Sapin écologique

Sapin en pot de la Feuille Verte
Sapin en pot de la Feuille Verte

Gamin21 m'a demandé un sapin de Noël.

Pendant des années, une plante verte du salon plus ou moins consentante faisait l'affaire : on l'agrémentait de quelques boules argentées (toujours les mêmes depuis plus d'une décennie) et de quelques guirlandes de récupération.

Las. Décembre déjà bien entamé, il a fallu que cette demande innocente tombe du ciel pour que j'amorce mon habituel processus d'achat écolo-localo-bio.

Une publicité dans notre boîte aux lettres (quoi !? savent pas lire l'auto-collant Pas de pub ?!?) pour un éco-sapin (eeeh, tiens tiens, ça tombe à pic, ça m'intéresse...) m'indique qu'il y a peut-être des voies possibles pour un achat responsable. La pub parle d'un sapin vivant en pot qui est récupéré après les fêtes, une espèce de location de sapin pendant quelques semaines.

La location d'un vrai sapin me séduit beaucoup par son aspect pratique:

  1. le sapin est livré, puis remporté depuis chez soi sans qu'on ait à bouger plus que les 10 doigts pour passer commande sur internet ;
  2. il n'y a pas besoin de le stocker pendant 11 mois pour ne l'utiliser que 1 mois voire moins, à l'instar d'un sapin artificiel.

D'un point de vue écolo, il n'y a pas de déchet, et aucun arbre n'est abattu. Pas mal. D'un point de vue prix (autour de 100.-), ça me paraît raisonnable vu la livraison et récupération à domicile par deux charmants paysagistes bien musclés.

Sapin en pot décoré par Gamin21 et son petit frère
Sapin en pot décoré par Gamin21 et son petit frère

Quelques adresses

Les prix des sapins en pot sont assez similaires (compter un peu plus de 100.- pour un 150-200 cm).

  • La Feuille Verte : notre choix, rapide (commande passée mercredi 5, sapin en pot livré le vendredi 7), et tout près de chez nous (livraison sur la Côte vaudoise uniquement en 2012), mais pas de choix sur la taille généreuse (150-200cm).
  • L'ecosapin : après avoir constaté qu'ils ne livraient qu'une semaine après la date de commande, j'ai laissé tomber. Par contre, leur FAQ m'a permis de savoir comment entretenir mon sapin en pot, et ils livrent partout en Suisse des sapins de tailles diverses.
  • Sapins genevois : super local, bio, tailles très diverses, prix abordables et tournées de livraisons... le rêve si on est genevois ! Et le côté associatif de l'affaire est intéressant (mais leur site web est... comment dire... améliorable).

Je mentionne encore CHapin,  sapin coupé suisse livré à domicile. Je note l'adresse par pur altruisme pour mes lecteurs, car je n'aime pas trop l'idée de couper un arbre juste pour le plaisir de la déco et des yeux.

Epilogue

Après avoir prévenu Gamin21 que notre sapin pourrait être assez petit (cela aurait coûté moins cher et il aurait facilement décoré un ecosapin de 1m), après avoir contenu son impatience pendant 2 jours interminables (il est déjà arrivé le sapin ? il arrivera demain ? après une fois ou deux fois dodo ?), après l'avoir averti que non, on ne pourra pas avoir toutes les couleurs de boules que notre commune a mises sur ses sapins publics, il n'est rien de plus magique que d'avoir vu ses yeux briller de plaisir à la découverte d'un sapin tout frais, plus grand que Monsieur21 et qui sent bon les fêtes.

[Edit 30.12.2012 : Quelques jours après la publication de mon article, Monsieur21 me pointe sur l'article de la FRC pour choisir un sapin "vert"]

[Edit 10.12.2014

Epilogue bis : petit échange avec le directeur d'ecosapin

Envoyé: Mardi 7 Janvier 2014

Objet: statistiques

Bonjour l'équipe Ecosapin,

J'ai commandé un ecosapin cette année et j'en ai été très contente. Toutefois, je me pose des questions sur la vie des ecosapins.

