350 à Lausanne : la photo, les entretiens et le pot aux fraises

350 à Lausanne, le 24 oct. 2009 à la Place de l'Europe
350 à Lausanne, le 24 oct. 2009 à la Place de l'Europe. Cliquez pour voir la photo en taille originale et trouver les membres de la Famille21, nous y sommes tous 🙂

Vu les prévisions maussades annoncées pour ce samedi 24 octobre 2009, j'avais demandé aux co-organisatrices de l'action lausannoise de 350.org de brûler des pattes de lapins ou de faire une danse du ventre torride pour conjurer cette poisse qui était censée nous tomber dessus, pour rappel, à la Place de l'Europe en plein coeur de Lausanne.

Et miracle, le soleil a été au rendez-vous en cette journée internationale d'action pour le climat. Je ne sais pas à quel rituel elles se sont adonnées, mais si vous avez besoin de beau temps pour une manifestation importante, j'ai l'adresse mail de ces co-organisatrices super efficaces...

Certains sont venus parce qu'un(e) ami(e), parent(e), collègue, ou voisin(e) donnait un coup de main à l'organisation. D'autres ont entendu parler de l'action à la Radio Suisse Romande (par ex. le matin même dans l'émission Prise de terre). Toutes et tous ont été regroupés autour du 350 formé par les pots de fraisiers offerts par Lausanne Jardins et ont été immortalisés sur la photo qui témoigne de l'engagement des Lausannois et qui révèle leur "inquiétude" par rapport au réchauffement climatique.

De l'action ! Maintenant !

Non, mais, non, tous ces gens ! Là, sur la photo ! Ils disent pas : on est inquiets... Ils disent : on est là, on est venus, on s'est bougés, on a fait une action. Et on n'attend plus des promesses, on attend de l'action de la part de ceux qui nous gouvernent.

Tout se jouera en décembre à Copenhague où se déroulera le Sommet 2009 de l'ONU sur le climat. L'appel pour un ultimatum climatique est lancé ! Pensez à rejoindre les signataires pour atteindre l'objectif du million si vous adhérez au texte de l'appel.

Revue de presse du samedi 24 octobre

Entretien du pot de fraisier

Fraisier de Lausanne Jardins, puis de 350.org
Fraisier de Lausanne Jardins, puis de 350.org

Comme j'héberge deux pots de fraisiers issus de cette action, je me suis renseignée sur la façon de leur faire passer l'hiver. En résumé, il faut pour cet hiver :

  1. Couper les feuilles sèches.
  2. Laisser les pots à l'extérieur (le fraisier tient le coup jusqu'à -10°).
  3. Arroser modérément pour éviter l'excès d'eau qui risque de faire pourrir les racines.
  4. Au printemps, couper les stolons (les bébés fraisiers qui s'échappent) pour qu'ils n'épuisent pas la plante mère, sauf un seul, qu'on utilisera pour refaire une plante à part entière.

Pour en savoir plus (sur les fraisiers)

350 : un fraisier, une action, un jour pour changer le monde à Lausanne

Après ma petite participation en tant que bénévole au Festival de la Terre 2009, mon abonnement à la Revue Durable, mes inscriptions aux Anges Gardiens, puis au Climat entre nos mains, je me vois dérouler la pelote Ecolo à force de tirer le fil, et je passe ainsi du côté de l'"activisme" en toute logique. J'outrepasse bien sûr le motto Tu ne peux pas changer les autres - à comprendre "les autres" = "le monde", tu ne peux que te changer toi-même, mais les fidèles de ce blog constateront que je ne suis pas à une contradiction près (shopaholic et simplicitaire ?!).

Former un 350 géant à l'aide de pots de fraisiers

Ne vous réjouissez pas trop vite de me voir enchaînée au pied d'une centrale nucléaire aux nouvelles du 19:30 sur la TSR prochainement. Non, il s'agit de participer à une très jolie action symbolique dans le cadre de "350 : le mouvement planétaire en faveur du climat", action se déroulant à la Place de l'Europe à Lausanne le samedi 24 octobre 2009 de 10h à 12h30, où nous allons former un grand "350" avec des pots de fraisiers généreusement offerts par la Ville de Lausanne.

