La Fédération Romande des Consommateurs : mon association préférée

En cette année européenne du bénévolat, je me suis récemment dit que, à défaut d'être mon année entrepreneuriale, 2011 sera mon année bénévole.

Moi et mon FRC mag
Moi et mon FRC mag

Avant même que je sache qu'on fêtait le bénévolat, je me suis lancée à corps perdu dans la Fédération Romande des Consommateurs (FRC pour les intimes). Et là, je découvre un monde magique fait de tâches intéressantes, utiles et en adéquation avec mes valeurs. J'ai pu :

  • faire partie des testeurs Fourchette Verte qui quadrillent le Canton pour vérifier la qualité des assiettes servies sous ce label ;
  • organiser un stand d'information ;
  • entrer au comité de la section Vaud ;
  • me former en tant qu'informatrice à la Permanence de la FRC.

La Permanence de la FRC

La Permanence est une organisation extraordinaire peuplée de dames remarquables, nommées les "informatrices", qui vous répondent 5 jours par semaine à toutes vos questions sur la consommation. Ces informatrices chevronnées n'ont pas de diplôme en droit, mais comme elles pratiquent ce bénévolat depuis de longues années, elles en connaissent un bon bout. L''autre bout qui manquerait est apporté par la responsable de la Permanence, juriste de profession.

Si votre question donne du fil à retordre même à la juriste, une armada de spécialistes sont à disposition pour y répondre : faire le tour de la problématique de l'huile de palme, comment récupérer un vêtement délicat taché, sortir un comparatif des poudres à vaisselle pour machine, donner la marche à suivre pour changer de caisse maladie... etc. (Et là, c'est pas un etc-alibi,  j'ai vraiment plein d'autres exemples).

Et tout cela, GRATUITEMENT si vous êtes membre de la FRC ! Ne trouvez-vous pas cela merveilleux et n'avez-vous pas une urgente envie d'adhérer à cette honorable fédération ?

Les Enquêtes de la FRC

Il existe une autre possibilité de bénévolat à la FRC : devenir enquêteur ! PetitFrère21 s'est lancé dans l'aventure et il pourra peut-être nous faire part de ses impressions une fois que les résultats des enquêtes auxquelles il a participé seront rendus publics (d'ici là, tout est confidentiel).

En attendant, il est possible de se faire une idée avec les enquêtes passées : noter les prix des boissons sur les terrasses, celui des billets de cinéma, la provenance des filets de perche servis au restaurant ou encore la qualité des conseils lors d'un achat de chaussures de course dans une boutique de sport.

Les articles sur les enquêtes ne nous disent pas si les enquêteurs se sont régalés avec les chaussures de course ou s'ils ont pu repartir avec leurs filets de perche aux pieds. Dans tous les cas, j'ai récemment appris qu'il est possible de soumettre des thèmes d'enquête à la FRC : mieux que d'être dans les coulisses des enquêtes, vous pouvez en être l'instigateur !

Les Combats de la FRC

La FRC n'est attachée à aucun parti politique. Les thèmes abordés nous concernant tous, il n'est pas étonnant de voir du soutien provenir de tous les partis, même si on constate une concentration plus à gauche qu'à droite.

Pétitions, initiatives populaires, expositions et débat, la FRC ne fait pas que d'informer sur la consommation, elle agit ! Et parfois même avec une longueur d'avance : après les OGM, doit-on se méfier des nanos (de nanotechnologies, pas ceux de la M***) ? Une exposition fait le tour de la Romandie pour lancer le débat.

La structure de la FRC

Comme toute fédération, et ce ne sont pas les fans de Star Trek qui vont me contredire, la structure de la FRC est un peu compliquée : il y a les sections cantonales, le secrétariat central (SC), mais aussi des commissions internes, et des participations à des groupes de concertations externes. Mis à part le SC, tout fonctionne grâce aux bénévoles qui oeuvrent au sein de cette association à but non lucratif.

Chaque section cantonale a ses projets propres. Dans le Canton de Vaud, la FRC offre un service Conseil Budget pour les personnes qui ne sont pas au social mais qui ont par ex. de la peine à joindre les deux bouts. Gratuitement.

Différences avec Bon à Savoir

FRC versus BàS
FRC versus BàS

J'adore les tests. Et pas seulement les psycho-tests. C'est pourquoi, je suis abonnée à Bon à Savoir (BàS) également. Mais, c'est pas un peuf kif kif bourricot avec la FRC ? Eh ben non. L'un est rouge et l'autre est bleu...

Service juridique, permanence

La FRC, elle, a des bureaux conseils dans chaque canton romand où les membres et non-membres sont accueillis pour étudier et solutionner tous leurs soucis liés à la consommation (mieux vaut venir avec tous vos papiers, reçus, tickets, CGA, contrats : recto ET verso s'il y a).

En dehors des heures d'ouverture des bureaux conseils, la Permanence répond aux questions sous toutes ses formes, mais téléphonique de préférence. OK, ça, BàS le fait aussi pour les premiers conseils, mais la FRC va plus loin : elle étudie et accompagne également les cas compliqués voire désespérés ou urgents de membres ET non-membres (contre paiement pour ces derniers).

Différence de financement

Dans les bémols de la FRC, on pourra noter le coût de l'adhésion (deux fois plus cher que pour BàS). On touche du doigt une différence majeure entre les deux "concurrents" : le magazine de BàS contient de la pub (près de la moitié de ses pages dans certaines éditions) et la FRC pas du tout ! Et ce n'est pas une différence anodine, vu que ce sont certainement des dizaines de milliers de francs en plus qui permettent d'offrir un magazine pas cher, de faire une application iPad.

Cette absence de publicité garantit non seulement une indépendance totale de la FRC, mais je trouve qu'elle confirme surtout sa bataille pour un consomm'acteur informé et non manipulé par la publicité.

Or l'argent étant le nerf de la guerre, il est édifiant de savoir que BàS n'est qu'un magazine parmis d'autres d'une même société anonyme suisse allemande spécialisée dans la consommation : Konsumenteninfo AG, dont sa branche publicitaire ki media n'est pas peu fière du succès de ses deux magazines phares BàS et K-Tipp.

Bien plus qu'un magazine : une Fédération !

Avec mon laïus précédent sur les actions et la structure de la FRC, vous pouvez mieux saisir maintenant ma frustration-résignation pour tous ces gens qui confondent la FRC et BàS. OK, leurs magazines se ressemblent beaucoup. Mais l'une est une fédération âgée de plus de 50 ans avec un mensuel d'information, des combats et des actions. L'autre "juste" un magazine à but lucratif traitant de la consommation et ayant des moyens financiers incomparables. Sauf erreur, excepté la pétition du roaming dernièrement, il ne me semble pas que BàS n'ait entrepris d'autre action "politique" pour les consommateurs.

Marche à suivre

  1. Adhérez à la FRC
  2. Profitez de ses trésors réservés aux membres
  3. Appliquez les 10 règles d'or de la consomm'action
  4. Profitez de sa permanence pour tous vos soucis liés à la consommation
  5. Faites connaître la FRC autour de vous (= persuadez votre frère, concierge ou chauffeur de bus d'adhérer)
  6. Devenez bénévole dans votre section cantonale

Madame21

Maman21, entrepreneure associative, citoyenne engagée, optimiste irréductible.

Commentaires

  • Ah le BAS! J'y suis abonnée également et je suis fan de leur test! Par contre je n'ai jamais lu l'autre mais votre article m'en a donné l'envie.

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