Nous l'avons sorti sur le balcon dès le 31 décembre afin qu'il n'ait pas trop chaud trop longtemps, mais même posé sur une estrade, il semble avoir eu chaud. Le pot dans lequel est planté l'ecosapin me semble petit pour contenir l'humidité nécessaire à l'arbre.

J'ai eu une discussion avec un ami paysagiste, et il me dit les choses suivantes :

- avec le choc thermique (2-3 semaines) entre les 0-10 degrés de l'extérieur et les 20+ degrés des appartements, il y a peu de chance que l'ecosapin puisse survivre

- il avait commandé des ecosapins pour la commune où il travaille et vous n'êtes jamais revenu les chercher malgré plusieurs prises de contact

Vous indiquez sur votre site que 80% des ecosapins reprennent leur cycle de vie :

Les ecosapins commençant à vous revenir depuis cette semaine, quand pourrez-vous avoir un bilan ? Ou pourriez-vous me donner les pourcentages des retours 2012 transformés en locations 2013 ?

Ma motivation première pour un ecosapin étant qu'il puisse continuer à vivre et être loué les années suivantes, je me pose la question du pourcentage réel d'ecosapins loués qui reviennent chez vous et qui

peuvent être reloués l'année d'après.

Je vous remercie pour vos informations et vous souhaite déjà beaucoup de succès pour 2014.

 

Envoyé: Mercredi 8 janvier 2014

Bonjour Madame21,

En effet nous replantons environ 80% des sapins. les 20% restant sont valorisé en biogaz.

Sur les 80% replanter tous ne sont pas réutilisé l'année suivante, nous en laissons une partie 2 ans en terre afin qu'ils aient le temps de se remettre et qu'ils soit vraiment beau.

Nous travaillons beaucoup avec un grand "éleveur de sapin" à Fribourg et nous avons des sapins en commun, certain sont vendu après plusieurs années en coupé ou si ils ont un peu souffert du chaud en coupé 2ième choix sous une autre marque que Ecosapin.

C'est pourquoi il nous est difficile de présenter un chiffre exacte au vue des centaines de sapins replanté puis revendu.

[...]

J’espère avoir répondu à vos questions et vous souhaite une excellente année 2014.

Meilleures salutations.

Julien Bugnon

Directeur

Voilà une réponse arrivée rapidement qui a le mérite d'être claire !

]

Joyeux Noël 2012 !

Promotion de la plus grande centrale solaire de Suisse à l’EPFL

Discours de bienvenue à la séance d'information de Romande Energie
Discours de bienvenue à la séance d'information de Romande Energie pour les blogueurs

La Famille21 a été contactée fin avril 2010 par une agence de communication grâce à nos lecteurs (il n'y en a en réalité peut-être qu'un seul, mais ça ne fait pas de mal d'être mégalo de temps à autre) de Café Vert TV qui nous ont indiqué comme blog digne d'intérêt. Nous avons été invités à une séance d'information sur un projet "top-secret" et nous serons les chanceux a en avoir "l'exclusivité pendant 2 semaines". Incroyable ! Sauf que le sujet avait déjà été traité par la presse traditionnelle en janvier 2009 : la plus grande centrale solaire de Suisse va être construite sur les toits de l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne).

Abordée par cette manière, je n'ai pu m'empêcher d'être méfiante et de demander ce que l'EPFL ou Romande Energie qui va exploiter la majeure partie de ce parc photovoltaïque attend de nous, modestes blogueurs romands. Je ne sais pas grand chose de cette démarche promotionnelle sauf que d'autres blogueurs de la région ont été conviés. Mais le thème du solaire et l'approche originale ayant titillé ma curiosité, je me suis décidée à y participer. Bon, j'avoue que l'existence d'un bus qui me mène en moins de 10 minutes sur site y est pour quelque chose, paresse et temps précieux obliges.

Séance de comm' pour blogueurs

Comme la Famille21 est locataire dans un appartement et que nous sommes de parfaits néophytes dans le domaine, j'ai demandé à un Ami21 qui a fait installer des cellules photovoltaïques sur le toit de sa maison récemment de m'accompagner en tant qu'expert "effronté": à comprendre qu'il sait de quoi il parle, il ose poser des questions pertinentes et ne pas lâcher le morceau si la réponse n'est pas satisfaisante.

