Liqueur de fraises ou de citron ou de tout autre fruit

Liqueur fraise ou citron
Ma première cuvée de liqueur fraise ou citron en 2013

Recevant beaucoup d'éloges pour des liqueurs maison que je fabrique à partir de pelures ou de fruits un peu blets, je vous partage aujourd'hui la recette ultra-simple inspirée de celle de liqueur de fraises ou de citron du blog Les gourmandises d'Isa. Dégustées très frais, ces liqueurs raviront toutes les papilles.

Liqueur de fraises

Quand je pars faire la cueillette de fraises près de chez moi au printemps, je m'emporte toujours un peu et ramène facilement 3-4 kg de ces fruits délicieux mais fragiles. Même avec beaucoup de bonne volonté, et forçant tout le monde à en manger au ptit déj, ou en dessert matin-midi-soir, la Famille21 cale un peu, surtout lors de ma 3e cueillette la même semaine.

Comme je ne suis pas très confiture, j'ai trouvé un destin des plus exquis pour ces fraises qui me restent sur les bras et qui ne sont pas des plus belles : la liqueur de fraises.

Recette

Après avoir rapidement lavé, équeuté et coupé en 2 mes fraises, je les pèse, et je les immerge dans la même quantité de vodka (achetée au supermarché, env. 10.- la bouteille de 75dl). Je les laisse tranquille une quinzaine de jours à température ambiante dans un récipient fermé à prévoir assez grand.

Au bout des deux semaines de repos, je prépare un sirop en faisant chauffer du sucre avec de l'eau jusqu'à dissolution complète du sucre. Dès que le sirop est tiède, je le verse dans le récipient qui contient les fraises à la vodka. Après une journée, je filtre avec une passoire et je mets en bouteille.

Quantités

  • 750g de fraises
  • 75dl de vodka
  • 750 de sucre
  • 75dl d'eau

Liqueur de citron : le limoncello

A la même époque, j'avais également des citrons bio pour lesquels je n'utilisais que le jus. La peau partait donc au compost jusqu'à ce que je découvre la recette du limoncello qui me permet de valoriser ces pelures.

Recette

Après avoir lavé une demi-douzaine de citrons, je récolte le zeste à l'aide d'un économe dans un récipient que je remplis de vodka et que je laisse ensuite reposer fermé pendant quinze jours.

De même que pour la liqueur de fraises, je prépare le sirop et l'ajoute à la vodka une fois tiède. Par contre, j'attends une semaine avant de filtrer et mettre en bouteille.

Quantités

Pour mieux mémoriser la recette, je reste sur la même logique que la liqueur de fraises, mais vous pouvez bien sûr diminuer la quantité de sucre pour obtenir une liqueur moins douce.

  • zeste de 5-6 citrons bio
  • 75dl de vodka
  • 750g de sucre
  • 75dl d'eau

Liqueur d'autres fruits

J'ai tenté l'expérience avec des cerises et des framboises également. Ces liqueurs ont reçu un bon accueil partout où je les ai amenées.

Je jetais les fraises ou les cerises qui avaient gogé dans la vodka et qui en sortaient encore plus mal en point. Leur aspect n'a pas rebuté certains amateurs de fruits alcoolisés et c'est comme cela que j'arrive à un zéro déchet des plus commodes.

Santé !

Poêles écologiques sans revêtement

Il y a 2 petites années, j'avais besoin de nouvelles poêles à frire. Le test des meilleures poêles disponibles de la FRC tombait pile-poêle, et je me suis procuré les 2-3 meilleures du test, dont une en céramique. Moins de deux ans plus tard, je déchante : le revêtement est abîmé malgré une utilisation sans ustensils en métal ou abrasifs, et l'anti-adhérence laisse grandement à désirer. Deux ans de vie pour des poêles, cela me paraît dérisoire par rapport aux casseroles qui me suivent de déménagement en déménagement.

