatrices super efficaces...

Certains sont venus parce qu'un(e) ami(e), parent(e), collègue, ou voisin(e) donnait un coup de main à l'organisation. D'autres ont entendu parler de l'action à la Radio Suisse Romande (par ex. le matin même dans l'émission Prise de terre). Toutes et tous ont été regroupés autour du 350 formé par les pots de fraisiers offerts par Lausanne Jardins et ont été immortalisés sur la photo qui témoigne de l'engagement des Lausannois et qui révèle leur "inquiétude" par rapport au réchauffement climatique.

De l'action ! Maintenant !

Non, mais, non, tous ces gens ! Là, sur la photo ! Ils disent pas : on est inquiets... Ils disent : on est là, on est venus, on s'est bougés, on a fait une action. Et on n'attend plus des promesses, on attend de l'action de la part de ceux qui nous gouvernent.

Tout se jouera en décembre à Copenhague où se déroulera le Sommet 2009 de l'ONU sur le climat. L'appel pour un ultimatum climatique est lancé ! Pensez à rejoindre les signataires pour atteindre l'objectif du million si vous adhérez au texte de l'appel.

Revue de presse du samedi 24 octobre

Entretien du pot de fraisier

Fraisier de Lausanne Jardins, puis de 350.org
Fraisier de Lausanne Jardins, puis de 350.org

Comme j'héberge deux pots de fraisiers issus de cette action, je me suis renseignée sur la façon de leur faire passer l'hiver. En résumé, il faut pour cet hiver :

  1. Couper les feuilles sèches.
  2. Laisser les pots à l'extérieur (le fraisier tient le coup jusqu'à -10°).
  3. Arroser modérément pour éviter l'excès d'eau qui risque de faire pourrir les racines.
  4. Au printemps, couper les stolons (les bébés fraisiers qui s'échappent) pour qu'ils n'épuisent pas la plante mère, sauf un seul, qu'on utilisera pour refaire une plante à part entière.

Pour en savoir plus (sur les fraisiers)

Couches lavables et couches biodégradables

Couche lavable Bamboozle
Culotte de protection et couche lavable Bamboozle

Une famille écolo qui se respecte tente au moins une fois d'utiliser des couches lavables. Vu que moultes mamans l'ont déjà fait longuement avant moi, je ne vais pas faire l'apologie de ces petites choses qui n'ont plus rien à voir avec le carré de tissu que ma maman épinglait autour de mon popotin et que mon papa décrassait à la main en pestant. Les témoignages honnêtes (le caca, ça pue, ça colle, et ça tache) sont un peu plus rares, et je me dois d'y contribuer par cet article.

Historique

Paquet d'essai à la naissance

(2 Tiochou coton&chanvre, 1 Easyfix, 2 Bamboozles, 1 culotte en laine, 1 culotte en plastique)

Toutes les couches sont trop grandes (j'en avais choisies des différentes pour tester) et font des fuites pas tristes pour un bébé entièrement allaité.

Paquet d'essai vers 2-3 mois

(2 bamboozles, 1 ptit bambou, 1 Ptit-en-1, 1 Easyfix, 1 culotte en laine pression, 1 culotte en plastique)

Les couches en bambou sont bien, toutefois, j'avais une série de critiques qui m'ont poussée à attendre encore un peu avant de retenter les couches lavables.

Paquet de location pour 1 mois vers 5 mois

Bébé21 fait 6kg, les bamboozles taille 1 lui vont nickel, et tout fonctionne plus ou moins bien ; mais avec 15 couches, je fais une lessive tous les 2 jours (car il en consomme 8-9 par jour), avec le temps hivernal et humide, je suis obligée de faire tourner le sèche-linge.

Bref, je n'en ressors pas convaincue, surtout pour un prix d'investissement initial autour de 500.- pour le pack que j'essayais et le fait que malgré tout, à l'usage, le bambou devient rêche si on n'utilise pas le sèche-linge pour l'adoucir... c'est peut-être un détail, mais imaginez-vous porter une culotte ou un boxer en papier de verre ? ben, une couche rêche sur la peau douce d'un bébé, j'ai eu l'impression que ça faisait le même effet.