Visite des installations de cellules photovoltaïques sur les toits de l'EPFL
Visite des installations de cellules photovoltaïques sur les toits de l'EPFL

Avant que je ne parte pour l'EPFL, Monsieur21 me demande si je savais qui étaient les autres blogueurs invités. Je lui réponds dans une boutade que je n'espère pas me retrouver toute seule face à une armada de marketeux et communiqueux de Romande Energie (RE). La réalité n'était pas loin : nous étions 4-5 blogueurs pour  une dizaine d'intervenants (orateur ou organisateur de la rencontre). Cette séance d'information a dû coûter bonbon !

Nous avons été accueillis fort aimablement par RE et après une explication de leur démarche stratégique en marketing (pourquoi ont-ils voulu communiquer leur projet de centrale solaire à des blogueurs d'abord, puis par des voies traditionnelles ensuite), nous avons assisté :

  • à une brève présentation du projet de la centrale,
  • à une explication de la technologie des couches minces (fort intéressante, par le jeune docteur Sylvain Nicolay qui nous promet du photovoltaïque concurrentiel pour bientôt et travaille activement au niveau politique pour démystifier le solaire),
  • à une visite des installations sur les toits,
  • puis finalement au déballage du produit de RE moncarrésolaire.

Comme ce blog évite de faire de la publicité pour des raisons que nous avons déjà étayées, je ne vais pas m'étendre sur le projet de la centrale car il a déjà été couvert par des professionnels qui écrivent bien mieux que moi. De plus, j'ai déjà fait indirectement de la publicité pour RE dans mon article consacré à l'électricité verte. Je voudrais donc approfondir deux sujets qui me laissent toujours perplexe :

  1. le discours de RE sur le libre choix du consommateur d'opter pour une électricité verte ou non et leur décision délibérée de ne pas imposer d'électricité verte à tous ;
  2. leur nouveau produit moncarrésolaire.
Tableau comparatif tarifs d'électricité
Tableau comparatif tarifs d'électricité

Romande Energie n'impose pas d'électricité verte

Je reste sceptique sur l'argumentation de RE pour ne pas produire plus d'électricité "propre". En effet, comme je l'ai mentionné dans un courrier à RE, les SIG (Services Industriels de Genève) réussissent à faire 90% d'électricité verte, or les SIG ne sont pas au bout du monde, mais juste au bout du lac ! Et je n'ai pas l'impression que cela gêne beaucoup de Genevois d'être condamnés à consommer de l'électricité verte. Je ne sais combien coûte un kWh genevois par rapport à un kWh vaudois, mais selon cette étude du magazine Bilan, les Morgiens chez RE paient plus cher que les Genevois chez SIG (voir le tableau ci-contre).

Il y a certainement de bonnes raisons derrière cette décharge de responsabilité sur le consommateur chez RE, raisons politiques ou économiques certainement... Quoique pour ce qui est des raisons économiques, RE ne manque pas d'idées pour dévier une partie de ses frais d'investissement sur le client final, à l'instar de moncarrésolaire.

moncarrésolaire

moncarrésolaire est un concept assez génial sur lequel l'assemblée réunie à l'EPFL a longuement discuté pour cause d'incompréhension. Tout d'abord, RE nous présente la chose comme une opportunité à tout un chacun, qu'il soit locataire dans un appartement, Rom sur les routes ou Eskimo dans son igloo, de pouvoir devenir producteur d'énergie solaire en louant le nombre de m2 de panneaux solaires que l'on veut sur les toits de l'EPFL. Une interface ludique vous permet de cliquer sur les carrés représentant les panneaux disposés sur les toits pour réserver vos places tel le spectacteur de Cyrano qui réserverait son siège au théâtre. Les places se louent à l'année pour 6.50 CHF par mois et par m2, et on table sur une production de 150 kWh/an.

