La pollution intérieure et les plantes dépolluantes

En cherchant à en savoir plus sur les plantes dépolluantes (dont je vous parlerai en fin d'article), je me suis intéressé à ce qu'elles pouvaient bien "dépolluer" et j'ai découvert mon sujet du jour:

La pollution intérieure

Les meubles à monter soi même sont composé de copeaux de bois et de beaucoup de colle
Les meubles à monter soi même sont en bois aggloméré: Des copeaux, de la colle, du formaldéhyde

Il s'avère que l'air à l'intérieur des habitations et des bureaux est bien souvent davantage polluée que l'air extérieur. En effet, à l'air extérieur qui entre dans notre appartement, vient s'ajouter toutes sortes de polluants issus d'à peu près tout ce qui compose notre chez-nous: meubles en bois agglomérés (comprendre "meubles Ikea" ), isolants, vernis, colles, produits d'entretiens, moquettes, insecticides, fumée, livres et magazines, plastiques, chauffe-eau, matériaux de construction etc ... Les polluants chimiques les plus courants portent les doux noms de Formaldéhyde, Xylène, Toluène, Benzène et Monoxyde de carbone et sont source entre autre d'irritation de la peau et des muqueuses, de baisse du système immunitaire, de cancer et de problèmes de reproduction.

A ces polluants chimiques viennent encore s'ajouter les polluants biologiques tels que  moisissures ou acariens qui sont plutôt sources d'allergie.

Vous trouverez ici une liste plus complète et très bien faite des polluants d'intérieur et de leurs sources respectives.

C'est un problème sérieux

Vous allez me demander comme je me le suis demandé moi même: "Mais Monsieur21, ça ne serait pas complètement négligeable cette pollution là ?" et je vous répondrai comme je me suis répondu après mes recherches: "Non cette pollution n'est pas négligeable " . C'en est tellement pas négligeable que la confédération suisse publie sur son site tout un dossier sur le sujet. La France a même été bien plus loin en créant un observatoire de la qualité de l'air intérieur.

Cet observatoire a mené entre 2003 et 2005 des mesures dans plus de 500 logements français dont voici les résultats télégraphiques: 9% des habitats sont très pollués par plusieurs polluants. 45% sont très peu pollués.  Le reste est entre les deux. C'est impressionnant: Seulement la moitié des habitations sont très peu polluées.

Est ce que ça me concerne ?

Les polluants contenus dans la cigarette
Les polluants contenus dans la cigarette

Ahaaa, vous aimeriez savoir dans quelle moitié vous vivez hein ? Moi aussi. Seulement voilà, c'est pas facile. Par soi même, il n'y a pas à ma connaissance de moyen de tester l'air de son logis. Sauf peut être de constater sur soi certains symptômes pouvant y être liéLe syndrôme du batiment malsain couvre tout sorte de symptômes et de maladies associées à un lieu particulier: irritations des yeux, nez, gorge, peau sèche, nez bouché, vertiges, difficulté à se concentrer ou à mémoriser, fatigue ... On peut aussi s'aider de son odorat : si ça sent la peinture, le renfermé ou le neuf, c'est certainement que votre air est chargé de certains polluants. Et si ça sent la fumée de cigarette, votre air est chargé de grosso-modo de tous les polluants d'intérieur courants.

Quant aux offres professionnelles dans le domaine de la mesure de qualité de l'air, elles se tournent uniquement vers les entreprises et je n'ai pas trouvé d'offre d'analyse directement pour particuliers.

Se protéger

A défaut de pouvoir quantifier la qualité de l'air de son chez-soi, on peut prendre quelques mesures pour l'améliorer et espérer que cela suffise. La mesure numéro 1 que toutes mes lectures s'accordent à proposer est : ne pas fumer à l'intérieur. C'est de loin la source première de pollution d'intérieur. S'ensuit le conseil d'aération « faire un courant d'air » au moins deux à trois fois par jour, pendant 5 à 10 minutes.

Puis viennent des conseils divers comme : bricoler (scier, percer) et imperméabiliser à l'extérieur si possible. Éviter les produits de nettoyage aérosols, les humidificateurs et les bâtons d'encens. Et finalement les règles de bon sens : nettoyer son logis régulièrement, ne pas y entreposer des solvants et des peintures, ne pas laisser son moteur tourner dans le garage etc...

Les plantes dépolluantes

Notre Monstera deliciosa, dévoreuse d'ammoniac et de formaldéhyde
Notre Monstera deliciosa, dévoreuse d'ammoniac et de formaldéhyde

En plus des moyens précédemment cités, une aide à la dépollution peut venir de vos plantes vertes. Les plantes vertes, ça respire et bon nombre d'entre elles en profitent également pour absorber au passage toutes sortes de polluants qui se trouve dans l'air de nos habitations. Travaillant ainsi discrètement pour purifier l'air que nous respirons au quotidien. Sympa les plantes !

