La simplicité volontaire

3 sacs de vêtements à jeter
3 sacs de vêtements à jeter après un 1er tour de tri

Après avoir lu avec intérêt quelques articles plein de bon sens sur la simplicité volontaire, avoir entendu Thomas d'Ansembourg en faire les louanges, et avoir dévoré quasi d'une seule traite l'Art de la simplicité de Dominique Loreau, j'ai été prise d'un violent besoin de révolutionner mes espaces de rangement qui ont subi un élagage drastique.

Se débarrasser du superflu

Après avoir vidé mes armoires à habits d'un bon quart de leur volume, je suis passée à celles de la salle de bain, pour finir par le dépeuplement de l'étagère fourre-tout de mon bureau. Chaque habit ou objet a eu droit à un jugement sommaire se résumant aux deux questions suivantes :

  1. Est-ce que j'ai utilisé ceci durant les derniers 12 mois ?
  2. Est-ce que je pense que je vais l'utiliser dans les prochains 12 mois ?

Aux affaires traînant avec elles une connotation sentimale particulière (ma collection d'autocollants argentés de mes années collège, ou mon livre de dessins de copains de classe), je laisse le bénéfice du doute qu'elles pourraient intéresser Bébé21 lorsqu'il se demandera si ses vieux avaient été jeunes une fois...

Mais sinon, beaucoup de choses ont passé à la trappe : les habits qui me font boudiner, le CD de Céline Dion ou de Alphaville, les livres informatiques sur le HTML 2.0, les vieux câbles IDE que j'ai à triple, les vieilles photos sans intérêt qui s'accumulaient dans des boîtes à archives, les échantillons de parfum ou savon, etc. Après plusieurs sacs poubelle ou sac à recyclage débordant de mes vieilleries, je constate que :

  1. ça me prend un temps monstrueux à trier
  2. il me reste encore tout autant à évacuer (cuisine, salon, chambre de Bébé21)
  3. ça fait un bien fou de se débarrasser de ces choses qui encombraient l'appartement

Cela en vaut la chandelle, car la nouvelle Madame21 se restreindra à l'essentiel, elle, et je n'en serai pas peu fière.

Enfin, dans un second tour disons, parce qu'il faut pas pousser mémé non plus, hein : les bouquins super inintérressants qu'on vient de m'offrir ou ma collection de classeurs neufs achetés en action l'année passée ont droit à un sursis.

Pour aller plus vite dans la besogne, je me suis restreint à la question suivante : "est-ce que cela m'est utile maintenant alors que je ne l'ai pas retouché depuis un bon bout de temps ?". Si mon ancien moi revient insidieusement avec une suggestion qui commence par "peut-être que cela pourra servir...", ben là, crac, la nouvelle Madame21, elle terrasse cette pensée sournoise et d'un geste déterminé envoie l'objet incrimé à la poubelle ou au sac "à donner contre bons soins".

Quels avantages je peux bien retirer de cet énorme travail ?

  • moins d'objets = moins de poussière = moins de ménage à faire
  • j'ai plus d'espace, rien qu'à l'oeil, ça soulage
  • trop de choix tuait le choix => maintenant je perds moins de temps à choisir mes habits le matin (ça, c'est un argument qui doit paraître complètement extra-terrestre aux messieurs qui liraient cet article)
  • je retrouve des choses oubliées (livres à lire ou à rendre depuis belle lurette surtout... aïe aïe aïe)
  • je pourrai racheter des choses de meilleure qualité et mieux adaptées à mes besoins actuels pour remplacer les mille gnognotes que je gardais

Acheter mieux

Vivre selon la simplicité volontaire ne signifie pas vivre sans matériel, mais s'entourer de choses essentielles, belles, naturelles et de qualité. J'ai entendu (si quelqu'un connaît la référence, c'est volontiers que je la noterai ici) que s'acheter un objet de bonne qualité en y mettant le prix nous coûte moins cher à long terme que de s'en acheter plusieurs mais meilleur marché. Ceci dit, il faut pouvoir être dans l'état d'esprit de réutilisation sur une longue durée. Pour ce qui est des vêtements par exemple, la reconversion d'une personne très attachée à la mode me paraît être plus ardue que pour moi, ancienne geekette reconvertie en bobo-bio.

Donc, fini les achats spontanés ! Je dirai même, fini les achats tout court : je laisse passer les semaines voire les mois, et si le besoin d'un matériel persiste, là, je me dis que je vais commencer à le chercher sur le marché.

Et c'est tout ?

La simplicité volontaire comporte beaucoup d'autres considérations à des niveaux divers : relations (ne pas s'encombrer des relations superficielles), ou activités (se consacrer à ce qui nous importe vraiment et ne pas se disperser). Tout ceci fait partie d'un mouvement pour vivre bien, pour vivre mieux, que je détaillerai dans d'autres articles, parce que là, je vais profiter d'être en ligne pour aller dénicher des jeux pour bébé (non, je triche pas : j'achète pas pour moi, j'achète pour Bébé21...).