Bio, local, équitable : choisir en connaissant ces labels

Avec la pléthore de labels parant les denrées alimentaires de nos étals suisses, je me sens souvent déconcertée de ne pas savoir que choisir lors de mes courses. C'est déjà un casse-tête quotidien que de déterminer le menu familial, le choix des ingrédients et leur qualité rajoute une couche de complexité qui décourage même les plus preux héros ordinaires (tel Monsieur21 par ex.). Pour épicer la chose, PetitFrère21 m'a rapporté le cas d'un ami qui était choqué de trouver des traces de pesticides dans sa laitue bio (c'était peut-être une patate ? ou une courgette molle, peu importe).

Bio Bourgeon, Migros Bio et Suisse garantiePour les fruits et légumes ou les produits bruts, c'est "facile" de s'en sortir avec le marché ou le paysan du coin qui fait de la vente directe ou encore les nombreuses coopératives de paniers de légumes locaux. Mais pour les produits transformés ?

Pour éclaircir les choses, voici quelques faits :

  • ce n'est pas parce que c'est bio que c'est sain, des chips bio restent malgré tout un aliment très gras
  • ce n'est pas parce que c'est bio que c'est exempt d'éléments "chimiques" (produits à base de cuivre par ex.), car une liste d'intrants (pesticides et engrais) autorisés est définie mais en sont exclus les produits de synthèse
  • ce n'est pas parce que c'est équitable que c'est sans traitement chimique, par ex. des bananes Max Haavelar peuvent très bien avoir été massivement traitées
  • ce n'est pas parce qu'il y a une petite croix blanche sur fond rouge que le produit est à base de matières premières 100% suisses ET est fabriqué/conditionné en Suisse

Alors ? Comment choisir ?

Heureusement pour nous, la FRC et le WWF ont évalué les différents labels et nous ont mâché la tâche en publiant un classement des plus crédibles aux plus folkloriques (très intéressant de zieuter le détail de l'évaluation pour chacun des labels - il faut cliquer sur le label, par ex. Bio Suisse est tout juste bon pour ce qui est du bien-être des animaux).

Pour notre part, nous achetons dans l'ordre suivant :

  • bio et suisse
  • suisse et de saison
  • bio européen
  • équitable
  • rien de tout ça, car quand on a une fringale de sucre et de chocolat en fin de soirée, on prend ce qu'il y a de disponible à la prochaine station service

Qu'est-ce qui nous pousserait à acheter dans une de ces catégories plutôt qu'une autre ? La disponibilité du produit, les besoins, l'humeur, le prix, et plein d'autres facteurs pas forcément rationnels.

Suisse, tout simplement !

A vrai dire, au vu de la qualité des produits suisses (non, je ne suis pas patriotique, je constate seulement), nous achetons souvent des denrées alimentaires locales avec le label IP-Suisse ou Suisse Garantie. Label Suisse Garantie

Voici un petit extrait de la foire aux questions de Suisse Garantie.

Les produits portant le label SUISSE GARANTIE doivent provenir d’exploitations respectant les directives PER signifiant : prestations écologiques requises. Les PER suisses, uniques au niveau mondial, considèrent le système écologique et les exploitations agricoles comme un tout. Elles comprennent les points suivants:

  • garde respectueuse des animaux
  • bilan de fumure équilibré
  • analyse régulière des sols
  • part équitable des surfaces de compensation écologique (haies, prairies, etc.)
  • rotation des cultures réglementée
  • relevés et contrôles obligatoires

La production respectueuse de l’environnement est aujourd’hui de règle en Suisse. Elle est une condition préalable à l’obtention des paiements directs de la Confédération. Plus de 98 pour cent des exploitations respectent les exigences des PER.

Ma question : mais qui c'est les 2% d'exploitants qui ne veulent pas des subventions de la Conf' ???

Ma réponse : ben euh, ceux qui n'avaient pas envie de lire les détails des spécifications PER... mais les apprentis agriculteurs les plus téméraires peuvent se baser sur un résumé des PER pour s'en sortir.