Producteur engagé mais sans revenu

Tout ceci semble fabuleux car RE nous assène que ce système nous simplifie la vie, toutes les démarches administratives et la construction ayant déjà été entreprises, il nous suffit de quelques clics pour devenir producteur d'une énergie verte. Où est le hic ? Et bien, c'est dans la confusion de la notion de "producteur" : en effet, pour ramener à un domaine plus concret, moncarrésolaire, ça pourrait s'appeler moncarrébio. RE vous proposerait de louer une surface agricole à l'année, de faire pousser des patates bio, vous remet un certificat comme quoi vous êtes producteur de patates bio, vous met à disposition un site avec une webcam vous montrant les beaux plants de patates bio qui sont en train de pousser, mais le revenu de la vente de ces patates tombera non pas dans votre poche mais dans celle de RE !

Pas d'impact sur la facture d'électricité

Alors bien sûr, vous contribuez à ce qu'il y ait plus de patates bio dans l'ensemble de la production suisse. Il n'empêche que votre facture d'électricité restera totalement identique que vous ayez participé ou non à moncarrésolaire car vos patates bio ont rejoint leurs consoeurs dans la grande purée qu'est le réseau électrique romand, et aucune déduction ne vous est faite sur votre consommation. Dans les avantages pour les participants à moncarrésolaire, il est indiqué que l'énergie produite sera 40% moins chère que les autres offres solaires classiques. C'est fantastique, mais on ne comprend pas très bien qui profitera de cette électricité moins chère.

Une autre solution : sun-power

Personnellement, je pencherai plutôt pour la solution proposée par sun-power : non seulement, il s'agit d'une association à but non lucratif, mais en plus, si les centrales solaires produisent assez, vous obtenez un bonus qui peut amortir votre abonnement, voire vous procurer un bénéfice... Pour parodier Cyrano, je dirais : au moins, à la fin de l'année, je touche !

Les emballages plastiques pour l’alimentaire

Dans mon futur restaurant durable, je pensais proposer aux clients des emballages :

  1. jetables mais en matériau "écolo" (biodégradable par ex.) ;
  2. réutilisables en consigne (des tupperwares par ex.) ;
  3. apportés par le client ou la cliente (pots, boîtes et tout autre contenant qu'on pourra remplir avec de bons petits plats).

Au niveau écologique, tout comme pour les sacs à commission, j'ai l'intuition que ce sont les 2 dernières options (voire la toute dernière car on utiliserait l'existant et non du neuf) qui ont le meilleur écobilan, mais, à ma connaissance, il n'existe pas d'étude qui pourrait venir m'appuyer.

Madame21 en conseillère tupperware

Logo tupperware
Logo tupperware

Pour réaliser la deuxième option, je me suis lancée dans le périple de devenir "conseillère" tupperware. Je suis d'avis que les produits de cette marque sont de meilleure qualité que leurs plagiats en magasins ; pour une utilisation "industrielle" comme je l'envisage, il me semble donc plus rentable d'investir dans du matériel qui peut durer longtemps, mais ceci est une musique d'avenir...

Pour entrer dans la famille tupperware, il m'a fallu faire 3 réunions et un chiffre d'affaires minimal de 1800 CHF. Bien sûr, j'ai tourné de l'oeil en entendant ce chiffre, et je me suis dit que dans mon cercle de connaissances à tendance si ce n'est décroissante, c'est du moins pragmatique, les gens n'avaient pas tellement besoin de boîtes en plastique même si elles sont dans toutes les couleurs et toutes les formes...

C'était donc un réel défi (que j'ai relevé grâce à un élan de solidarité et d'amitié réelles et non en plastoc) car je n'ai vraiment pas la fibre commerciale et j'ai peu de connaissances sur l'assortiment de cette marque malgré mon utilisation quotidienne de leurs produits. J'étais donc dans mes petits souliers lors d'une de mes ventes, quand une Amie21 me pose la question : est-ce que ces boîtes relarguent des phtalates dans les aliments ?

Moi : des ... patates (ouh, je vais essayer de faire bonne figure dans mon ignorance), euh, bien sûr qu'on peut y mettre des patates...

Amie21 : Non, des phtalates ! c'est dangereux pour la santé !

Moi : Euh (sueurs froides), ben, je sais pas, je vais demander...

Les phtalates

J'ai donc posé la question à Frère21 (chimiste de son état) qui m'a en gros répondu : les phtalates, y en a partout, ils servent à ramollir l'effet dur des polymères.