Si je vous donne des informations d'une telle précision, c'est moins par souci journalistique, que pour vous faire passer un message tout sauf subliminal qui vous dit : venez faire un petit geste pour vous, mais un grand geste pour l'humanité (oui, ok, c'est à peine du plagiat... mais 2009 est aussi l'anniversaire des premiers pas sur la lune : ce sont les médias qui me conditionnent), et participez à la formation de ce 350 géant qui sera photographié depuis la passerelle au dessus de la place à 11:45. Vous pourrez même emporter votre pot de fraisier en souvenir ! (Rien que pour ce pot, je vais motiver Monsieur21 à venir, cela sera certainement mon plus gros défi pour cette action 350...).

Le CO2, le climat qui déglingue, et moi ?

De plus en plus de voix s'unissent pour faire connaître l'impact du CO2 émis par les activités humaines sur les bouleversements climatiques que nous subissons ou que nous allons subir, le plus bling-bling étant Al Gore avec Une vérité qui dérange (2006 déjà!). J'entends aussi des voix qui s'élèvent contre le discours officiel sur le réchauffement climatique (que ce soit pour exprimer leurs doutes sur le lien entre l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère et le réchauffement, ou pour dénoncer les critiques/insultes qui leur pleuvent dessus s'ils osent questionner ce lien - émission Impatience de la RSR du 02.10.2009 vers 9').

N'ayant pas encore fait moi-même le tour de la question, je vous invite à vous informer par vous-même en gardant un esprit critique : pourquoi veut-on nous faire peur ? qui y gagne ? si l'effort qu'on nous demande est de consommer moins, il y a fort à parier qu'il n'y a pas de lobby là-derrière ; à l'inverse, si on vous instille le doute en vous disant qu'il n'y a aucun rapport entre le CO2 et le réchauffement climatique (vrai/faux?), que la Terre a déjà subi des hausses sans action humaine (vrai selon l'étude des carottes de glaces), et que les activités humaines et industrielles n'ont pas d'impact (hum... ça, je peux raisonnablement penser que c'est faux), là vous pouvez commencer à prendre de la distance... La Revue Durable consacre son numéro actuel à ce sujet, et s'il y a bien une chose que j'apprécie chez elle, c'est sa rigueur journalistico-scientifique.

Pour en savoir plus

Bien vivre avec moins d’argent

Mon porte monnaie
Mon porte monnaie

J'ai obtenu un taux d'activité professionnelle réduit à 60% depuis le 1er septembre, youhouhou ! Et je reçois également la déduction salariale en conséquence, bouhouhou 🙁 Comment concilier petit salaire avec confort et petits plaisirs ? Je propose dans cet article de passer en revue les différents aspects et dépenses de la vie quotidienne et de partager ma façon de faire. L'objectif principal est donc bien de conserver un même niveau de vie (voire de l'améliorer) alors qu'on a moins d'argent à disposition.

Etablir un budget

Pour commencer, voici un outil que j'ai découvert il y a peu : un tableau permettant l'établissement de son budget mensuel moyen édité par l'association Dettes Conseils Suisse. Bien sûr, c'est barbant de sortir tous ses papiers pour remplir le tableau... la preuve : je procrastine depuis plusieurs mois déjà. Mais je pense que c'est salutaire, même si on vit de manière saine sans dette et avec un peu d'épargne.

Payer ses factures et ses impôts

Cela peut paraître une évidence, mais payer ses factures à temps évite les rappels et donc les frais supplémentaires. Vous pouvez :

  • Faire des ordres de paiement permanents pour toutes les factures dont le montant ne change pas (par ordre de virement LSV). Pour la plupart des émissaires (par ex. vos divers assureurs), les variations doivent vous être communiquées par écrit, il n'y a donc pas de risque de vous faire avoir par une augmentation inopinée.
  • Faire des paiements par e-banking et utiliser paynet pour les factures à montant variable. Le e-banking permet d'agender ses paiements, et donc payer le plus tard possible tout en traitant ses factures au fur et à mesure de leur arrivée dans la boîte aux lettres. Paynet est un système permettant de visualiser en ligne sa facture puis de valider celle-ci dans l'e-banking. On reçoit un e-mail nous prévenant qu'une facture paynet est arrivée, il y a peu de risque d'oublier une e-facture, sauf si vous êtes d'une grande distraction comme moi.