Bio, c'est mieux pour éviter l'effet cocktail

Ben voui, si votre porte-monnaie le permet, acheter bio, c'est mieux pour éviter l'effet cocktail des pesticides. Une émission d'ABE a traité ce sujet ce printemps (oui, j'ai commencé la rédaction de cet article ce printemps...) : je reste interloquée que cet effet n'a pas encore été étudié sérieusement. Sans déc, on est en 2011, non ? Selon Wikipedia, cela ferait plus de 80 ans que les pesticides de synthèse sont connus et utilisés dans l'agriculture.

Un petit extrait choc en guise de teaser (aguichage en bon français) :

La majorité des doses de résidus relevées dans l’enquête étaient certes en-dessous des valeurs limites maximales admises. Mais le problème n’est pas seulement là, comme nous le rappelle François Veillerette : « Ce qui nous interroge, ce sont les effets de ces cocktails-là à long terme, dans 5, 15 ou 20 ans.»

Jusqu’à présent, aucune autorité de surveillance n’a jamais analysé cet effet multiple chez l’homme. C’est sur la base d’études menées sur des rats de laboratoire, pour chaque pesticide séparément, que les limites maximales de résidus admises ont été fixées.

Aujourd’hui, enfin, une première étude a testé sur des cellules humaines l’effet cocktail des résidus de pesticides. Cette étude, en passe d’être publiée, dresse un constat alarmant.

Selon Claude Reiss, ex-directeur de recherche au CNRS et à l’Institut Jacques Monod l'effet cocktail démultiplie les effets toxiques de ces produits chimiques: «Vous avez une synergie entre ces pesticides qui fait qu’ils sont jusqu’à 100 x plus toxiques en mélange que pris de manière isolée.»

Miam !

L’équilibre Acido-Basique

Avant que Madame21 ne renomme ce blog "Madame21.ch", j'y re-consacre un peu de temps en vous proposant cet article qui me servira également de bonne excuse à mon absence des derniers mois années. En effet, après une période de plus d'un an d'intense fatigue chronique, j'ai trouvé les causes de mon mal et la solution qui va avec : mon alimentation et mon mode de vie m'ont rendu trop acide. Il fallait me basifier. Je l'ai fait et ça m'a changé la vie (et je pèse mes mots).

L'équilibre acido-basique étant un élément fondamental du bien-être de tout un chacun, je vais essayer, avec mes maigres connaissances de biologie, de vous en expliquer les tenants et aboutissants tels que je les ai compris. Amis nutritionnistes, vous m'excuserez mes raccourcis. Vos corrections sont les bienvenues.

L'équilibre acide-base dans le corps humain.

La mesure d'acidité / basicité s'appelle le pH. (Valeur bien connue des aquariophiles et des gens qui regardent les publicités pour les crèmes de visage). C'est une valeur qui va de 0 à 14. En dessous de 7, la mesure est dite acide, au dessus de 7 elle est basique.

Chaque élément du corps humain fonctionne de façon optimale à un certain niveau de pH qui lui est propre et si pour un viscère donné, les conditions de pH ne sont pas respectées, son efficacité sera alors amoindrie. Il est donc important d'avoir un pH adéquat mais heureusement, notre corps gère très bien ça.

Au fil des journées, notre équilibre acido-basique évolue de manière tout à fait normale en fonction de ce que l'on assimile et de notre activité. Ainsi nous avons une tendance à nous acidifier en journée car cela est nécessaire à une activité cérébrale soutenue. De plus, le stress et la consommation de nourriture souvent trop acidifiante viennent renforcer ce phénomène.

Durant la nuit, nous avons par contre une tendance à nous basifier car le cerveau est au repos, il n'y a plus d'apport de nourriture acidifiante et le foie, libéré des tâches nutritionnelles peut alors se concentrer sur son rôle antitoxique et aider les reins à nettoyer l'organisme de ces toxiques acides. (C'est ce qui fait que le pipi du matin est si salé concentré.)

L'acidification.