Sur quoi, je lui ai retorqué en fronçant des sourcils : eh, oh, tu me causes meilleur, toi ! (car vous l'aurez deviné, je suis pas chimiste de formation et que dans mes moments d'émotions, je ne parle pas bien la france).

Logo "OK pour contact alimentaire"
Logo "OK pour contact alimentaire"

Il a complété en disant que le sigle du verre et de la fourchette qui se trouve sur tous mes tupperwares signifie que je peux les mettre en contact avec les denrées alimentaires. Mais pour ce qui est de la migration des phtalates dans nos aliments, il faudrait faire des tests plus poussés en laboratoire en simulant des conditions d'utilisation courante.

Les effets nocifs des phtalates sont encore controversés (comme pour tout produit pratique et lucratif, les impacts négatifs tardent toujours à être prouvés, et peinent encore plus à être reconnus et combattus), mais quand notre Office Fédérale de la Santé Publique nous met en garde contre la stérilité et les différents malformations que votre progéniture peut encourir par l'absorption de ces produits chimiques, y a de quoi se méfier sérieusement.

Les emballages alimentaires, ça nuit à notre santé

Frère21 m'indique à ce sujet un reportage d'ARTE hyper intéressant (mais pas toujours disponible, si c'est le cas, revenez plus tard...) sur le danger des emballages plastiques sur notre santé :

Le plastique, c'est fantastique

Il ne faut pas abuser des bonnes choses, et c'est apparemment le cas du plastique des emballages alimentaires. Chez la Famille21, on essaie de faire au mieux en :

  • faisant nos courses chez les professionnels du métier (en achetant le fromage chez le fromager, la viande chez le boucher, les légumes directement chez le paysan etc.) ;
  • en allant au marché ;

  • en réservant un minimum d'aliments à se procurer au supermarché (dans certains grands supermarchés, vous pouvez trouver un stand de boucherie, poissonnerie, ou fromagerie pour la vente à la coupe) ;
  • en cuisinant à partir de matières premières achetés selon les points précédents et en fuyant au maximum les plats préparés (mais faut pas nous prendre pour des saints non plus, avec PetitBébé21 qui a 1 mois et Gamin21 qui a 2 ans, c'est drôlement pratique d'avoir de temps en temps des menus qu'il suffit de réchauffer) ;
  • en évitant les produits en plastique pour les enfants (vu qu'ils mettent tout à la bouche un jour ou l'autre).
Emballages de mon frigo
Quelques emballages de mon frigo : PS=Polystyrène, PP=Polypropylène, et PET (comme les bouteilles PET)

Nous avons la chance de vivre en périphérie et d'avoir à proximité de chez nous un lieu de vente directe du producteur (fruits et légumes bio ou bio-mais-pas-certifiés). Pour les citadins purs et durs, il existe de plus en plus de possibilités d'abonnement aux paniers de légumes produits par des agriculteurs de la région : ça s'appelle l'agriculture contractuelle, et de plus en plus de projets existent en Romandie.

Se fournir directement chez un artisan, c'est court-cicuiter la chaîne de distribution standard : nous avons la satisfaction soit de payer moins cher, soit de payer autant mais la marge va directement dans la poche du professionnel qui vous sert.

Si on ne peut éviter d'avoir des emballages en plastique, il faut privilégier le PP (polypropylène) muni du sigle de recyclage no 5 qui a l'air d'être le moins nocif de tous, voire le PS (polystyrène). Dans tous les cas, il vaut mieux éviter de chauffer votre nourriture dans les emballages provenant du commerce. Vous pouvez jeter un oeil à la liste des 7 catégories de plastiques sur Ekopedia pour avoir les détails.

Pour en savoir plus

Petit Festival de la Terre 2010 à Lausanne

J'ai décidé de rejoindre l'équipe d'organisation du Festival de la Terre 2010 à Lausanne plutôt que de "juste" prêter main forte les jours de l'événement comme l'année passée. La fête se déroule cette année du 18 au 20 juin toujours à Montbenon au centre de Lausanne. Malgré la dénomination modeste, ce festival a un programme qui déchire sa mère, et c'est peu dire, surtout pour le dimanche qui est la journée consacrée aux enfants et aux familles. J'en suis pas peu fière, en particulier parce que je me suis occupée de la programmation des animations du dimanche avec quelques autres membres de l'association NiceFuture.