Payer ses impôts en avance permet d'avoir un rendement sympa à 1% alors qu'un compte courant à la BCV est rénuméré à 0.10% par ex. : alors comme j'en ai la possibilité, je paie la totalité des impôts dès que possible. Les intérêts sont rajoutés à nos acomptes de l'année suivante.

Boire, manger, et (se) nettoyer

J'ai déjà parlé des mesures d'économie possibles pour l'alimentation, pour le ménage nous utilisons des produits à diluer soi-même, et pour les soins corporels, je me suis laissée convaincre par la savonnette de Monsieur21.

Pour les sorties au restaurant, nous avons une clef lausannoise : les restaurants adhérant à ce principe offrent le repas de l'accompagnant, on mange donc en gros pour moitié prix. Pour les repas de midi, je prends des restes du repas du soir précédent dans un tupperware.

Téléphoner

Sans fil

Quelques années auparavant, je suis passée au pré-paiement mobile m-budget (celui de coop mobile prix garantie est tout à fait similaire). Excepté que je ne peux pas utiliser les MMS (mais il n'y a que Beau-Papa21 qui m'envoie des MMS de toute façon) et que le chargement en ligne ne fonctionne pas (car j'ai voulu garder mon ancien numéro), je suis assez satisfaite : la couverture du réseau est celle de Swisscom, et les prix sont raisonnables (0.10.-/sms et 0.28.-/min en Suisse).

Notre téléphone à impulsion
Notre téléphone à impulsion

A chaque nouvelle conclusion de contrat avec abonnement et à chaque réabonnement, la plupart des fournisseurs vous offre un mobile gratuit (il suffit de le demander). J'ai profité du dernier changement d'opérateur de Monsieur21 pour remplacer mon téléphone qui arrivait à bout de course. Monsieur21, au bout de la durée contractuelle de 24 mois, pourra à nouveau en obtenir un tout beau tout neuf.

Avec fil

J'ai résilié mon abonnement Swisscom depuis plusieurs années déjà pour éviter de payer le "dernier kilomètre" à 25.- alors que je consommais pour 5.- de téléphone par mois...

Pour téléphoner pas cher, j'utilisais aussi Skype Out (1.7 ct€/min sur le réseau fixe, et 29.8 ct€/min sur les mobiles). Malheureusement mes correspondants ne m'entendaient pas toujours - une mauvaise configuration de mon ordinateur probablement, et je ne pouvais pas appeler des numéros 0900.

Finalement, nous avons acheté un téléphone IP (un des moins chers chez PCtop) et pris l'option pré-paiement chez sipcall.ch (0.028.-/min sur les fixes et 0.259.-/min sur les mobiles). Il est aussi possible d'acheter un boîtier et d'y brancher tout téléphone moderne (à fréquence donc). Je regrette de n'avoir pas trouvé de solution pour utiliser mon téléphone à impulsion, mais c'est Bébé21 qui profite de cette pièce d'antiquité ma foi.

S'assurer

Caisse maladie

Avec une santé assez bonne, je me permets de changer de caisse chaque année pour avoir les primes les moins chères. Dès la diffusion des nouvelles primes le mois prochain, je vais aller sur le comparatif de Bon à savoir (cela m'enlève le doute que des sites comparatifs comme Comparis puissent toucher plusieurs millions de francs suisses grâce les assureurs) et suivre la démarche proposée pour changer de caisse.

Je prends la franchise à 2500.- (en n'oubliant pas de mettre de côté cette somme pour payer les frais médicaux de ma poche), et le système Médecin de famille affilié au réseau de médecins agréés par la caisse qui donnent des conseils par téléphone à 30.- la première minute (ou quelque chose d'aussi rhédibitoire mais bon marché, et encore j'exagère à peine).

Assurance vol

Nous avons résilié notre assurance vol (ménage). N'ayant rien de précieux aux yeux de cambrioleurs (bijoux, lingots, argents liquides), cela nous économise plus de 300.-/an.

Se déplacer

J'ai tenté le tous-les-jours-à-vélo-au-boulot avec l'action Bike to work. Heureusement, cela n'a duré qu'un mois. Dans un monde idéal, le sport c'est sain, ça met de bonne humeur et ça détend. Dans mon quotidien, j'inspire les gaz d'échappement des pendulaires de 8h et 17h, je peste contre les automobilistes nerveux, et je prends ma douche en faisant semblant de ne pas avoir été gênée de passer devant les 20 informaticiens qui travaillent dans la salle adjacente à la salle de bain au bureau (j'entends le tapotement sur leur clavier en me douchant... alors inversément, ils doivent m'entendre me savonner). Donc, le vélo, OK mais à petite dose.