Le pH du sang se doit d'être très stable vers 7.4 sans quoi il entraine de graves troubles métaboliques. En dessous de 6.95 : coma puis mort. Au dessus de 7.7 : irritabilité, crise de convulsion, tétanie, mort. Ça ne rigole pas. Comme je l'ai déjà dit, le corps humain est bien fait et il s'applique à maintenir le pH du sang très stable grâce à une panoplie de moyens plutôt compliqués. Son moyen préféré peut se résumer ainsi : stocker les toxiques acides dans le tissu de soutien en attendant que le corps les élimine.

Le tissu de soutien, c'est la bouillie qui entoure les organes importants: 16-18 litres de jus, de fibres, de capillaires sanguins et de fibres nerveuses. Un peu de tout pour permettre une bonne respiration cellulaire, l'alimentation et l'hydratation des tissus et l'élimination des déchets.

Les deux organes principaux d'élimination des toxiques acides sont les poumons et les reins qui se partagent le travail comme suit. Les poumons s'occupent rapidement des toxiques acides faciles à éliminer tandis que les reins s'occupent lentement de ceux plus coriaces.

Donc si l'on passe sa journée dans un bureau mal aéré et sa nuit dans une chambre à coucher à l'air vicié, les poumons font moins bien leur travail, ce qui laisse d'avantage de travail aux reins pour l'élimination de ces toxiques. Les reins bossent bien mais travaillent lentement, donc s'il y a trop à faire, il faut stocker les toxiques acide dans le tissus de soutien en attendant qu'ils puissent les traiter. Si l'on maintient ce comportement sur une longue période et qu'on y rajoute un mode de vie stressant, des relations conflictuelles, des contrariétés ou une alimentation mal équilibrée, on finit par s'acidifier d'avantage que l'on ne se basifie. Au fil du temps, l'acidification du tissu de soutien a tendance à le gélifier (devenir moins fluide) et il ne pourra plus assurer son rôle de "soutien" : nourrir les organes et amasser les déchets acides. Crac : On souffrira d'Acidose chronique de faible niveau.

L'acidose Chronique de faible niveau.

Adieu chips et biscuits au beurre !

L'acidose chronique de faible niveau, (que je vais dès maintenant appeler "acidose" mais qu'il ne faut pas confondre avec l'acidose métabolique aigüe qui est un trouble grave) peut présenter les symptômes suivants :

  • Calculs rénaux
  • Maux de tête
  • Sécheresse de la peau
  • Manque d'énergie, manque d'entrain
  • Fatigabilité surtout matinale
  • Perte de l'appétit
  • Des ongles peu forts facilement cassables
  • Peau du visage grasse.
  • Mauvais haleine matinale.
  • Perturbation du sommeil entre 1 et 3 heures.
  • Tendance à s'enrhumer facilement.

Bref, on ne fonctionne pas bien. Personnellement, mon principal problème était la fatigue. Je mettais plus d'une heure à me lever le matin, toute tâche me paraissait un effort insurmontable et j'avais une puissante envie de dormir dès 16h. Je voulais changer ça et je dormais entre 8 et 9 heures par nuit, ce n'était donc pas de la fatigue ordinaire et encore moins de la paresse. Être à ce point mou à 32 ans me rendait fou. Il a fini par en résulter de l’irritabilité et de la déprime.

Il fallait que ça change. À seulement 32 ans, on doit être en forme. J'ai consulté un docteur qui a presque nié mes symptômes, accusant une déprime saisonnière et qui m'a prescrit de la Taurine (du redbull en poudre quoi...) et un homéopathe en carton qui n'a pas fait mieux en me conseillant simplement de boire du café... j'ai fini par rencontrer une nutritionniste/kinésiologue formidable qui m'a parlé de l'équilibre acide-base.

Maintenir son équilibre acide-base.

Notre mode de vie étant par nature acidifiant, il faut autant que possible, tout au long de la journée, éviter ce qui acidifie et favoriser ce qui basifie :

  • Manger équilibré et favoriser les aliments basifiants. Manger moins de sucre. Minimiser les viandes.
  • Faire quelques profondes inspirations à l'extérieur et aérer convenablement deux à trois fois par jour les locaux dans lesquels on vie ou travail pour aider les poumons à éliminer les acides.
  • Éviter le stress. Si nécessaire, le combattre par des exercices de relaxation.
  • Faire du sport afin d'éliminer des toxiques par la transpiration et la respiration.
  • Souper léger et tôt afin que la digestion soit finie lorsqu'on se couche. Laissant ainsi le foie tranquille pour aider les reins à nettoyer le corps.