Le programme complet vous donne les détails des journées de vendredi et samedi également. Une happy night aura lieu le samedi comme soirée de soutien à l'association NiceFuture et au Festival de la Terre qui ne vivent que de sponsoring, et de bénévolat. Alors si vous voulez concilier bonne action et plaisir des sens (je vous livre le scoop que le prix de la soirée - outre le repas et les animations - comprend une dégustation de vins bio, si c'est pas super ça ?), inscrivez-vous à la soirée de soutien !

Si vous avez des enfants, et même si vous n'en avez pas, passez un moment dès 9h à Montbenon ce dimanche 20 juin pour profiter d'un Festival gai, nature, éthique, et gratuit (ou presque, mais c'est parce que certaines animations proposent par ex. un bricolage que vous pouvez emporter chez vous pour une somme symbolique !). D'ailleurs, si PetitBébé21 (nom sous réserve de changement dans la limite des stocks disponibles) n'est pas encore arrivé, la Famille21 y déambulera certainement, un paquet de churros bio à la main...

J'espère qu'il y aura des churros, parce qu'un festival sans churros c'est presque comme une glacière sans pain de glace, un soda club sans gaz, un pique-nique de grillades sans reste... Bref, vive l'été, vive les festivals !

Jouets pour bébés et enfants : quelques astuces

A l'approche de Noël, d'un anniversaire, d'une communion ou de n'importe quelle occcasion où un cadeau à votre (petit-)enfant, filleul(e), neveu ou nièce sera apprécié, vous avez l'embarras du choix dans les commerces pour trouver un jouet approprié. Mais Madame21 elle ne veut pas faire simple là où on peut faire compliqué. Avec des conditions comme :

  • fabriqué en Suisse ou en Europe
  • composé de matières "naturelles" (bois massif, carton, métal)
  • à un prix abordable

eh bien je me retrouve souvent avec au plus 1-2 articles pour la tranche d'âge qui m'intéresse... Ca, c'est quand j'ai de la chance ou que je suis persévérante.

Logo de la campagne Cest pas du jeu
Logo de la campagne C'est pas du jeu !

Made in China, Fabriqué en Chine

Il y a les fois où, la mort dans l'âme et me jurant qu'on ne m'y reprendrait plus, j'achète quand même le jouet en plastique fabriqué en Chine, car il est omniprésent, léger, et pas cher comparé à son équivalent en bois... Sur le moment même, je fais l'autruche et maintenant que je me renseigne pour la rédaction de cet article, je me jure qu'on ne m'y reprendra plus...

Pourquoi ? Parce que le cadre de travail dans les industries chinoises est tout sauf rassurant : nombreuses heures supplémentaires, travail des enfants, mauvaises conditions d'hygiène et de sécurité. Une campagne C'est pas du jeu ! pour améliorer la situation a été lancée, des explications simples sur la provenance des jouets sont données, des chiffres effarants sur le travail des enfants en Asie sont estimées, mais plus que des mots, voici une chanson qui vous résumera bien la chose.

Pour le premier anniversaire de Bébé21, nous avions demandé aux invités de ne pas acheter de cadeau, et si vraiment, alors qu'ils évitent les jouets de Chine. Quand j'ai noté ceci sur la carte d'invitation, je ne me doutais pas que cela était une vraie gageure... C'est en découvrant cette carte du monde de l'exportation des jouets, et en voulant moi-même trouver un cadeau pour un petit copain de Bébé21 que je me suis rendue compte de la difficulté de l'exercice ! Malgré ces embûches, je ne me vois pas dire au destinataire de mon jouet Made in China : tiens, amuse-toi bien avec, c'est une petite fille à peine plus âgée que toi qui l'a fabriqué, et elle est peut-être morte d'épuisement au travail à l'heure qu'il est.