Poêle en fer
Ma poêle à frire en fer

Je me promets que les prochaines dureront plusieurs générations. Croix de bois, croix de fer... ah ? Mais tiens, n'existe-il pas des poêles en fer justement dont la longévité concurrence celle des casseroles en inox ?

L'achat d'une poêle écologique sans revêtement

Je découvre sur internet le monde merveilleux des poêles sans revêtement qui sont garanties 25 ans voire à vie... Le site Consommer durable nous apprend qu'une poêle simple en fer est plus écologique (lors de sa fabrication, mais également en raison de sa longue durée de vie) qu'une poêle en téflon.

Il ne me reste que l'embarras du choix :

  • en fer ou en fonte ?
  • de marque (le français de Buyer par ex.) ou total inconnu ?

Après avoir relevé les différences entre le fer et la fonte pour les poêles, je me décide pour une poêle à frire en fer (léger, chauffe rapidement, 30EUR) et une sauteuse en fonte (lourde, et nécessite 3-4 minutes de pré-chauffage, 120EUR). Je jette mon dévolu sur Scandi-vie.com, qui affiche un logo Avis vérifiés me donnant confiance. Après quelques mails échangés afin d'obtenir quelques informations complémentaires sur le poids des poêles notamment, mais également dans le but de tester leur service clientèle, je passe commande. Je reçois le paquet quelques jours plus tard, et je pleure... le manche de la poêle en fer est aussi long que mon bras (pas très pratique pour ranger) et la poêle en fonte de près de 3 kg (à vide !) arracherait quelques larmes même à M. Univers.

Poêle en fonte
Ma poêle en fonte

Il paraît que les mariages de raison durent aussi longtemps voire plus que les mariages d'amour : je me fais donc une raison et apprends à apprivoiser ces poêles nouvelles.

Le culottage et la cuisson

Si les poêles antiadhésives ont connu un tel succès auprès des ménages, cela aurait dû me mettre la puce à l'oreille pour ce qui est des propriétés adhésives des poêles sans revêtement, non ?! Ma naïveté me surprend moi-même et je repleure un bon coup quand je constate que les aliments cuits dans la poêle en fer accrochent terriblement, malgré le premier culottage que j'ai réalisé doctement. Le culottage est une technique (impliquant du gras) pour rendre les poêles sans revêtement aussi antiadhésives que les autres. Tous les connaisseurs le clament : plus une poêle en fonte ou en fer est utilisée, et plus elle deviendra antiadhésive grâce au culottage "naturel". Par naturel, je traduis : avec un entretien manuel vigilant.

Les poêles sans revêtement sont antiadhésives à température moyenne sans culottage. J'ai pu le tester avec des oeufs au plat ou des crêpes qui se détachent sans problème même avec peu de matière grasse.

L'entretien et la rouille

La poêle sans revêtement rouille si elle n'est pas séchée avec un torchon rapidement après le lavage. J'ai suivi la méthode pour nettoyer une poêle en fonte rouillée pour réparer cette bévue.

Maintenant, après chaque utilisation, je lave immédiatement, je sèche immédiatement et je graisse avec un pinceau et de l'huile avant de la ranger en mettant dessus une feuille de papier sulfurisé (pour empiler les poêles). Pas très pratique au premier abord, mais c'est un coup à prendre.

Donc, j'en viens à mes conseils pour ces poêles sans revêtement :

  1. Jamais une poêle sécher toute seule, tu laisseras
  2. Si tu veux te faire des biscottos à la Schwarzie, une poêle en fonte tu achèteras
  3. A feu moyen seulement, tu cuisineras
  4. Un bol d'huile avec un pinceau à disposition permanente, tu prépareras

Les avantages

Bon, c'est sûr, au prix où je les ai payées, je vais les utiliser toute ma vie ces poêles sans revêtement.

C'est aussi agréable de pouvoir utiliser des ustensils qui peuvent rayer car elles ne craignent rien (à part la rouille). De plus la poêle en fonte garde longtemps la chaleur, ce qui permet d'avoir des aliments qui restent chaud toute la durée du repas.