Paquet de bamboozles acheté chez le fabricant vers 8 mois et 7.5kg

C'est pas sympa pour le commerce local, mais je me dis que j'ai pas mal consommé local déjà, et cela me coûte 350CHF frais de douane compris.

C'est ce que j'utilise actuellement, en alternance avec des couches jetables biodégradables Swilet (EDIT janv. 2011 : Delora, malheureusement les Swilet ne sont plus en vente, mais le fournisseur me dit qu'à part le nom, ce sont les mêmes couches) : 3 jours les lavables et 3-4 jours les jetables biodégradables.

Les inconvénients

  • La taille totale couche + culotte de protection me paraît disproportionnée par rapport au nouveau-né : on est obligé de mettre des habits d'une ou de 2 tailles de plus si on met des pantalons.
  • La position de bébé (vers 2-3 mois) me semble inconfortable : quand il est couché sur le dos, son derrière est 1-2 cm plus haut que le haut de son dos, et j'ai l'impression que cela restreint beaucoup sa liberté de mouvement à cet âge.
  • Le séchage prend trop de temps : si on n'utilise pas le sèche-linge, avec la météo automnale-hivernale (voire printanière en Suisse), ça met au moins 5 jours à sécher sur le balcon.
  • Le nombre de couches à avoir si on veut ne faire qu'avec ça : cela dépend du temps de séchage justement, et si on compte large 8-10 couches par jour pour prévoir le pire des cas, 30 couches ne suffiraient pas pour ne faire que 2 lessives par semaine par ex. Heureusement, aujourd'hui on arrive à tourner avec 6-7 couches par jour.
  • L'investissement financier est conséquent avec le changement de taille du bébé : mais là, il y a la possibilité d'opter pour des couches flexibles utilisables de la naissance à la propreté, elles coûtent plus cher que les couches en plusieurs tailles, et surtout elles sont très volumineuses pour pouvoir être dépliées au fur et à mesure que Bébé21 passe de 3 à 15kg.
  • Le côté pratique lors de la mise en place : je mets systématiquement un protège-lange, du coup, il faut donc mettre en place les 3 couches (protège-lange, couche lavable, culotte de protection), même avec de la pratique, c'est un peu plus fastidieux que les couches jetables.
  • Le côté Beeeeuuurk lors d'un beau cadeau dans la couche : Monsieur21 a essayé mais il m'avait prévenue qu'il ne participerait pas si son petit déjeuner devait lui remonter à la gorge lorsqu'il devait mettre ses doigts dans le caca-purée pour changer Bébé21.

    Du coup, je me retrouve à gérer les couches seule.

    Mais, c'était sans compter mon esprit astucieux qui a penser déléguer une partie de ce travail aux éducatrices de la garderie, héhé. OK, elles n'en avaient jamais vu, OK elles ont paniqué lors d'un débordement de pipi sur le body pendant la sieste au point de convoquer une réunion extraordinaire avec la directrice parce que le bien-être du petit était en jeu (mauvaise mère ! ai-je pu lire dans les yeux de l'éducatrice toute mortifiée). Mais au finish, ils nous laissent le choix de continuer avec. Ouf.

  • Les rougeurs aux fesses : Bébé21 a des irritations qui disparaissent avec les jetables.

Mes motivations

Alors avec tous ces points négatifs, mais pourquoi est-ce que je m'obstine ? Un peu maso la Madame21, non ?! Monsieur21 me l'a demandé une fois, et moi, je me pose la question à chaque fois que je dois les passer au lavage, ces couches.