Ce sont là les mêmes conseils santé qu'on retrouve un peu partout et ce n'est pas un hasard. Cependant changer ses habitudes et s’astreindre à un nouveau rythme demande beaucoup d'énergie et de rigueur, ce dont justement on manque cruellement lorsqu'on est en déséquilibre ! Ah que ce cercle est vicieux !

Rétablir son équilibre acide-base.

Jus de pomme bio et Soda Club. Prends ça dans ta face Coca Cola !

Afin d'avoir l'énergie et la motivation suffisante pour maintenant son équilibre, il est essentiel de le rétablir rapidement. Pour ce faire, certains spécialistes recommandent la cure de citron qui consiste à avaler des doses croissantes de jus de citron (jusqu'à 12 citrons par jours) pendant 30 jours.

Je n'ai pas réussi à m'y astreindre. J'ai donc opté pour des compléments alimentaires basifiant en gélule. J'ai pris 2 pilules par jour d'ERGYMAG. Le changement a été flagrant en moins d'une semaine. J'ai repris vie. J'ai continué ces gélules pendant 6 mois. C'est le temps qu'il m'a fallu pour restructurer mon rythme de vie, équilibrer mon alimentation et me forger le mental qui va avec.

Aujourd'hui je me sens vraiment bien avec une vitalité qui correspond à mon jeune âge (oui oui, moi j'ai 33 ans et je suis jeune) ce qui n'est vraiment pas de trop pour gérer nos deux Mômes21 et leur énergie débordante.

Conclusion.

Les règles pour favoriser un bon équilibre acido-basique sont les mêmes que j'ai toujours entendues sur la santé en général (mangez équilibré, bougez respirez), mais en m'intéressant à ce sujet, j'ai enfin pu rattacher ces règles théoriques à des processus physiologiques, et ces processus physiologiques à des effets perçus et ressentis. Cependant, si l'équilibre acido-basique est une notion fondamentale du bien-être (et qu'elle a des effets dévastateurs sur moi), elle n'est qu'un élément parmi d'autres dans une équation bien plus complexe qui régit l'ensemble du corps humain et dont beaucoup de paramètres changent en fonction de chaque individu. A chacun d'expérimenter pour trouver des solutions à ses problèmes de santé mais comme m'avait dit un kinésithérapeute que j'avais également consulté à ce propos : "D'abord vous suivez les règles de bases de l'hygiène de vie, ensuite vous venez vous plaindre. Sinon je peux rien pour vous, je ne suis pas magicien."

Sources.

Collectif pour la Défense de la Médecine Naturelle : pétition à prendre au sérieux ou pas ?

Alors que je m'apprêtais à visionner une vidéo pour une pétition envoyée par Belle-Maman21, Monsieur21 entendant les premières syllabes de la diatribe du Collectif pour la Défense de la Médecine Naturelle contre la directive du parlement européen Traditional Health Medical Products Directive (THMPD) s'écrie horrifié : "Ne regarde pas ça, je viens de perdre une heure à étudier la question".

Madame21 a mangé du lion (ou de la dent de lion)
Madame21 a mangé du lion pour cet article (ou plutôt de la dent de lion, et ça contient plein de bienfaits pour la santé)

Soit. Mais de 1. si quelqu'un vous dit "Ne pense pas à un éléphant !", vous y arrivez vous ? et 2. je reçois en moins de 3 jours de 4 personnes différentes le même lien vers cette vidéo qui harangue le chaland à signer une pétition pour remplacer la THMPD par un texte "reconnaissant les vertus thérapeutiques des préparations à base de plantes et accordant à chacun la liberté de choisir pour lui-même les thérapeutes et les traitements qui lui semblent les plus appropriés".

En laissant ce sujet brûlant de côté quelques heures, je me retrouve toute affligée de constater la disparition de la vidéo qui a visiblement reçu des critiques fondées (sinon, pourquoi retirer ce film ?). Mon chagrin est de courte durée, car je retrouve le texte de la voix off, et je saisis maintenant la raison de la frénésie e-pistolaire (désolée, ce petit jeu de mots était trop tentant) autour de cette pétition.