Et surtout, je vais pouvoir refiler une poêle bien culottée à chacune de mes futures belles-filles dans 20 ans, et m'en racheter d'autres qui demandent moins de boulot, hé hé hé.

Autres liens sur le sujet

La carte de crédit avec paiement sans contact

Ma carte avec nfc sacrifiée aux ciseaux, cutter et ongles pour la science
Ma carte avec nfc sacrifiée aux ciseaux, cutter et ongles pour la science

Cette année Père Noël UBS est venu en avance et m'a proposé de remplacer ma vieille carte de crédit contre non une, mais carrément deux cartes de crédit avec paiement sans contact. Le courrier est bien sûr arrivé avec les larmoiements d'usage sur l'impossibilité de continuer à éditer mon ancienne carte et avec un enthousiasme sans limite sur les fonctionnalités absolument phénoménales que mes nouvelles cartes allaient m'apporter, dont le paiement sans contact.

Pour une consommatrice modérée comme je le suis, qui n'utilise sa carte de crédit que pour des achats extravagants (genre, les billets CFF sur le smartphone), une carte, c'était déjà presque trop. Et me voilà me retrouvant avec deux sur les bras, bien sûr gratuites pour une année ou deux.

La sécurité relative du paiement sans contact

Outre la vente forcée de ces nouvelles cartes car au final, rien n'est gratuit, c'est le paiement sans contact qui m'ennuie furieusement. Non seulement, je n'y vois pas d'utilité, mais je me pose des questions sur les failles de sécurité exploitables et visiblement exploitées. L'émission ABE du 18 novembre 2014 en fait une petite démonstration édifiante (voir l'extrait de 3'20'' à 4'45'').

L'application Banking card reader en action
L'application Banking card reader en action

D'un naturel curieux, j'ai téléchargé une application smartphone pouvant lire ma carte de crédit par NFC (near field communication), la technologie qui permet le paiement sans contact. Diable ! Moi qui ai toujours rêvé de jouer dans un James Bond, je m'y crois presque (mes bras étant aussi gros que des cuisses de top-model, je me vois comme assistante de Q pour les gadgets, n'est-ce pas, pas comme James Bond girl). En moins d'une seconde, mon téléphone appliqué à ma nouvelle carte de crédit couverte d'un tissu me révèle diverses informations utiles à une personne mal-intentionnée.

Comment se débarrasser du paiement sans contact de sa carte de crédit ?

Certes, plus besoin de taper son PIN, même plus besoin de sortir sa carte de son porte-monnaie pour payer un petit achat de moins de 40 CHF, cela séduit certainement de nombreux utilisateurs du NFC.

Pour les sceptiques, les ringards, ou les paranos (ou tout cela à la fois, comme moi-même), j'ai pris le téléphone et la souris pour savoir comment je pouvais utiliser ma carte de crédit comme "avant" l'ère du paiement sans contact.

Obtenir une nouvelle carte de crédit sans le NFC

L'aimable responsable au service clientèle d'UBS me répond avec perplexité qu'il n'est pas possible d'obtenir une carte de crédit sans le paiement sans contact, et il ignore si un concurrent propose ce genre de produit. Impasse complète, vous pouvez oublier. C'est comme si je cherchais à acheter une vidéocassette VHS pour visionner Avatar.

Demander de désactiver le paiement sans contact

La collaboratrice du service clientèle UBS à l'accent délicieusement fédéral me demande en quoi est faite ma carte de crédit. Ben, en plastique ? Ah alors, là, non, ça ne joue pas, il existe d'autres cartes pour lesquelles il est possible de désactiver le NFC, mais celle en ma possession non. Faudra faire avec ma petite dame. Et pourtant, en France, certaines banques permettent de désactiver le paiement sans contact (mais cela n'empêche pas le vol d'informations), voire de commander une carte sans puce NFC.