Il semblerait que les effets dépolluants des plantes ne soit plus à prouver. Ces propriétés ont été étudiées dans les années 70 par la NASA dans l'optique de maintenir la qualité de l'air dans des lieux clos aux confins de l'espace. Par la suite, différents programmes de recherche, dont le récent Phyt'air en France, s'y sont également intéressés.

Pas toutes les plantes absorbent les polluants que l'on rencontre dans nos intérieurs et une plante donnée n'absorbe que quelques-uns ces nombreux polluants. Il convient donc de composer en fonction des propriétés de chaque plante. Pour une efficacité maximum, on donne comme mesure 1 plante pour 9 mètres carrés de surface.

Vous vous doutez bien que lorsque Madame21 l'a appris, notre appartement a failli se transformer en jungle tropicale... J'ai dû jouer de toute mon influence pour limiter l'invasion. Nous avons donc acheté une demi douzaine de plantes parmi la large collection de plantes dépolluantes qu'on peut trouver dans n'importe quel garden-center.

La Chlorophytum comosum de bebe21
La Chlorophytum comosum de Bébé21, elle raffole du toluène, du xylène et du benzène

Gardant en tête que la dépollution est un rôle secondaire de la plante verte qui se doit d'abord d'être décorative, nous avons simplement choisi quelques plantes avant tout jolies en veillant à ce qu'elles couvrent un large éventail de polluants.

Avec cette armée de travailleuses, une aération rigoureuse et une bonne hygiène, on est plutôt confiants quant à l'air que nous respirons. Quant à remplacer nos meubles ikea par des meubles d'ébénistes, on va le faire dès qu'on aura gagné au loto...

En savoir plus

Sur la pollution d'intérieur

Sur les plantes dépolluantes

Le bio ne serait pas « meilleur » que l’agriculture conventionnelle ?

Suite à la publication d'une étude anglaise au début de l'été mettant en doute l'apport du bio par rapport à la culture standard, la polémique ne cesse d'enfler dans la presse. Un ami21 m'avaient déjà asséné lors d'un repas un navrant "j'ai lu ça l'autre jour, ça a été prouvé, bio, pas bio c'est pareil" et voilà que c'est Mamie21 qui cette semaine me découpe un article du journal 24heures: "Produits bio, la vérité qui dérange". Affolé que les raccourcis de la presse influencent à ce point mon entourage, je rédige cette article pour y apporter ma réponse.

Une étude critiquée

Bio suisse
Bio suisse

L'étude est une méta-étude qui a passé en revue 52,471 articles publiés durant les 50 dernières années. Elle en a extrait 162 études et sur ces 162 études, elle n'en a retenu que 55 "satisfaisantes". C'est donc sur l'analyse de ces 55 études choisies qu'elle a pu conclure: "Il n'y a pas de preuve d'une quelconque différence dans la qualité des nutriments entre nourriture bio et nourriture produite de manière conventionnelle".

Les critiques ont fusé aussitôt sur la partialité et les méthodes de cette étude. Voilà les principales:

-  Sur la base des 162 études préalablement sélectionnées, les produits bio sont plus riches en de nombreux nutriments alors que sur la base des 55 choisies, ces avantages disparaissent presque tous. Les avantages notables pour le bio qui ressortaient quand même de ces 55 études ont ensuite été simplement qualifiés de "pas importants".

- L'étude n'inclut ni les résultats d'une autre méta-étude très similaire mais aux résultats bien différents, ni les résultats d'une étude d'importance menée depuis 5 ans par l'union européenne (avec un budget de 18 millions d'euros ) qui présente elle aussi des résultats très favorables au bio.

- Il n'a été tenu compte que de l'apport de certains nutriments et le facteur "pesticide" a totalement été écarté de l'étude.

Article du 24 Heures : Le bio n'est pas meilleur
Article du 24 Heures : Le bio n'est pas meilleur

Le rôle de la presse

Sur ce sujet, la presse n'a pas été à la hauteur. Trop de simplifications pour faire des titres accrocheurs, trop d'élusions pour ne pas perdre le lecteur et trop de raccourcis pour tenir dans la mise en page: "Le bio n'est pas meilleur", "Le bio: pas plus sain", "Produits bio, la vérité qui dérange". Le conditionnel n'apparait jamais dans le titre et parfois même pas dans les articles. Pourtant années après années, des études se succèdent en prouvant l'intérêt de la culture bio sur la nature et la santé. Mais lorsqu'une étude vient à dire le contraire, elle est accueillie comme une révolution, comme LA vérité à communiquer. Certes, c'est un scoop, certes le titre est plus  accrocheur ainsi mais le message est alors faux et les manchettes menteuses.