Une pétition aux airs de propagande (la forme)

Tout d'abord, ce Collectif joue sur l'émotionnel : "Madame, Monsieur, Imaginez votre enfant ou votre conjoint gravement malade...

Il existe un remède naturel et sans danger ni effets secondaires, qui pourrait peut-être le guérir...

Mais l'Union Européenne vous interdit de l'utiliser."

Alors, ce n'est pas possible de juste dire "vous tombez malade" ou "votre collègue est malade", non, c'est votre enfant ou votre conjoint qui tombe malade et en plus GRAVEMENT s'il-vous-plaît. Ensuite, c'est l'UE qui nous INTERDIT d'utiliser un remède existant et inoffensif. Je me sens forcément en colère contre cette entité inaccessible et puissante qui entrave ma liberté. J'ai forcément envie d'agir, petit David contre méchant Goliath, avec d'autres petits David, et cette pétition finalement ne me coûte pas grand chose, et ne m'engage à pas grand chose non plus mais peut aider d'autres (ce Collectif) à faire avancer le schmilblick.

Mais non. Madame21 ne va pas signer et je vous explique pourquoi.

Tout d'abord, parce que le site de la pétition ne met aucune référence, ni sur le texte de loi incriminé, ni sur les auteurs de la pétition, ni sur le Collectif. Louche.

Ensuite, parce que la vidéo a été retirée. Doublement louche.

Et finalement, parce qu'utiliser les émotions pour me faire adhérer à un mouvement, je trouve que c'est un procédé bien vil. Crier au loup avec des slogans choc ("Guérison défendue" dans le titre et la banderole du site de la pétition du Collectif, "les plantes médicinales bientôt interdites dans l’UE" comme titre des e-mails transmis), c'est terrible, ça fonctionne du tonnerre vu le nombre élevé d'internautes qui ont signé la pétition.

Mais finalement de quoi s'agit-il ? (le fond)

Le texte de loi incriminé a pour premier but d'éviter que des petits malins puissent vendre en toute impunité du gazon finement haché en gélule en y écrivant "soigne le cancer" par exemple. Il n'est en aucun cas question d'interdire des plantes, il n'est même pas question d'interdire des plantes en gélule ! Il est question d'exiger des preuves si l'on veut vendre des plantes en gélule en y accolant des propriétés médicinales.

Ceci dit, cette loi est très contraignante, carrément déconnectée de la réalité, pour ceux qui veulent par exemple pouvoir vendre des remèdes à base de pruneaux en ventant leurs effet laxatif.

Dans mon indignation, j'entends qu'on me rétorque que de toute façon, une pétition n'a aucun pouvoir de pression contre les autorités et que c'est juste une perte de temps. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce point de vue car si une pétition n'a pas de poids politique, je pense qu'elle a un poids psychologique. Après, que vaut une signature à une pétition en ligne, sachant qu'on peut créer autant de profils et d'e-mails que l'on veut et qu'il n'y a probablement pas de vérification poussée derrière ?

Mais alors que faire ?

Je ne connais pas le système européen pour dire quelle serait la solution pour modifier ou abroger la THMPD. Elire les bonnes personnes aux bons postes ? Alerter les associations pour la défense des consommateurs ? Nos lecteurs français ou belges (ou les deux) peuvent peut-être nous aider.

Nous avons la chance en Suisse de disposer de l'initiative populaire qui permet aux citoyens de proposer des modifications de notre Constitution fédérale. Si vous êtes citoyen suisse et que vous souhaitez signer quelque chose qui va vraiment faire avancer les choses dans le domaine de la santé, ruez-vous sur l'initiative populaire pour une caisse maladie publique (signez et faites signer l'initiative et zieutez l'argumentaire également).

Pour en savoir plus

Les emballages plastiques pour l’alimentaire

Dans mon futur restaurant durable, je pensais proposer aux clients des emballages :

  1. jetables mais en matériau "écolo" (biodégradable par ex.) ;
  2. réutilisables en consigne (des tupperwares par ex.) ;
  3. apportés par le client ou la cliente (pots, boîtes et tout autre contenant qu'on pourra remplir avec de bons petits plats).