Mutiler l'antenne NFC

Certains consommateurs qui n'ont pas froids aux yeux se réfèrent à la marche à suivre pour rendre la puce NFC complètement muette en coupant son antenne. J'ai pensé tenter la procédure sur ma deuxième-carte-offerte pour le fun et pour la science, mais malgré une lampe torche qui peut illuminer la lune, rien à faire : ma carte est opaque, et donc impossible de répérer la fameuse antenne à couper.

Comment protéger sa carte avec un étui anti-NFC

Du plus chic au plus bricolé, voici un petit tour d'horizon d'étuis anti-piratage de données stockées sur votre carte de crédit avec paiement sans contact.

Le porte-cartes et monnaie design en aluminium

Divers marques et prix se trouvent sur les boutiques en ligne vendant des portes-cartes protégeant de la lecture par RFID (la radio-identification, la NFC n'est qu'une application parmi d'autres de cette technologie). Un nom semble sortir du lot pour la qualité : Ögon. A 40 CHF la boîte en alu, je me demande si elle ne ferait pas également chaufferette pour l'hiver... Mon porte-monnaie actuel tombant en lambeau, j'hésite avec le modèle plus fin de secrid, mais se pose ensuite le problème de la monnaie.

La pochette de protection RFID

Pour celles et ceux qui souhaitent conserver leur porte-monnaie classique, il existe de nombreuses pochettes protégeant d'un accès RFID. La boutique epiguard en Suisse en propose différents formats (pour les passeports contenant une puce RFID  aussi), et je suis séduite par cette solution peu encombrante à moindre frais (7.50 CHF, avec prix dégressif selon la quantité).

Porte-monnaie en brique de jus d'orange
Porte-monnaie en brique de jus d'orange

Les étuis maisons

Début décembre, je me fabriquais plusieurs porte-monnaies en briques de lait ou de jus d'orange, à tout hasard en prévision de Noël. Une clairvoyance soudaine m'est survenue lors d'un de ces bricolages : une fine couche d'aluminium entre dans la composition du tetrapak.

De suite, je teste l'application de mon smartphone lisant les cartes avec le NFC. Ô joie, mon téléphone est aveugle lorsque ma carte de crédit loge à l'intérieur de son étui maison.

Mais je ne crie pas victoire avant de tester mon porte-monnaie de récup directement à une caisse d'un supermarché équipé de lecteur NFC qui est potentiellement plus sensible. La caissière étant curieuse et de bonne humeur, je peux prendre le temps de faire plusieurs tests sous le regard amusé des clients suivants. Et là aussi, bingo ! L'étui protecteur fait son office.

Papy21 et Mamie21 m'ont offert un étui anti-NFC fabriqué maison à base de carton et d'aluminium et là également, mon smartphone est incapable d'extraire les informations de ma carte de crédit.

Pourquoi le forcing des cartes avec paiement sans contact ?

C'est en allant récemment au zoo de la Garenne et en y remarquant le nouveau terminal permettant le paiement sans contact que l'évidence m'a frappée : tous les commerces devront tôt ou tard renouveler leur matériel de paiement par carte pour être compatible avec le NFC. Non seulement par économie d'échelle, il est bien plus rentable de proposer un produit unique, mais un tel nouveau produit nourrit toute la chaîne : émetteur de carte, institution bancaire, fabricant de terminaux de paiement, et tous leurs intermédiaires... Au final, c'est bien sûr le consommateur qui paiera, pour une fonctionnalité qu'il n'a jamais réclamée. Par un aperçu du coût de l'argent plastique pour un commerçant suisse, il est possible de s'imaginer l'enjeu pécuniaire de ces nouvelles cartes.

La dématérialisation des transactions me déconnecte avec le montant de la dépense : je ne ressens pas la même chose si je consomme pour 200.- au marché avec mes billets que lorsque je paie ce même montant à la caisse du supermarché avec ma carte de débit. La carte avec paiement sans contact pousse encore plus loin la dématérialisation de l'argent : on peut acheter plus vite et de manière presque intangible. Psychologiquement, je serais tentée d'acheter plus ou plus fréquemment. Peut-être est-ce un moyen vicieux de relancer la consommation des ménages et la croissance ? Fichtre, je crois que je vire décroissante.