Alors je fais de temps en temps du co-voiturage avec un collègue (ou plutôt, c'est lui qui me ramène grâcieusement). A la bonne franquette et de manière flexible, contrairement à l'e-covoiturage pour lequel on s'engage envers quelqu'un pour des jours et des heures relativement fixes. En alternant avec les transports publics, c'est un bon compromis.

Monsieur21, lui, a trouvé la solution la plus économique : il travaille à 4 pas. C'est la distance entre notre chambre à coucher et son bureau à la maison.

Lire

J'avais l'habitude d'aller en librairie et de ne pas pouvoir en ressortir sans quelques livres sous le bras. Il y a peu, je redécouvre la bibliothèque municipale de Lausanne où j'accède à des milliers de bouquins gratuitement. En outre, contrairement aux livres que j'achète et qui prennent la poussière sur mon étagère des "à lire" à côté de ceux "à lire absolument car à rendre à l'ami(e) X", la date de retour du bouquin m'oblige à réellement lire ce que j'emprunte. Donc, depuis que je prends des ouvrages de la bibliothèque, je lis beaucoup plus.

Jouer avec les enfants

Comme Bébé21 est déjà très occupé à ses "premières" (premiers pas, premiers mots, premières dents), je n'ai pas encore investigué pour des jeux élaborés. Toutefois, je suis tombée par hasard sur un petit livre avec plein d'idées sympas "150 façons d'être une super maman" et cela m'a rappelé les activités ludiques et passionnantes quand j'étais petite comme : teindre en bleu les oeillets en mettant de l'encre dans le vase, ou faire ressortir le relief des pièces de monnaie avec une feuille de papier et des crayons. Comme quoi, avant d'investir dans une console de poche ou de flamber l'argent en tours de manège au Lunapark, il y a de quoi faire avec peu de moyens.

Acheter et vendre

Pour les meubles ou les non-consommables, je ne jure que par les occasions. Sauf l'électro-ménager peut-être. Et l'électronique. Pour ce dernier d'ailleurs, je n'ai jamais rien jeté : étonnamment, mon PC antédiluvien a trouvé preneur (plusieurs même !) en certains papa bricoleurs pour une seconde vie comme premier PC de la benjamine de la famille. Cette anecdote illustre le propos : ce que je n'utilise plus, je 1. vends, 2. donne, ou 3. jette (dans cet ordre-là).

Je procède souvent comme suit :

Trucs et astuces divers

D'un point de vue général, vivre de manière radine(*), écolo ou décroissante contribue à garder le même train de vie mais avec d'autres habitudes. Je dirai même qu'on vit mieux, car certaines choses n'ont pas de valeur marchande (développement personnel, qualité des relations, etc.) et demandent juste de la disponibilité et du temps.

(*) C'est sur un site comme radin.ch que j'ai découvert les lingettes lavables (exit les lingettes humides jetables qui coûtent la peau des fesses - c'est le cas de le dire) qu'on peut fabriquer en découpant de vieux t-shirts à l'humour au 31e degré que Monsieur21 a reçus. Je vous conseille notamment l'article sur ce sujet traité dans l'Hebdo (à propos des nouveaux radins, pas au sujet des t-shirts de Monsieur21...).

La simplicité volontaire

3 sacs de vêtements à jeter
3 sacs de vêtements à jeter après un 1er tour de tri

Après avoir lu avec intérêt quelques articles plein de bon sens sur la simplicité volontaire, avoir entendu Thomas d'Ansembourg en faire les louanges, et avoir dévoré quasi d'une seule traite l'Art de la simplicité de Dominique Loreau, j'ai été prise d'un violent besoin de révolutionner mes espaces de rangement qui ont subi un élagage drastique.