Au niveau écologique, tout comme pour les sacs à commission, j'ai l'intuition que ce sont les 2 dernières options (voire la toute dernière car on utiliserait l'existant et non du neuf) qui ont le meilleur écobilan, mais, à ma connaissance, il n'existe pas d'étude qui pourrait venir m'appuyer.

Madame21 en conseillère tupperware

Logo tupperware
Logo tupperware

Pour réaliser la deuxième option, je me suis lancée dans le périple de devenir "conseillère" tupperware. Je suis d'avis que les produits de cette marque sont de meilleure qualité que leurs plagiats en magasins ; pour une utilisation "industrielle" comme je l'envisage, il me semble donc plus rentable d'investir dans du matériel qui peut durer longtemps, mais ceci est une musique d'avenir...

Pour entrer dans la famille tupperware, il m'a fallu faire 3 réunions et un chiffre d'affaires minimal de 1800 CHF. Bien sûr, j'ai tourné de l'oeil en entendant ce chiffre, et je me suis dit que dans mon cercle de connaissances à tendance si ce n'est décroissante, c'est du moins pragmatique, les gens n'avaient pas tellement besoin de boîtes en plastique même si elles sont dans toutes les couleurs et toutes les formes...

C'était donc un réel défi (que j'ai relevé grâce à un élan de solidarité et d'amitié réelles et non en plastoc) car je n'ai vraiment pas la fibre commerciale et j'ai peu de connaissances sur l'assortiment de cette marque malgré mon utilisation quotidienne de leurs produits. J'étais donc dans mes petits souliers lors d'une de mes ventes, quand une Amie21 me pose la question : est-ce que ces boîtes relarguent des phtalates dans les aliments ?

Moi : des ... patates (ouh, je vais essayer de faire bonne figure dans mon ignorance), euh, bien sûr qu'on peut y mettre des patates...

Amie21 : Non, des phtalates ! c'est dangereux pour la santé !

Moi : Euh (sueurs froides), ben, je sais pas, je vais demander...

Les phtalates

J'ai donc posé la question à Frère21 (chimiste de son état) qui m'a en gros répondu : les phtalates, y en a partout, ils servent à ramollir l'effet dur des polymères.

Sur quoi, je lui ai retorqué en fronçant des sourcils : eh, oh, tu me causes meilleur, toi ! (car vous l'aurez deviné, je suis pas chimiste de formation et que dans mes moments d'émotions, je ne parle pas bien la france).

Logo "OK pour contact alimentaire"
Logo "OK pour contact alimentaire"

Il a complété en disant que le sigle du verre et de la fourchette qui se trouve sur tous mes tupperwares signifie que je peux les mettre en contact avec les denrées alimentaires. Mais pour ce qui est de la migration des phtalates dans nos aliments, il faudrait faire des tests plus poussés en laboratoire en simulant des conditions d'utilisation courante.

Les effets nocifs des phtalates sont encore controversés (comme pour tout produit pratique et lucratif, les impacts négatifs tardent toujours à être prouvés, et peinent encore plus à être reconnus et combattus), mais quand notre Office Fédérale de la Santé Publique nous met en garde contre la stérilité et les différents malformations que votre progéniture peut encourir par l'absorption de ces produits chimiques, y a de quoi se méfier sérieusement.

Les emballages alimentaires, ça nuit à notre santé

Frère21 m'indique à ce sujet un reportage d'ARTE hyper intéressant (mais pas toujours disponible, si c'est le cas, revenez plus tard...) sur le danger des emballages plastiques sur notre santé :

Le plastique, c'est fantastique

Il ne faut pas abuser des bonnes choses, et c'est apparemment le cas du plastique des emballages alimentaires. Chez la Famille21, on essaie de faire au mieux en :

  • faisant nos courses chez les professionnels du métier (en achetant le fromage chez le fromager, la viande chez le boucher, les légumes directement chez le paysan etc.) ;
  • en allant au marché ;

