L’ail des ours, le retour

Ail des ours
Ail des ours

Plus efficace que le spray au poivre, plus discret que le taser (c'est un pistolet électrique) qu'Yvan Perrin a testé, il existe une arme redoutable pour éloigner toute personne indésirable dans un rayon de 5 à 10 mètres minimum : j'ai nommé l'ail des ours ! En plus c'est vert, c'est "bio", un sujet idéal pour un blog à prétention ... euh, en fait non, nous n'avons aucune prétention particulière.

Cet article marque le retour du printemps (et donc de l'ail des ours) ainsi que le mien dans la blogosphère. Ou plutôt le retour à mon blog tout court, car c'est vraiment pas sûr que j'aie manqué à la blogosphère (tant que je n'ai pas de club de fans histériques qui s'arrachent les habits en me suppliant de continuer à bloguer, je ne pécherai pas d'orgueil).

Idées de recettes

Avec le retour des beaux jours arrive l'éclosion de cette plante un peu plus populaire en Suisse allemande que sous nos latitudes romandes et qui peut s'apprêter de manières variées : en soupe onctueuse (délicieuse, la Famille21 l'a récemment testée), en salade (mélangée avec du rampon par ex. c'est succulent, même Bébé21 - pourtant méfiant envers tout ce qui est vert - en redemande), en "épinards" à la crème, en pesto (remplacer dans la recette originale le basilic et les gousses d'ail par des feuilles d'ail des ours), en chips (hiii, je vais tester ça demain) ou encore comme légume sauté, et j'en passe, car le choix de mets ne manque pas comme les nombreuses recettes sur internet en témoignent.

Avantages

Qu'a-t-elle de si extraordinaire cette herbe sauvage ? Outre ses vertus médicinales et nutritionnelles dont j'ignorais l'existence jusqu'à la rédaction de ces quelques lignes, il y a :

  • son côté résolument bobo-urbain car on la trouve presque au centre ville de Lausanne par ex. : il suffit qu'il y ait un peu de sous-bois et un frêle ruisseau pour qu'elle se répande généreusement (ma cueillette de la semaine passée s'est d'ailleurs faite pile en face de l'arrêt Unil-Sorge du M1) ;
  • sa récolte ludique et gratuite ;
  • sa présence abondante et accessible ;
  • son goût marqué (oui, bon, faut aimer l'ail, mais cuite, elle ne sent presque plus rien).

Donc l'ail des ours cumule de nombreux avantages et un seul gros inconvénient : quand c'est consommé cru, même l'amoureuse à haute tolérance olfactive que je suis ne peut supporter l'haleine de Monsieur21 tellement ça fouette. D'un autre point de vue, cela peut s'ajouter à la liste de bienfaits de cette plante étonnante : quand un membre de la famille en mange, tout le monde en prend pour "neutraliser" son odeur pestilentielle ; l'ail des ours, source insoupçonnée de cohésion familiale...

Attention danger

Un petit avertissement toutefois : il paraît qu'elle peut être confondue avec le muguet de mai ou le colchique d'automne, mais bon, faut vraiment être distrait pour se tromper, parce que l'ail des ours, je ne sais pas si j'ai été assez explicite ou pas, mais comme son nom l'indique très pudiquement, ça empeste l'ail une fois coupé ou frotté (les doigts s'imprègnent de cette odeur quand on en cueille), je dirais même que ça schlingue à tuer des mouches une fois mâché... mais moi, j'aime bien (le goût, pas l'odeur).

Madame21

Maman21, entrepreneure associative, citoyenne engagée, optimiste irréductible.

Commentaires

    • Zut, je pensais mettre une mise à jour de l'article pour dire qu'on offrait un pot de pesto au premier commentaire, mais de le faire après coup, ce n'est plus très juste...
      On en avait mis discrétos dans la salade qu'on a faite 🙂

      Je vais refaire un nouvel article pour ce pot de pesto du coup...

  • On a aussi fait un pesto d'ail d'ours l'année passé, cueilli au bord de la Venoge. Mais on se demandait quoi penser de sa qualité, étant donné qu'il ne pousse pas dans la région la moins polluée... D'un autre côté, y'a tout plein de cultures aux alentours...

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