Se débarrasser du superflu

Après avoir vidé mes armoires à habits d'un bon quart de leur volume, je suis passée à celles de la salle de bain, pour finir par le dépeuplement de l'étagère fourre-tout de mon bureau. Chaque habit ou objet a eu droit à un jugement sommaire se résumant aux deux questions suivantes :

  1. Est-ce que j'ai utilisé ceci durant les derniers 12 mois ?
  2. Est-ce que je pense que je vais l'utiliser dans les prochains 12 mois ?

Aux affaires traînant avec elles une connotation sentimale particulière (ma collection d'autocollants argentés de mes années collège, ou mon livre de dessins de copains de classe), je laisse le bénéfice du doute qu'elles pourraient intéresser Bébé21 lorsqu'il se demandera si ses vieux avaient été jeunes une fois...

Mais sinon, beaucoup de choses ont passé à la trappe : les habits qui me font boudiner, le CD de Céline Dion ou de Alphaville, les livres informatiques sur le HTML 2.0, les vieux câbles IDE que j'ai à triple, les vieilles photos sans intérêt qui s'accumulaient dans des boîtes à archives, les échantillons de parfum ou savon, etc. Après plusieurs sacs poubelle ou sac à recyclage débordant de mes vieilleries, je constate que :

  1. ça me prend un temps monstrueux à trier
  2. il me reste encore tout autant à évacuer (cuisine, salon, chambre de Bébé21)
  3. ça fait un bien fou de se débarrasser de ces choses qui encombraient l'appartement

Cela en vaut la chandelle, car la nouvelle Madame21 se restreindra à l'essentiel, elle, et je n'en serai pas peu fière.

Enfin, dans un second tour disons, parce qu'il faut pas pousser mémé non plus, hein : les bouquins super inintérressants qu'on vient de m'offrir ou ma collection de classeurs neufs achetés en action l'année passée ont droit à un sursis.

Pour aller plus vite dans la besogne, je me suis restreint à la question suivante : "est-ce que cela m'est utile maintenant alors que je ne l'ai pas retouché depuis un bon bout de temps ?". Si mon ancien moi revient insidieusement avec une suggestion qui commence par "peut-être que cela pourra servir...", ben là, crac, la nouvelle Madame21, elle terrasse cette pensée sournoise et d'un geste déterminé envoie l'objet incrimé à la poubelle ou au sac "à donner contre bons soins".

Quels avantages je peux bien retirer de cet énorme travail ?

  • moins d'objets = moins de poussière = moins de ménage à faire
  • j'ai plus d'espace, rien qu'à l'oeil, ça soulage
  • trop de choix tuait le choix => maintenant je perds moins de temps à choisir mes habits le matin (ça, c'est un argument qui doit paraître complètement extra-terrestre aux messieurs qui liraient cet article)
  • je retrouve des choses oubliées (livres à lire ou à rendre depuis belle lurette surtout... aïe aïe aïe)
  • je pourrai racheter des choses de meilleure qualité et mieux adaptées à mes besoins actuels pour remplacer les mille gnognotes que je gardais

Acheter mieux

Vivre selon la simplicité volontaire ne signifie pas vivre sans matériel, mais s'entourer de choses essentielles, belles, naturelles et de qualité. J'ai entendu (si quelqu'un connaît la référence, c'est volontiers que je la noterai ici) que s'acheter un objet de bonne qualité en y mettant le prix nous coûte moins cher à long terme que de s'en acheter plusieurs mais meilleur marché. Ceci dit, il faut pouvoir être dans l'état d'esprit de réutilisation sur une longue durée. Pour ce qui est des vêtements par exemple, la reconversion d'une personne très attachée à la mode me paraît être plus ardue que pour moi, ancienne geekette reconvertie en bobo-bio.

Donc, fini les achats spontanés ! Je dirai même, fini les achats tout court : je laisse passer les semaines voire les mois, et si le besoin d'un matériel persiste, là, je me dis que je vais commencer à le chercher sur le marché.

Et c'est tout ?

La simplicité volontaire comporte beaucoup d'autres considérations à des niveaux divers : relations (ne pas s'encombrer des relations superficielles), ou activités (se consacrer à ce qui nous importe vraiment et ne pas se disperser). Tout ceci fait partie d'un mouvement pour vivre bien, pour vivre mieux, que je détaillerai dans d'autres articles, parce que là, je vais profiter d'être en ligne pour aller dénicher des jeux pour bébé (non, je triche pas : j'achète pas pour moi, j'achète pour Bébé21...).