[Edit 02.03.2015

Voir l'article NFC : banques et émetteurs perdent le contact

]

Le littering

Le littering, c'est le fait de jeter ses déchets dans l'espace public, partout sauf dans une poubelle. Même si celle-ci est à moins de 6 pas.

Je n'aurais jamais cru que notre belle Suisse pouvait devenir victime de ce genre d'incivilités. Pire, le phénomène a frappé à notre porte : Monsieur21 en a été témoin juste sous sa fenêtre l'autre jour, lorsqu'un jeune du quartier a fait éclater des ballons de baudruche sans en rammasser les éclats.

Petit interlude introductif, saynète d'une banlieue de l'agglomération lausannoise

Monsieur21 outré : "Hééé, gamin ! T'as pas oublié quelque chose par terre là ?"

Le gamin qui s'en allait déjà : "Hein ? Aaah, euh oui m'sieur, j'r'masse toudsuite m'sieur !"

A peine dépassé le coin du bâtiment, le gosse en question lâche ses déchets par terre.

Monsieur21 par une autre fenêtre un peu plus loin : "Héééééé, GAMIN ! Tu crois que je t'ai pas vu ! Tu reprends ça tout de suite et tu mets ça dans une poubelle !"

Et voilà comment, après une jeunesse rebelle et clope-au-bec, les petits hasards de la vie font que Monsieur21 se retrouve taggé de sale con-servateur.

Les raisons du littering

Affiche de l'IGSU
Affiche de l'IGSU pour lutter contre le littering

A la première place sur le podium des causes du littering, c'est le manque d'éducation à mon avis. La phrase magique est ici : les déchets vont à la poubelle.

C'est magique parce que ça marche même à la maison, où généralement les habitants ne laissent pas traîner des déchets sur le parquet ou le carrelage, sauf si vous avez des amis qui ont le syndrome de Diogène (trouble dont l'un des symptômes est d'accumuler les déchets et la saleté chez soi), ce qui devrait être assez rare (mais pas trop rare quand même pour que cela donne assez de matière à l'émission de télé-réalité C'est du propre sur M6).

A la deuxième place, c'est le raccourci bien arrangeant "les nettoyeurs vont ramasser de toute façon". Pour ceux qui ont encore une conscience, c'est drôlement pratique, cela permet de se refaire un karma limpide le lendemain. Mieux encore : ce déchet sur le sol donne un sens au travail du personnel de nettoyage.

Fichtre, le littering est donc un acte qui flirte avec l'altruisme : concierges, techniciens de surface ! Vous pouvez arrêter de faire les rabat-joies ingrats !

En dernière position, je suppose une déconnexion entre notre environnement extérieur et nous-même, qui nous permet de se détacher et jeter. Les campagnes d'affichages de l'IGSU (communauté d'intérêt pour un monde propre) tente de rétablir cette connexion perdue par des images chocs.

L'accroissement du littering

Mise à part l'ire tout à fait justifiée de Monsieur21, il faut savoir que le phénomène prend assez d'ampleur pour que nos autorités appliquent des mesures plus ou moins ludiques. Et pourquoi cette sensibilisation citoyenne se propage-t-elle aujourd'hui ? Car le littering a un coût certain : dans les communes, sur les ~100.- consacrés au nettoyage par personne par an, 20.- reviennent au nettoyage du littering (Le littering a un coût, p. 44). Au niveau Suisse, le montant estimé avoisine les 150 millions pour les espaces publics et 50 millions pour les réseaux de transports publics.

Les conséquences du littering

Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je fais la touriste dans un autre pays, et qu'il sent mauvais ou qu'il est sale, ça ne me donne pas envie d'y retourner.

Et pour le pays où on habite, c'est pareil, non ? Sentiment d'insécurité ou détérioration de la qualité de vie... c'est certain, quand je vois des déchets traîner partout dans la rue, ça me démange de jouer la mégère aigrie qui sermonne la populace mal élevée...