Le côté écologique

Le comparatif de l'écobilan détaillé sur ce site de service location/nettoyage de couches lavables/jetables me paraît convaincant (en 2013, ce service de location/nettoyage existe maintenant à Genève), et la réponse donnée aussi : "Même en tenant compte des consommations en eau et énergie nécessaires au lavage, l'écobilan des couches lavables est plus favorable que celui des jetables. En effet le coût écologique de fabrication et de destruction des jetables est très élevé."

Le côté économique

Une couche jetable biodégradable =~ 0.5 CHF, j'amortis donc mon paquet acheté 350.- CHF en 700 fois = 15 couches * ~47 lavages (ou semaines vu que je ne lave qu'une fois par semaine) =~ 11 mois. En plus, ça me fait moins mal au coeur de changer souvent la couche en cas de surproduction de Bébé21.

Le côté santé

Je me sens plus rassurée de savoir ce que contient une couche lavable (ben, du tissu) qui se frotte aux bijoux de famille de mon petit 24/24 et 7/7. Comme nous n'avons pas encore le recul nécessaire pour connaître les effets à long terme des couches jetables classiques contenant diverses substances de synthèse (Frère21 a été élevé aux pampers, mais comme il n'a pas encore de projet de paternité, difficile de savoir si tout fonctionne bien de ce côté-là), je préfère appliquer le principe de précaution : polypropylène, polyacrylate de sodium, ... la liste n'est pas joyeuse quand elle a le mérite d'apparaître sur le paquet de couches (les couches Coop sont détaillées, pas les Pampers par contre).

L'entretien

Je n'ai pas encore trouvé le processus et les produits miracles qui me permettent de laver les couches de manière pratique (à comprendre : sans grimacer à chaque fois que je les manipule) et efficace (avoir le meilleur rapport propreté / temps investi).

Le caca, ça part pas !

J'ai eu beau chercher sur les forums de mamans laveuses ; j'ai testé le blanchissant Ecover (percarbonate), le savon au fiel de boeuf trouvé chez Coop avec beaucoup d'huile de coude, les bains de soleil, le détachant Ecover, le vinaigre blanc, le blanchissant Eau Ecarlate, le trempage avec des cristaux de soude, le trempage avec du savon vaisselle, rien n'y fait : les taches persistent et signent 🙁

Puis, je suis tombée sur ce sondage et c'est là que j'ai compris : il n'y a pas de recette miracle, cela dépend du matériel et de la composition de ce que Bébé21 rejette.

J'utilise des protège-langes jetables, mais je pense passer de suite au micropolaire suite à la vision d'une vidéo montrant un caca (si, si, je vous assure) sur ce tissu. Je lis sur cet article de mamans musulmanes les bons résultats du détachant Ulrich et du détachant au fiel de boeuf. Comme quoi, j'ai encore quelques pistes à suivre...

Ma méthode de paresseuse (faut pas trop demander non plus hein)

Je stocke les couches à sec dans un filet de lessive (trouvé à la Migros) dans un bac de rangement avec un couvercle (trouvé chez Ikea) et je gicle abondamment de l'huile essentielle d'arbre à thé pour camoufler leur odeur - après 2 jours, je dois l'avouer, j'ouvre le bac en apnée.

Quand je me décide à les laver, je leur fais subir un trempage à vide puis un essorage en machine, histoire d'extraire le "jus" dans lequel elles ont été imbibées, puis je fais un cycle complet à 40 ou 60° selon la gravité des taches avec une dose de poudre à lessive Arbre Vert (trouvé chez Sun Store) après avoir lu qu'il vaut mieux éviter la glycérine qui imperméabilise le tissu, et une giclée d'huile essentielle de lavande et d'arbre à thé dans le compartiment d'adoucissant.

Une fois lavées, les couches sont suspendues au balcon, les taches le plus exposé possible pour leur bain de soleil détachant.

Tous les 2 mois, je fais un trempage plus long en machine (je le faisais dans la Shantala avant) avec des cristaux de soude pour le décrassage, et je les passe au sèche-linge, histoire de les rendre plus doux pour 2-3 fois.

Où en trouver

En occasion

En location / vente

Pour en savoir plus