  • en réservant un minimum d'aliments à se procurer au supermarché (dans certains grands supermarchés, vous pouvez trouver un stand de boucherie, poissonnerie, ou fromagerie pour la vente à la coupe) ;
  • en cuisinant à partir de matières premières achetés selon les points précédents et en fuyant au maximum les plats préparés (mais faut pas nous prendre pour des saints non plus, avec PetitBébé21 qui a 1 mois et Gamin21 qui a 2 ans, c'est drôlement pratique d'avoir de temps en temps des menus qu'il suffit de réchauffer) ;
  • en évitant les produits en plastique pour les enfants (vu qu'ils mettent tout à la bouche un jour ou l'autre).
Emballages de mon frigo
Quelques emballages de mon frigo : PS=Polystyrène, PP=Polypropylène, et PET (comme les bouteilles PET)

Nous avons la chance de vivre en périphérie et d'avoir à proximité de chez nous un lieu de vente directe du producteur (fruits et légumes bio ou bio-mais-pas-certifiés). Pour les citadins purs et durs, il existe de plus en plus de possibilités d'abonnement aux paniers de légumes produits par des agriculteurs de la région : ça s'appelle l'agriculture contractuelle, et de plus en plus de projets existent en Romandie.

Se fournir directement chez un artisan, c'est court-cicuiter la chaîne de distribution standard : nous avons la satisfaction soit de payer moins cher, soit de payer autant mais la marge va directement dans la poche du professionnel qui vous sert.

Si on ne peut éviter d'avoir des emballages en plastique, il faut privilégier le PP (polypropylène) muni du sigle de recyclage no 5 qui a l'air d'être le moins nocif de tous, voire le PS (polystyrène). Dans tous les cas, il vaut mieux éviter de chauffer votre nourriture dans les emballages provenant du commerce. Vous pouvez jeter un oeil à la liste des 7 catégories de plastiques sur Ekopedia pour avoir les détails.

Pour en savoir plus

Accouchement en maison de naissance Aquila

A l'approche de la naissance de Gamin21 (mon aîné donc), j'ai eu un dernier sursaut d'infomanie sur l'environnement d'accouchement : à l'hôpital régional ? au CHUV à Lausanne ? en maison de naissance ? ou carrément à la maison ?

Photo de la maison de naissance Aquila
Photo de la maison de naissance Aquila

Je trouvais le CHUV trop "industriel" et gris, je voulais de toute manière éviter les hôpitaux car les aiguilles, appareils et structures médicales me font tourner de l'oeil. A la maison, c'était aussi exclu car là, c'était Monsieur21 qui tournerait de l'oeil. Restait la maison de naissance, un bon compromis entre le hard-core du chez soi en pleine jungle résidentielle de la périphérie lausannoise et le tout conventionnel "zéro risque" du CHUV. Malheureusement, en m'annonçant trop tard (au 8e mois), j'apprends que les sages-femmes des maisons de naissance préfèrent pouvoir suivre la future maman tout au long de la grossesse avant de l'accompagner pendant le moment délicat de l'accouchement.

M'étant jurée de m'y prendre à l'avance la prochaine fois, j'ai contacté les sages-femmes de la maison de naissance Aquila dès les premiers mois de grossesse pour PetitBébé21 et j'ai pu être accompagnée par l'une d'entre elle pendant la grossesse et lors de l'accouchement. Comme j'ai subi une césarienne pour Gamin21, c'était l'option la moins risquée car Aquila se trouve dans le bâtiment même de l'hôpital d'Aigle. En cas de complication, hop, on me transfère à l'étage en maternité, ou au pire des cas, on me pousse dans la pièce du bloc opératoire deux portes plus loin (si, si, c'est vraiment deux portes plus loin).

Quand j'ai visité pour la première fois Aquila, j'ai été un peu déçue car je m'imaginais une vraie maison un peu à part dans le bâtiment. En fait, il s'agit d'une grande chambre d'hôpital aménagée et décorée de manière plus accueillante, mais ressemblant malgré tout aux salles d'accouchement de l'hôpital de Morges car tout n'a pas pu être camouflé (comme par ex. les plateaux de branchement pour les prises des appareils médicaux qui se trouvent au niveau des yeux).