Campagne Nourrissez les poubelles à Lausanne
Campagne Nourrissez les poubelles à Lausanne

Quelques actions contre le littering

A Lausanne, des poubelles qui rôtent ont vu le jour avec la campagne Nourrissez les poubelles !

J'ai trouvé l'idée complètement idiote jusqu'au jour où une collègue m'a révélée que ses neveux adoraient ces poubelles qui parlent et ramassaient tous les déchets aux alentours pour les nourrir...

A Gland, une campagne Gland n'est pas une poubelle a inspiré ses citoyens.

A Préverenges, le nettoyage de la Plage est le rendez-vous annuel des habitants engagés.

Et ailleurs en Suisse, l'IGSU encourage les initiatives ponctuelles et les recense en images.

Pour en savoir plus

 

La caisse maladie publique : épisode 2

Suite de l'épisode 1...

Une votation biaisée

Non à la caisse publique
Non à la caisse publique

Je ne parlerai pas des 5 millions dépensés pour la campagne des opposants à la Caisse publique. Les initiants et leurs 200 petites patates peuvent aller se rhabiller.

Je ne parlerai pas non plus des propos alarmistes des opposants à la caisse publique (c'est la fin de notre système de santé ! on va tous mourir ! ou pire : on va avoir un système de santé à la française...).

Pour une fois, je suis très réaliste et en raison d'une "erreur" de traduction en allemand, les Suisses de l'autre côté de la Sarine vont dire non car ils votent sur un texte fondamentalement différent : LES primeS fixées par canton deviennent UNE prime UNIQUE fixée par canton. Le PDC, le parti des familles, s'en est ému et en a fait son cheval de bataille, vu qu'une seule prime induit la disparition des primes basses pour les enfants.

La caisse publique... pas encore née et déjà enterrée.

Une morte

La Lamal part d'une intention de solidarité : jeune-vieux, homme-femme, malade-bien portant. Nous payons la même prime basée sur les critères suivants uniquement : la région, l'âge, la franchise et le modèle choisi (ordinaire, HMO, médecin de famille etc.). Par ex. La femme ou l'homme à tout faire d'un couple richissime qui habite dans la même région que ses employeurs paiera la même prime que sa patronne du même âge. Quel que soit son salaire, sa situation familiale et sa santé générale.

Le principe de l'assurance maladie sociale me parle bien : même si je n'utilise pas du tout mon assurance maladie, d'autres en profitent : les malades, les vieux... et un jour, ce sera peut-être mon tour (ou celui de personnes proches) d'être grabataire !

La force d’une société se mesure à sa capacité de s’occuper des plus faibles.

I. Cassis, conseiller national PLR

D'un point de vue socialiste, ce n'est pas très juste que la nana plein aux as sans enfants paie la même chose que sa voisine avec sa floppée de marmots sans aide sociale. Le PS a voulu corriger cela en proposant en votation 2007 une caisse maladie unique et sociale où les primes seraient en relation avec les revenus. Les Suisses n'en n'ont pas voulu. Temps présent a enquêté sur cette histoire et nous révèle en 2011 comment on a tué la caisse unique.

De l'argent... beaucoup beaucoup d'argent

Un peu de raisonnement logique

Hypothèses :

J'en conclus qu'une caisse maladie a un intérêt financier à faire la chasse aux bons risques. Mais... où va donc l'argent économisé avec les bons risques ? Dans sa réserve comptable...

Si un assureur enregistre des recettes supérieures aux dépenses pendant une année, la différence est inscrite dans le compte des réserves.

Santésuisse, les réserves dans l'assurance obligatoire des soins

Or c'est là que le bât blesse : si une réserve minimale est dictée par la loi, il n'y a pas de limite maximale. Alors les réserves s'accumulent chaque année.

En résumé, les caisses se constituent des réserves phénoménales sur le dos des assurés (vaudois) et ne veulent pas nous rendre cet argent qui nous appartient.