Une étude parmi d'autres sélectionne certains rapports parmi d'autres pour mesurer certains nutriments parmi d'autres avant de conclure "il y a des différences mais ignorons-les". Et la presse s'en empare avec précipitation pour titrer: "le bio n'est pas plus sain". Misère mais que de raccourcis !

Au delà du produit et de ses qualités: le message.

En suisse, les normes d'agriculture sont bien plus exigeantes que dans d'autres pays producteurs qu'on retrouve sur nos étalages. Les "prestations écologiques requises" définissent des normes  écologiques de développement durable que la quasi totalité des producteurs suisses suivent. On peut donc s'attendre à une agriculture suisse non-bio de qualité. La différence entre bio et pas bio en est moins importante ici qu'en Amérique par exemple. Malgré cela, consommer bio reste à mes yeux important car le plébiscite du bio passe un message aux producteurs, aux chercheurs et aux élus: "On veut une agriculture plus respectueuse et plus authentique. Cessez de chercher des solutions aux problèmes de production (rendement, maladie, pollution, etc..) dans l'industrie chimique mais dans des solutions "naturelles" et légiférer pour des restrictions quant aux toxiques utilisés ".

Les leçons du passé et le principe de précaution

Avant Henri Becquerel, l'uranium était un caillou comme les autres. Avant 1950, la fumée de tabac était une volute comme une autre. Avant 1994 les farines animales étaient de la nourriture pour bêtes comme les autres. Avant 1996, l'amiante était un matériau de construction comme un autre. Et aujourd'hui,  on vient nous dire: "La culture aux engrais et pesticides est une culture comme les autres". Alors que l'on suspecte les pesticides de contenir des perturbateurs endocriniens et que la simple raison nous fait tout de même questionner: "N'est ce pas pas dangereux de mettre sur notre nourriture des produits mortels pour les insectes et les plantes qui ont été développés aux cours de recherche sur les armes chimiques ?". La réponse de la science aujourd'hui est "Ça n'a pas été prouvé que c'est toxique". Consommer du bio revient à appliquer le principe de précaution et d'attendre la vrai réponse satisfaisante: "Ça a été prouvé que ce n'est pas toxique".

Le bio EST meilleur que le non bio

Hormis les qualités nutritionnelles mises en cause dans cette étude, que ce soit sur le critère de pollution, le respect de principe de précaution, le rapport à la nature et à la nourriture et le message qu'il fait passer, le bio EST meilleur que le non bio.

Ensuite évidemment viennent s'ajouter d'autres critères de bon sens comme la nourriture local (Je préfère les pommes locales non-bio aux pommes de Nouvelle Zélande bio), les règles de nutrition (5 pommes non bio sont préférables à 5 paquets de biscuits bio) et les règles sociales (Je préfère un souper entre amis au resto non bio qu'un repas bio tout seul devant la télé) mais cela sort du cadre d'une comparaison bio/pas bio.

Je termine avec un passage d'un article de Marianne2 qui m'a fait sourire au sujet de ce fameux rapport:

Que dit le fameux rapport ? Tout simplement que les aliments bio ne présentent aucun avantage nutritionnel par rapport aux aliments issus de l’agriculture « conventionnelle ». Tout à fait vrai, même si l’argument est aussi stupide que de dire, par exemple, que les voitures avec freins ne présentent aucun avantage de carrosserie par rapport aux voitures sans frein. Parfaitement exact, si ce n’est que les unes tuent et pas les autres.

Nouveau look pour notre blog

Ça en jète non ?  Parce qu'on en avait marre du design précédent, Pour fêter la fin de l'été, notre blog a changé de peau et opté pour un look plus élégant. J'espère que vous appréciez. A part ça, le concept et le contenu restent les mêmes. Sauf les pubs qui ont disparu.  Oui, c'est un peu plus cohérent ainsi:  Si on a collé un autocollant "pas de pub svp" sur notre boite aux lettres, c'est pas pour s'en fourrer dans les yeux lorsque l'on vient sur le net. ( T'façon ça rapportait rien ).

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Merci de nous lire et à tout bientôt pour de nouveaux articles sur notre tout joli blog !

Economiseur d’eau

Le pommeau de douche de Madame21 ayant rendu l'âme, elle a sauté sur l'occasion pour s'en acheter un nouveau, tout beau mais surtout tout économique, dont elle a été aussitôt satisfaite. Toute émoustillée par cette trouvaille, elle s'est empressée d'installer des aérateurs d'eau partout dans la maison.  Partout ? Non, tout au fond du couloir une petite salle d'eau résiste peuplée d'un irréductible helvète...