Préparation

Les cours prénataux se font à la carte, nous n'en avons pris que deux comme piqûres de rappel de ce qui nous attendait, ceux-ci comprenant explications, relaxation et exercices de musculation et de détente pour la maman.

Pour mettre toutes les chances de mon côté, je relis la documentation sur l'AVAC (accouchement vaginal après césarienne), me délecte des pourcentages optimistes de réussite (70% selon certaines sources), rebute les conseils de mon gynéco - zélateur de la césarienne programmée pour mon cas, et me lance dans une préparation déterminée.
J'ai finalement accouché à Aquila sans complication et presque sans égratignure. J'espère que mon témoignage encouragera d'autres futures mamans à croire à leur AVAC également. Ma recette perso pour un AVAC réussi est la suivante :
  • être persuadée que la nature est bien faite et que le corps d'une femme est capable de faire un accouchement sans intervention médicale (en gros avoir confiance en soi, en ses capacités)
  • être accompagnée par une sage-femme compétente et expérimentée
  • avoir un compagnon qui vous soutient à 100% même s'il flippe à 200% de faire une heure d'autoroute en plein travaux aux heures de pointe pendant que vous chronométrez l'espacement des contractions tout en essayant de ne pas inonder le siège passager de liquide amniotique
  • avaler scrupuleusement les 3 tasses quotidiennes de tisanes (alchemille, ortie, framboisier, millefeuille et je sais plus lequel encore)
  • prendre religieusement ses granules d'homéopathie
  • faire rigoureusement ses exercices de préparation à l'accouchement (le chat, l'epi-no, le massage du périnée etc.)
  • écouter son CD d'hypnonatal 2-3 fois par semaine
  • consulter une sage-femme ostéopathe (3 séances) afin d'assouplir toute la zone du bassin, du périnée et du vagin sexuel

Résultat

Je ne dis pas que ma préparation est la recette miracle qui fonctionnera pour toute future maman. Tout le monde me dit que PetitBébé21 est venu plutôt rapidement, mais mon ressenti - forcément subjectif - me murmure plutôt que c'était quand même long comme accouchement ; c'était certainement le rythme nécessaire pour éviter tout dommage collatéral (à comprendre vaginal et périnéal) :

  1. Perte des eaux à 14h
  2. Contraction toutes les 5 minutes dès que je m'installe dans la voiture pour aller chez ma sage-femme vers 16h30
  3. Première auscultation chez la sage-femme à 17h, dilatation à 3cm : c'est donc parti pour accueillir le petit dernier de la Famille21 !
  4. Départ en direction d'Aquila avec un stop sandwich-coca au milieu du chemin pour Monsieur21 car il est déjà tout blanc
  5. Environ 5 heures après les premières contractions, je reçois dans l'eau PetitBébé21 tout hébété et tout calme

Je passe sur les détails de l'accouchement même car je me souviens juste d'avoir eu un atroce mal de dos tout le long, et de m'être dit qu'heureusement que les fenêtres sont composées de double-vitrages en pexiglas pare-balle car j'ai fait quelques gammes dans les aigüs (en sifflotant sur un air de Dalida), et j'ai l'impression que ma voix est encore rauque plusieurs semaines après...

Prix et infos complémentaires

  • Location d'Aquila : 450.- (non remboursé par la caisse maladie)
  • Cours prénatal : 90.- par cours de 2-3 heures (100.- remboursés en tout)
  • Contrôles prénatals et accompagnement des sages-femmes pendant l'accouchement (entièrement remboursé sans franchise)
  • La formidable sage-femme qui m'a accompagnée jusqu'à la naissance de PetitBébé21 : Marie-Frédérique Sechaud, Rue des Glaciers 11, 1004 Lausanne, 076 457 41 96
  • La sage-femme (très bien aussi!) qui l'a assistée pendant l'accouchement : Barblina LEY, Ch. de la Bergerie 41, 1806 St.-Légier, 079 703 12 59
  • La sage-femme ostéopathe : Samia Ravasi, place Chauderon 3, 1003 Lausanne, 021 320 22 25