Comme le conseille l'article Pour un Noël responsable, la bonne méthode n'est pas de boycotter, mais d'avoir un comportement de consommation qui privilégie les détaillants et fabricants soucieux des conditions de travail de leurs employés, qu'ils soient de Chine ou d'ailleurs.

A Lausanne, le petit magasin Marelle tient cette politique-là, comme me l'a expliqué son propriétaire lors de la dernière assemblée générale vaudoise de l'Economie Sociale et Solidaire.

Train en bois dont les peintures sont testées par PetitFrère21
Train en bois dont les peintures sont testées par PetitFrère21

Acheter oui, mais sans toxicité !

Le Service de la consommation et des affaires vétérinaires de l'Etat de Genève où travaille PetitFrère21 fait de temps en temps des campagnes de tests de toxicité sur divers objets du commerce dont les jouets pour enfants. Nous avons la chance de pouvoir récupérer les cobayes "sains" rescapés de ces analyses. Ces actions inopinées sont très honorables, mais il leur est bien sûr impossible de couvrir toute l'offre du marché qui se renouvelle constamment...

Avant de devenir mère, je n'étais même pas consciente que certains jouets pouvaient être nocifs pour les enfants. En voyant Bébé21 mettre tous ses jouets à la bouche, je me suis bien dit que je serais plus rassurée si la peinture/le plastique/le tissu qu'il tète goulûment n'a pas d'effet nuisible. Avant de faire la connaissance de Susana de la Revue Durable, je ne me doutais même pas qu'il existait des associations qui se préoccupent de la question et testent régulièrement les jouets.

Healthytoys.org

Avant de se procurer un jouet, il est possible de voir s'il contient des substances chimiques indésirables (plomb, arsenic, cadmium, mercure etc. miam!) sur le site américain HealthyStuff.org où des centaines de jouets sont testés chaque année. La plupart des grandes marques y sont, et on peut même faire des propositions de jouets à tester. Pour un peu que d'autres internautes appuient cette proposition, le jouet sera évalué par cette organisation dans les semaines qui suivent.

WECF et les ateliers Nesting

Plus près de chez nous, le site de Nesting vous prodigue conseils et astuces sur la mise en place d'un environnement sain pour votre progéniture :

Acheter non ! Mieux vaut louer !

L'inconvénient avec un jouet que l'enfant possède, c'est qu'il s'en lasse au bout d'un certain temps. Cela peut être 5 mois comme 5 minutes, et si c'est le second cas, vous vous retrouvez avec un objet sur les bras que vous rangez à la cave (en vue du prochain bébé), vendez (pour rentabiliser votre dépense), ou donnez (pour que cela fasse au moins un heureux, et tant pis si c'est pas le vôtre qui en profite).

Nos voisins Français ont la chance d'avoir des entreprises (euh, une seule en fait) sur leur sol proposant la location de jouets : il s'agit de dimdom.fr (merci à ciboulette pour son article à ce sujet). Cerise sur le gâteau, cette jeune boîte s'engage à nous louer des jouets sûrs et sains, et pour un prix encore assez raisonnable je trouve. Dimdom propose même de rendre votre blog neutre en CO2 en plantant 5 arbres pour chaque référencement (c'est Monsieur21 qui me l'a fait remarquer, candide comme je suis, je parle d'eux sans aucune prétention en retour...). Vivement qu'une telle entreprise arrive en Suisse !

Mais que fait la Suisse ?

Nous n'avons pas d'association JouetsSains.ch, pas d'atelier Nesting helvétique, pas de service de location de jouets "sains" romands... Comme quoi, retraité(e)s, mère ou père au foyer, bénévoles et entrepreneurs suisses de tout bord : il y a de quoi faire pour occuper nos journées de grisaille hivernale ! Allez hop, y à qu'à... 🙂

Ce que nous avons chez nous, ce sont les ludothèques, par ex. celles de Lausanne. Il en existe un peu partout en Romandie. Pour 1 à 5.-, on peut louer un jouet pour 3 semaines. Le seul désavantage des ludothèques que je vois, c'est que nous n'avons aucune garantie que le jouet est chimiquement sain. A quand une ludothèque saine et durable ? Allez, yaka...