Qu'est ce que c'est qu'un aérateur d'eau ?

Le rutilant économiseur d'eau de Madame21
Le rutilant économiseur d'eau de Madame21

L'aérateur d'eau est un petite bague qui remplace facilement la petite grille qui se trouve au bout du robinet et qui, par un phénomène physique tout à fait inintéressant, remplace une partie du liquide par de l'air. Cela a pour effet de réduire le débit d'eau tout en maintenant l'illusion et le confort d'un débit identique. Pour la douche, il existe de petits éléments qui viennent s'intercaler entre le flexible et le pommeau ou carrément des pommeaux qui ont cette fonction d'économiseur intégrée. Pour le bain, c'est complètement inutile, vous ne ferez que ralentir le remplissage de la baignoire...

Quel intérêt ?

Différents models de pommeau chez Hornbach
Différents modèles de pommeaux chez Hornbach

Premièrement un intérêt écologique puisque ça évite de gaspiller de l'eau. Et particulièrement l'eau chauffée à grand renfort d'énergie.  Mais surtout un aspect financier intéressant: 1 litre d'eau froide coûte en moyenne 0.16 centimes et selon nos charges, nous dépensons 760 CHF par an pour l'eau. Les fabricants d'économiseurs nous expliquent que l'ont peut  économiser jusqu'à 50% d'eau avec leur produit. En équipant les salles d'eau avec ces économiseurs, et en tenant compte des appareils sur lesquels nous n'avons pas de maîtrise sur le débit (WC, lave-linge, lave-vaisselle,...), nous estimons un gain de 20% sur la facture totale, ce qui fait tout de même autour de 150CHF d'économie par an.

Alors pourquoi résister ?

Pour moi, un bon débit de l'eau est un facteur qualité important de ma douche matinale, j'ai donc accueilli cette nouveauté avec méfiance. Madame21 m'a cependant invité à utiliser sa salle de bain pendant quelques jours pour "essayer avant d'acheter". Verdict après une semaine: Sur le robinet du lavabo, c'est très bien, on ne sent pas la différence. Sur la douche, c'est pas mal. On se rend compte qu'il y a moins d'eau mais ça reste utilisable (c'est pas un goutte à goutte). C'est un peu moins agréable mais si ça m'encourage à moins traîner sous la douche le matin, c'est pas un mal. Au final, je vais me laisser convaincre et installer ces petits objets dans mon bastion. Oui Madame21, tu m'as convaincu.

Pour en savoir plus.

Où les trouver

  • Chez Hornbach : pour le robinet (~13 CHF) ou le pommeau de douche (~17 CHF)
  • Chez Coop : en tout cas pour le robinet.
  • Sur le net chez Aquaclic: robinet à ~30CHF , pommeau à ~ 30CHF aussi + frais de port.... Ok ils sont super chers, mais ils sont jolis 🙂

Cancérigène

Je me suis surpris l'autre jour à m'écrier "Mais Encore??" à la lecture d'un article sur les propriétés cancérigènes d'un aliment. C'est incroyable le nombre de chose soupçonnées d'être cancérigènes dans notre environnement. A grand coup de "chercheurs américains" qui font des "études américaines",  j'ai l'impression qu'on nous annonce semaines après semaines que vivre, c'est mortel. Pour confirmer ce sentiment j'ai cherché un maximum d'article sur ce qui est cancérigène dans la vie de tous les jours. Je n'ai pas trop été exigeant sur la source, j'ai juste exclu les forums. Le but n'étant pas ici de faire une liste scientifique d'éléments dangereux mais d'illustrer à quel point ces mots, ces menaces, sont utilisés partout et à toutes les sauces, mélangeant allègrement l'évident et l'abscons. Alors sachez que:

Fumer c'est cancérigène, l'amiante c'est cancérigène mais aussi, la pollution, le canabis, le soleil, l'air de votre appartement, le sel, le lait, les graisses hydrogénées, l'estragonles frites, les grillades, la viande rouge, la charcuterie, le saumon, l'alcool, les tshirts des enfantsl'henné, la créatine, l'encens, l'aspartam, le téléphone portable, le teflonle four à micro-ondes, la pilule, les déodorants, et le cunilingus.

Alors où arrêter le principe de précaution et où commencer à s'en moquer? Désolé je n'ai pas cette réponse mais il est exclu que je me prive de grillade, de soleil, de bière et de chips cet été !

Il y a cependant des conseils anticancer au quotidien qui me semblent bons à suivre tant ils ressemblent aux conseils pour simplement se sentir bien.

Si vous avez d'autres liens pour compléter la liste, merci de les partager dans les commentaires !