Le remboursement des primes payées en trop : l'escroquerie continue

Dans ces fameuses réserves dorment les 600 millions payés en trop par les Vaudois de 1996 à 2011. Une bagatelle. Des fois, je trouve qu'on chipote et râle pour pas grand chose au Pays de Vaud. Les Genevois dans la même situation voulaient carrément faire preuve de désobéissance citoyenne en refusant de contribuer à la péréquation fédérale, tss tss tss, sacrés Genevois !

Sur les 2 milliards de primes payées en trop par tous les cantons lésés, 800 millions seront remboursées à partir de 2015.

Mais ??? et les 1.2 milliards qui restent ? Et bien... que pouic !

Ce qui me ravit le plus dans cette histoire rocambolesque, c'est que le remboursement de ces 800 millions est divisé en 3 :

  1. 1/3 sera récupéré de manière directe par les assurés des cantons lésés
  2. 1/3 sera redistribué via les réserves des caisses OU par une augmentation des primes (=nos primes futures  donc)
  3. 1/3 sera payé par la Confédération (= nos impôts donc), car c'est clairement elle, la fautive, si elle n'a pas fait la police correctement

Comment gagner de l'argent avec un mandat fédéral qui l'interdit

N'est-ce pas bizarre de dépenser autant d'argent et d'énergie pour un produit (l'assurance obligatoire de soins) qui ne permet pas de faire de bénéfice ? Pour une entreprise à but lucratif (la caisse maladie), pourquoi cet intérêt pour une activité censée être altruiste ?

Je vois plusieurs pistes possibles :

  • des collaborateurs affectés au traitement administratif de la Lamal peuvent également faire le même boulot pour les assurances maladies privées (natura, denta, mondodada, etc.) : le delta de formation ne doit pas être très conséquent  => schling schling $$$
  • le salaire de ces collaborateurs et des cadres ou du conseil d'administration n'est pas forcément ventilé correctement, et il se peut que des frais qui devraient être affectés côté assurance privée soient ventilés côté Lamal, c'est censé être interdit, mais si y a personne pour vérifier... => schling schling schling $$$$ pour le business privé
  • les assurés de la Lamal sont de bonnes proies pour du démarchage pour des assurances privées, et on contactera bien sûr les gens en bonne santé : facile, ce sont ceux qui se font peu rembourser... (votre dossier médical devrait être confidentiel ? rooooh, vous êtes un rabat-joie pas du tout libéral...) => schling schling $$$

Les raisons des opposants à la caisse publique

  1. "Je veux garder la liberté de choisir ma caisse maladie."Si je peux comprendre que la liberté est un composant essentiel au bonheur, je vois mal pourquoi il faut absolument l'appliquer dans le domaine de l'assurance obligatoire des soins. Au vu des dysfonctionnements connus, j'ai l'impression qu'on y gagnerait à renoncer à cette liberté, plutôt que de continuer à se faire avoir, année après année.
  2. "Je ne  veux pas d'une étatisation de la santé / l'Etat a déjà bien assez de boulot !"Si les caisses maladies respectaient la loi et leurs assurés (au lieu des les voler, cf l'escroquerie du remboursement des primes), il n'y aurait pas besoin de l'intervention de l'Etat.
  3. "Je ne veux pas d'une usine à gaz."C'est une peur de l'inconnu. L'AVS (4 mio de cotisants), ou la SUVA (2 mio d'assurés) connaissent diverses critiques mais je n'ai jamais entendu celle d'être une usine à gaz. Dommage de voter sur cette peur-là.
  4. "Je ne veux pas perdre mon médecin."C'est une extrapolation infondée de la votation qui ne vise qu'à remplacer 60 caisses par une seule. Tout le reste du système de santé suisse ne va pas changer.
  5. "Cette caisse publique ne va pas faire baisser les primes."Peut-être bien, vu que les primes doivent suivre les coûts de la santé et que ces derniers augmentent. Mais au moins, la caisse publique ne gardera pas nos réserves en otage et nous, assurés, aurons enfin un représentant à l'intérieur de ce système.

Pour en savoir plus